On le savait depuis longtemps mais le dernier sondage Odoxa pour Le Parisien le confirme amplement : les Français ne peuvent plus voir en peinture et encore moins à la télévision ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy. L’actuel et l’ancien président de la République sont d’ailleurs à égalité : 74% des Français les rejettent l’un et l’autre. Ce qui fait trois Français sur quatre, autant dire une écrasante majorité.
Hélas, les Français n’ont pas de chance puisqu’il est très vraisemblable que ce sont ces deux-là que les électeurs vont devoir départager lors du premier tour de la présidentielle de 2017 afin que le meilleur (ou plutôt le moins mauvais, le moins détesté) des deux affronte, au second tour, Marine Le Pen et l’emporte finalement.
Notre vie politique est pourrie au point que personne, à gauche, n’osera défier le président sortant, même s’il a été le chef d’Etat le plus impopulaire de toute l’histoire de la Vème République, et qu’à droite la primaire de la droite et du centre sera, sans guère de doute, tellement « bricolée » que personne ne pourra affronter celui qui fut le deuxième président de le plus impopulaire.
Certes, on peut toujours rêver qu’un tsunami dévaste notre microcosme politique au cours de cette année qui commence et qu’on se retrouve, en 2017, avec, sur la ligne de départ, Emmanuel Macron, Marion Maréchal Le Pen et Bruno Le Maire. Ce sont les trois personnalités qui, aux yeux des Français et selon ce même sondage, incarnent au mieux le renouveau que chacun appelle de ses vœux.
Mais en France la démocratie a ceci de particulier : elle s’assoit confortablement sur le peuple et se contente de lui demander, de temps en temps et d’un ton sec, d’entériner les choix, les décisions, les diktats pris « en haut lieu ».
On dira que les élections sont libres et que les électeurs ont le choix entre les candidats. On oublie simplement de préciser que les électeurs n’ont le choix qu’entre les candidats qui leur sont imposés. Dès lors que ce sont « les appareils » qui désignent ces candidats sans tenir le moindre compte des souhaits et des désidératas des citoyens de base, ni d’ailleurs des exigences du pays, nos élections ressemblent étrangement à celles qu’on peut voir dans certaines républiques bananières qui nous sont chères (à tous les sens du terme) et dont nous sommes les premiers à rigoler.
Une présidentielle qui, en 2017, opposerait Hollande, Sarkozy, Marine Le Pen, Bayrou, Mélenchon, Nathalie Artaud et Dupont-Aignan, c’est-à-dire qui serait un simple « remake » de celle de 2012, serait évidemment insupportable. Or c’est bien ce qui nous pend au bout du nez.
La surprise du sondage d’Odoxa/Le Parisien c’est Juppé, le vieux Juppé. 56% des Français souhaitent, en effet, le voir candidat. Ce qui pourrait vouloir dire qu’ils seraient prêts à voter pour lui. Or, l’ancien Premier ministre de Chirac n’incarne ni la jeunesse, ni le renouveau, ni la droitisation de l’opinion française dont tout le monde nous parle. Beaucoup de gens se souviennent même qu’en 1996 il a été (lui aussi) l’homme le plus détesté de France. Il y a donc là un (petit) mystère.
Chacun aura sa propre explication. Mais on peut imaginer que Juppé bénéficie tout simplement du rejet dont est victime Sarkozy. A croire qu’une fois de plus les électeurs ne choisiront pas un candidat mais, n’ayant pas le choix, se contenteront de rejeter l’autre. Ce sondage précise même que 71% des électeurs « de droite et du centre » (le FN est exclu du sondage) apprécient le maire de Bordeaux alors qu’il n’y en a que 51% à apprécier Sarkozy. En principe donc, si les « appareils » n’intervenaient pas, Juppé devrait l’emporter haut-la-main lors des primaires de la droite et du centre. Mais, on peut leur faire confiance, ils interviendront…
Il est d’ailleurs bien dommage qu’en accélérant sa pré-campagne pour la primaire, avec un deuxième bouquin qui parait cette semaine, Juppé se sente obligé d’entamer de la surenchère avec Sarkozy en « droitisant » lui aussi soudain et à outrance son programme.
