Manuel Valls le dit et le répète : chercher à comprendre le terrorisme c’est l’excuser. Or, le Premier ministre n’est pas un imbécile. Comment peut-il alors lâcher une telle ineptie ? On dira que son enfance, son adolescence et sa jeunesse s’étant passées à Barcelone il ne maitrise sans doute pas parfaitement notre langue. Mais il est curieux que, depuis le temps qu’il répète cette ânerie, aucun de ses collaborateurs (dont certains sont, du moins l’espère-t-on, des Français « de souche ») ne lui ait appris que « comprendre » n’avait rien à voir avec « excuser » et ne lui ait fait remarquer que refuser de tenter de « comprendre » un ennemi était, évidemment, le meilleur moyen de ne rien pouvoir faire contre lui.

Il est très dommage qu’à force de ne pas vouloir « comprendre » le djihadisme, Valls continue à ânonner une ribambelle de contre-vérités qui le conduisent à laisser proliférer en toute quiétude le terrorisme islamiste dans nos banlieues.

S’il avait « compris » que le djihad –c’est-à-dire la guerre sainte contre les mécréants- était « une obligation » pour tous les musulmans, il cesserait, peut-être, de répéter qu’il ne faut pas faire d’« amalgame » entre « les islamistes » et « les islamiques », que l’Islam est « une chance pour la France », que l’Islam est « parfaitement compatible avec la démocratie, nos lois et la République ». Et nous aurions fait alors un grand pas en avant vers une lutte efficace contre le terrorisme et même ce qu’il appelle lui-même si bêtement « le vivre ensemble ».

S’il est évident que les six ou sept millions de musulmans vivant en France ne sont pas (encore) tous les terroristes, personne ne peut nier que « les islamistes » ne sont que d’anciens « bons musulmans », radicalisés comme le sont tous les fidèles d’une religion renaissante. Et tout le monde constate depuis déjà des années que de plus en plus de « braves musulmans » (en clair des musulmans ayant troqué leur foi contre tous les avantages que leur offrait notre civilisation de mécréants) retrouvent leur religion d’origine. Vides hier (comme nos églises) les mosquées de France débordent désormais de croyants tous les vendredis au point d’ailleurs que « nos » musulmans réclament de nouvelles mosquées un peu partout.

Les musulmans de France, immigrés de la première mais aussi de la deuxième, voire de la troisième génération, retournent à la mosquée où des imams souvent fanatiques en font de plus en plus des islamistes et leur rappellent que le djihad est une obligation ce qui, à court terme, risque de toute évidence d’en faire des terroristes.

Si on refuse de « comprendre » ces évidences, on ne pourra jamais mener le moindre combat contre le terrorisme islamiste.

Ce n’est pas « excuser » le terrorisme que de dire qu’il est « normal » que les fidèles d’une religion qui prône la guerre contre l’Occident se mettent à organiser des attentats contre nous. Mais il faut le savoir et en avoir bien conscience pour riposter à cette guerre.

Ce n’est que quand on commence à chercher d’autres explications à la radicalisation de nos jeunes de banlieue qu’on commence à leur chercher des excuses. Ceux qui évoquent le chômage, le mal de vivre des banlieues, la ghettoïsation et donc la discrimination pour expliquer le terrorisme islamiste se font évidemment les avocats des tueurs en leur dénichant des circonstances atténuantes.

Mais Valls oublie que c’est la gauche qui la première a trouvé toutes ces excuses à tous les émules de tous les ayatollahs. D’ailleurs quel est le Premier ministre qui a parlé de « l’apartheid » qui sévirait en France ? Valls lui-même qui excusait ainsi les victimes de cet apartheid. En bafouillant ainsi à propos du terrorisme islamiste, Valls perd, là encore, toute crédibilité…