Les électeurs vont finir par s’y perdre avec un Hollande qui court après les centristes, un Mélenchon qui veut assassiner Hollande, un Bayrou qui soutient Juppé, un Sarkozy qui court après Marine Le Pen, et maintenant un Juppé qui court après Sarkozy.
Mais Juppé pense évidemment à la primaire au cours de laquelle il aura à affronter Sarkozy devant un « public » qui pourrait bien se limiter aux seuls militants des Républicains. Il lui faut donc forcer un peu sa nature en gonflant ses muscles pour jouer les « durs » et des coudes. S’il l’emporte devant Sarkozy, il pourra toujours, au premier tour de la présidentielle, face à Hollande, à Marine Le Pen et aux autres, redevenir tel qu’en lui-même.
Mais on attend surtout le tsunami…
Le rêve d’un tsunami qui dévasterait le microcosme
On le savait depuis longtemps mais le dernier sondage Odoxa pour Le Parisien le confirme amplement : les Français ne peuvent plus voir en peinture et encore moins à la télévision ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy. L’actuel et l’ancien président de la République sont d’ailleurs à égalité : 74% des Français les rejettent l’un et l’autre. Ce qui fait trois Français sur quatre, autant dire une écrasante majorité.
Hélas, les Français n’ont pas de chance puisqu’il est très vraisemblable que ce sont ces deux-là que les électeurs vont devoir départager lors du premier tour de la présidentielle de 2017 afin que le meilleur (ou plutôt le moins mauvais, le moins détesté) des deux affronte, au second tour, Marine Le Pen et l’emporte finalement.
Notre vie politique est pourrie au point que personne, à gauche, n’osera défier le président sortant, même s’il a été le chef d’Etat le plus impopulaire de toute l’histoire de la Vème République, et qu’à droite la primaire de la droite et du centre sera, sans guère de doute, tellement « bricolée » que personne ne pourra affronter celui qui fut le deuxième président de le plus impopulaire.
Certes, on peut toujours rêver qu’un tsunami dévaste notre microcosme politique au cours de cette année qui commence et qu’on se retrouve, en 2017, avec, sur la ligne de départ, Emmanuel Macron, Marion Maréchal Le Pen et Bruno Le Maire. Ce sont les trois personnalités qui, aux yeux des Français et selon ce même sondage, incarnent au mieux le renouveau que chacun appelle de ses vœux.
Mais en France la démocratie a ceci de particulier : elle s’assoit confortablement sur le peuple et se contente de lui demander, de temps en temps et d’un ton sec, d’entériner les choix, les décisions, les diktats pris « en haut lieu ».
On dira que les élections sont libres et que les électeurs ont le choix entre les candidats. On oublie simplement de préciser que les électeurs n’ont le choix qu’entre les candidats qui leur sont imposés. Dès lors que ce sont « les appareils » qui désignent ces candidats sans tenir le moindre compte des souhaits et des désidératas des citoyens de base, ni d’ailleurs des exigences du pays, nos élections ressemblent étrangement à celles qu’on peut voir dans certaines républiques bananières qui nous sont chères (à tous les sens du terme) et dont nous sommes les premiers à rigoler.
Une présidentielle qui, en 2017, opposerait Hollande, Sarkozy, Marine Le Pen, Bayrou, Mélenchon, Nathalie Artaud et Dupont-Aignan, c’est-à-dire qui serait un simple « remake » de celle de 2012, serait évidemment insupportable. Or c’est bien ce qui nous pend au bout du nez.
La surprise du sondage d’Odoxa/Le Parisien c’est Juppé, le vieux Juppé. 56% des Français souhaitent, en effet, le voir candidat. Ce qui pourrait vouloir dire qu’ils seraient prêts à voter pour lui. Or, l’ancien Premier ministre de Chirac n’incarne ni la jeunesse, ni le renouveau, ni la droitisation de l’opinion française dont tout le monde nous parle. Beaucoup de gens se souviennent même qu’en 1996 il a été (lui aussi) l’homme le plus détesté de France. Il y a donc là un (petit) mystère.
Chacun aura sa propre explication. Mais on peut imaginer que Juppé bénéficie tout simplement du rejet dont est victime Sarkozy. A croire qu’une fois de plus les électeurs ne choisiront pas un candidat mais, n’ayant pas le choix, se contenteront de rejeter l’autre. Ce sondage précise même que 71% des électeurs « de droite et du centre » (le FN est exclu du sondage) apprécient le maire de Bordeaux alors qu’il n’y en a que 51% à apprécier Sarkozy. En principe donc, si les « appareils » n’intervenaient pas, Juppé devrait l’emporter haut-la-main lors des primaires de la droite et du centre. Mais, on peut leur faire confiance, ils interviendront…
Il est d’ailleurs bien dommage qu’en accélérant sa pré-campagne pour la primaire, avec un deuxième bouquin qui parait cette semaine, Juppé se sente obligé d’entamer de la surenchère avec Sarkozy en « droitisant » lui aussi soudain et à outrance son programme.
Les électeurs vont finir par s’y perdre avec un Hollande qui court après les centristes, un Mélenchon qui veut assassiner Hollande, un Bayrou qui soutient Juppé, un Sarkozy qui court après Marine Le Pen, et maintenant un Juppé qui court après Sarkozy.
Mais Juppé pense évidemment à la primaire au cours de laquelle il aura à affronter Sarkozy devant un « public » qui pourrait bien se limiter aux seuls militants des Républicains. Il lui faut donc forcer un peu sa nature en gonflant ses muscles pour jouer les « durs » et des coudes. S’il l’emporte devant Sarkozy, il pourra toujours, au premier tour de la présidentielle, face à Hollande, à Marine Le Pen et aux autres, redevenir tel qu’en lui-même.
Mais on attend surtout le tsunami…
Le rêve d’un tsunami qui dévasterait le microcosme
On le savait depuis longtemps mais le dernier sondage Odoxa pour Le Parisien le confirme amplement : les Français ne peuvent plus voir en peinture et encore moins à la télévision ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy. L’actuel et l’ancien président de la République sont d’ailleurs à égalité : 74% des Français les rejettent l’un et l’autre. Ce qui fait trois Français sur quatre, autant dire une écrasante majorité.
Hélas, les Français n’ont pas de chance puisqu’il est très vraisemblable que ce sont ces deux-là que les électeurs vont devoir départager lors du premier tour de la présidentielle de 2017 afin que le meilleur (ou plutôt le moins mauvais, le moins détesté) des deux affronte, au second tour, Marine Le Pen et l’emporte finalement.
Notre vie politique est pourrie au point que personne, à gauche, n’osera défier le président sortant, même s’il a été le chef d’Etat le plus impopulaire de toute l’histoire de la Vème République, et qu’à droite la primaire de la droite et du centre sera, sans guère de doute, tellement « bricolée » que personne ne pourra affronter celui qui fut le deuxième président de le plus impopulaire.
Certes, on peut toujours rêver qu’un tsunami dévaste notre microcosme politique au cours de cette année qui commence et qu’on se retrouve, en 2017, avec, sur la ligne de départ, Emmanuel Macron, Marion Maréchal Le Pen et Bruno Le Maire. Ce sont les trois personnalités qui, aux yeux des Français et selon ce même sondage, incarnent au mieux le renouveau que chacun appelle de ses vœux.
Mais en France la démocratie a ceci de particulier : elle s’assoit confortablement sur le peuple et se contente de lui demander, de temps en temps et d’un ton sec, d’entériner les choix, les décisions, les diktats pris « en haut lieu ».
On dira que les élections sont libres et que les électeurs ont le choix entre les candidats. On oublie simplement de préciser que les électeurs n’ont le choix qu’entre les candidats qui leur sont imposés. Dès lors que ce sont « les appareils » qui désignent ces candidats sans tenir le moindre compte des souhaits et des désidératas des citoyens de base, ni d’ailleurs des exigences du pays, nos élections ressemblent étrangement à celles qu’on peut voir dans certaines républiques bananières qui nous sont chères (à tous les sens du terme) et dont nous sommes les premiers à rigoler.
Une présidentielle qui, en 2017, opposerait Hollande, Sarkozy, Marine Le Pen, Bayrou, Mélenchon, Nathalie Artaud et Dupont-Aignan, c’est-à-dire qui serait un simple « remake » de celle de 2012, serait évidemment insupportable. Or c’est bien ce qui nous pend au bout du nez.
La surprise du sondage d’Odoxa/Le Parisien c’est Juppé, le vieux Juppé. 56% des Français souhaitent, en effet, le voir candidat. Ce qui pourrait vouloir dire qu’ils seraient prêts à voter pour lui. Or, l’ancien Premier ministre de Chirac n’incarne ni la jeunesse, ni le renouveau, ni la droitisation de l’opinion française dont tout le monde nous parle. Beaucoup de gens se souviennent même qu’en 1996 il a été (lui aussi) l’homme le plus détesté de France. Il y a donc là un (petit) mystère.
Chacun aura sa propre explication. Mais on peut imaginer que Juppé bénéficie tout simplement du rejet dont est victime Sarkozy. A croire qu’une fois de plus les électeurs ne choisiront pas un candidat mais, n’ayant pas le choix, se contenteront de rejeter l’autre. Ce sondage précise même que 71% des électeurs « de droite et du centre » (le FN est exclu du sondage) apprécient le maire de Bordeaux alors qu’il n’y en a que 51% à apprécier Sarkozy. En principe donc, si les « appareils » n’intervenaient pas, Juppé devrait l’emporter haut-la-main lors des primaires de la droite et du centre. Mais, on peut leur faire confiance, ils interviendront…
Il est d’ailleurs bien dommage qu’en accélérant sa pré-campagne pour la primaire, avec un deuxième bouquin qui parait cette semaine, Juppé se sente obligé d’entamer de la surenchère avec Sarkozy en « droitisant » lui aussi soudain et à outrance son programme.
Les électeurs vont finir par s’y perdre avec un Hollande qui court après les centristes, un Mélenchon qui veut assassiner Hollande, un Bayrou qui soutient Juppé, un Sarkozy qui court après Marine Le Pen, et maintenant un Juppé qui court après Sarkozy.
Mais Juppé pense évidemment à la primaire au cours de laquelle il aura à affronter Sarkozy devant un « public » qui pourrait bien se limiter aux seuls militants des Républicains. Il lui faut donc forcer un peu sa nature en gonflant ses muscles pour jouer les « durs » et des coudes. S’il l’emporte devant Sarkozy, il pourra toujours, au premier tour de la présidentielle, face à Hollande, à Marine Le Pen et aux autres, redevenir tel qu’en lui-même.
Mais on attend surtout le tsunami…
Le rêve d’un tsunami qui dévasterait le microcosme
On le savait depuis longtemps mais le dernier sondage Odoxa pour Le Parisien le confirme amplement : les Français ne peuvent plus voir en peinture et encore moins à la télévision ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy. L’actuel et l’ancien président de la République sont d’ailleurs à égalité : 74% des Français les rejettent l’un et l’autre. Ce qui fait trois Français sur quatre, autant dire une écrasante majorité.
Hélas, les Français n’ont pas de chance puisqu’il est très vraisemblable que ce sont ces deux-là que les électeurs vont devoir départager lors du premier tour de la présidentielle de 2017 afin que le meilleur (ou plutôt le moins mauvais, le moins détesté) des deux affronte, au second tour, Marine Le Pen et l’emporte finalement.
Notre vie politique est pourrie au point que personne, à gauche, n’osera défier le président sortant, même s’il a été le chef d’Etat le plus impopulaire de toute l’histoire de la Vème République, et qu’à droite la primaire de la droite et du centre sera, sans guère de doute, tellement « bricolée » que personne ne pourra affronter celui qui fut le deuxième président de le plus impopulaire.
Certes, on peut toujours rêver qu’un tsunami dévaste notre microcosme politique au cours de cette année qui commence et qu’on se retrouve, en 2017, avec, sur la ligne de départ, Emmanuel Macron, Marion Maréchal Le Pen et Bruno Le Maire. Ce sont les trois personnalités qui, aux yeux des Français et selon ce même sondage, incarnent au mieux le renouveau que chacun appelle de ses vœux.
Mais en France la démocratie a ceci de particulier : elle s’assoit confortablement sur le peuple et se contente de lui demander, de temps en temps et d’un ton sec, d’entériner les choix, les décisions, les diktats pris « en haut lieu ».
On dira que les élections sont libres et que les électeurs ont le choix entre les candidats. On oublie simplement de préciser que les électeurs n’ont le choix qu’entre les candidats qui leur sont imposés. Dès lors que ce sont « les appareils » qui désignent ces candidats sans tenir le moindre compte des souhaits et des désidératas des citoyens de base, ni d’ailleurs des exigences du pays, nos élections ressemblent étrangement à celles qu’on peut voir dans certaines républiques bananières qui nous sont chères (à tous les sens du terme) et dont nous sommes les premiers à rigoler.
Une présidentielle qui, en 2017, opposerait Hollande, Sarkozy, Marine Le Pen, Bayrou, Mélenchon, Nathalie Artaud et Dupont-Aignan, c’est-à-dire qui serait un simple « remake » de celle de 2012, serait évidemment insupportable. Or c’est bien ce qui nous pend au bout du nez.
La surprise du sondage d’Odoxa/Le Parisien c’est Juppé, le vieux Juppé. 56% des Français souhaitent, en effet, le voir candidat. Ce qui pourrait vouloir dire qu’ils seraient prêts à voter pour lui. Or, l’ancien Premier ministre de Chirac n’incarne ni la jeunesse, ni le renouveau, ni la droitisation de l’opinion française dont tout le monde nous parle. Beaucoup de gens se souviennent même qu’en 1996 il a été (lui aussi) l’homme le plus détesté de France. Il y a donc là un (petit) mystère.
Chacun aura sa propre explication. Mais on peut imaginer que Juppé bénéficie tout simplement du rejet dont est victime Sarkozy. A croire qu’une fois de plus les électeurs ne choisiront pas un candidat mais, n’ayant pas le choix, se contenteront de rejeter l’autre. Ce sondage précise même que 71% des électeurs « de droite et du centre » (le FN est exclu du sondage) apprécient le maire Le rêve d’un tsunami qui dévasterait le microcosme
On le savait depuis longtemps mais le dernier sondage Odoxa pour Le Parisien le confirme amplement : les Français ne peuvent plus voir en peinture et encore moins à la télévision ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy. L’actuel et l’ancien président de la République sont d’ailleurs à égalité : 74% des Français les rejettent l’un et l’autre. Ce qui fait trois Français sur quatre, autant dire une écrasante majorité.
Hélas, les Français n’ont pas de chance puisqu’il est très vraisemblable que ce sont ces deux-là que les électeurs vont devoir départager lors du premier tour de la présidentielle de 2017 afin que le meilleur (ou plutôt le moins mauvais, le moins détesté) des deux affronte, au second tour, Marine Le Pen et l’emporte finalement.
Notre vie politique est pourrie au point que personne, à gauche, n’osera défier le président sortant, même s’il a été le chef d’Etat le plus impopulaire de toute l’histoire de la Vème République, et qu’à droite la primaire de la droite et du centre sera, sans guère de doute, tellement « bricolée » que personne ne pourra affronter celui qui fut le deuxième président de le plus impopulaire.
Certes, on peut toujours rêver qu’un tsunami dévaste notre microcosme politique au cours de cette année qui commence et qu’on se retrouve, en 2017, avec, sur la ligne de départ, Emmanuel Macron, Marion Maréchal Le Pen et Bruno Le Maire. Ce sont les trois personnalités qui, aux yeux des Français et selon ce même sondage, incarnent au mieux le renouveau que chacun appelle de ses vœux.
Mais en France la démocratie a ceci de particulier : elle s’assoit confortablement sur le peuple et se contente de lui demander, de temps en temps et d’un ton sec, d’entériner les choix, les décisions, les diktats pris « en haut lieu ».
On dira que les élections sont libres et que les électeurs ont le choix entre les candidats. On oublie simplement de préciser que les électeurs n’ont le choix qu’entre les candidats qui leur sont imposés. Dès lors que ce sont « les appareils » qui désignent ces candidats sans tenir le moindre compte des souhaits et des désidératas des citoyens de base, ni d’ailleurs des exigences du pays, nos élections ressemblent étrangement à celles qu’on peut voir dans certaines républiques bananières qui nous sont chères (à tous les sens du terme) et dont nous sommes les premiers à rigoler.
Une présidentielle qui, en 2017, opposerait Hollande, Sarkozy, Marine Le Pen, Bayrou, Mélenchon, Nathalie Artaud et Dupont-Aignan, c’est-à-dire qui serait un simple « remake » de celle de 2012, serait évidemment insupportable. Or c’est bien ce qui nous pend au bout du nez.
La surprise du sondage d’Odoxa/Le Parisien c’est Juppé, le vieux Juppé. 56% des Français souhaitent, en effet, le voir candidat. Ce qui pourrait vouloir dire qu’ils seraient prêts à voter pour lui. Or, l’ancien Premier ministre de Chirac n’incarne ni la jeunesse, ni le renouveau, ni la droitisation de l’opinion française dont tout le monde nous parle. Beaucoup de gens se souviennent même qu’en 1996 il a été (lui aussi) l’homme le plus détesté de France. Il y a donc là un (petit) mystère.
Chacun aura sa propre explication. Mais on peut imaginer que Juppé bénéficie tout simplement du rejet dont est victime Sarkozy. A croire qu’une fois de plus les électeurs ne choisiront pas un candidat mais, n’ayant pas le choix, se contenteront de rejeter l’autre. Ce sondage précise même que 71% des électeurs « de droite et du centre » (le FN est exclu du sondage) apprécient le maire de Bordeaux alors qu’il n’y en a que 51% à apprécier Sarkozy. En principe donc, si les « appareils » n’intervenaient pas, Juppé devrait l’emporter haut-la-main lors des primaires de la droite et du centre. Mais, on peut leur faire confiance, ils interviendront…
Il est d’ailleurs bien dommage qu’en accélérant sa pré-campagne pour la primaire, avec un deuxième bouquin qui parait cette semaine, Juppé se sente obligé d’entamer de la surenchère avec Sarkozy en « droitisant » lui aussi soudain et à outrance son programme.
Les électeurs vont finir par s’y perdre avec un Hollande qui court après les centristes, un Mélenchon qui veut assassiner Hollande, un Bayrou qui soutient Juppé, un Sarkozy qui court après Marine Le Pen, et maintenant un Juppé qui court après Sarkozy.
Mais Juppé pense évidemment à la primaire au cours de laquelle il aura à affronter Sarkozy devant un « public » qui pourrait bien se limiter aux seuls militants des Républicains. Il lui faut donc forcer un peu sa nature en gonflant ses muscles pour jouer les « durs » et des coudes. S’il l’emporte devant Sarkozy, il pourra toujours, au premier tour de la présidentielle, face à Hollande, à Marine Le Pen et aux autres, redevenir tel qu’en lui-même.
Mais on attend surtout le tsunami…
de Bordeaux alors qu’il n’y en a que 51% à apprécier Sarkozy. En principe donc, si les « appareils » n’intervenaient pas, Juppé devrait l’emporter haut-la-main lors des primaires de la droite et du centre. Mais, on peut leur faire confiance, ils interviendront…
Il est d’ailleurs bien dommage qu’en accélérant sa pré-campagne pour la primaire, avec un deuxième bouquin qui parait cette semaine, Juppé se sente obligé d’entamer de la surenchère avec Sarkozy en « droitisant » lui aussi soudain et à outrance son programme.
Les électeurs vont finir par s’y perdre avec un Hollande qui court après les centristes, un Mélenchon qui veut assassiner Hollande, un Bayrou qui soutient Juppé, un Sarkozy qui court après Marine Le Pen, et maintenant un Juppé qui court après Sarkozy.
Mais Juppé pense évidemment à la primaire au cours de laquelle il aura à affronter Sarkozy devant un « public » qui pourrait bien se limiter aux seuls militants des Républicains. Il lui faut donc forcer un peu sa nature en gonflant ses muscles pour jouer les « durs » et des coudes. S’il l’emporte devant Sarkozy, il pourra toujours, au premier tour de la présidentielle, face à Hollande, à Marine Le Pen et aux autres, redevenir tel qu’en lui-même.
Mais on attend surtout le tsunami…