Archives par moisnovembre 2015



De la « com' » à gros sabots

François Hollande s’imaginait visiblement que la COP21 serait « le » temps fort de son quinquennat et qu’en recevant 150 chefs d’Etat ou de gouvernement pour lutter contre le réchauffement climatique il apparaitrait aux yeux des Français comme « le sauveur de la planète », ce qui, bien sûr, faciliterait sa réélection en 2017.

Pas de chance pour lui ! On sait déjà que si jamais Hollande entre (par la petite porte) dans l’Histoire de France ce sera pour avoir instauré le mariage des homosexuels, aggravé le drame du chômage et, éventuellement, déclaré la guerre au terrorisme islamique.

Les Français ne se désintéressent pas de l’avenir de la planète et savent très bien qu’à force de jouer les apprentis sorciers dans leur course effrénée au progrès, les hommes saccagent la terre et la nature, font fondre les pôles et les glaciers, multiplient les déserts, détruisent les forêts, assèchent les cours d’eau et rendent irrespirables leurs villes. Mais ils ne croient pas un seul instant que des pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil vont renoncer à se développer à grande vitesse et accepter que leurs populations continuent à crever de faim simplement parce que les « grands » pays qui pendant des siècles se sont enrichis  avec du charbon et du pétrole le leur demandent, même poliment. Les Etats-Unis, autres grands pollueurs devant l’éternité et qui se lancent à corps perdu dans l’exploitation du gaz de schiste ne sont pas prêts non plus à accepter la moindre règlementation « contraignante ». Or, dès l’instant où une réglementation n’est pas « contraignante » elle est nulle et non advenue

Hollande continue donc à faire de la « com’ » avec ses gros sabots en essayant d’épater la galerie et d’amuser le tapis. Il nous raconte qu’il va sauver la planète en organisant un « raout » planétaire et qu’il va terrasser le terrorisme islamique en décrétant l’état d’urgence. En fait, il paralyse Paris pendant 48 heures et supprime pour au moins trois mois un certain nombre de nos libertés fondamentales. Autant dire qu’il est totalement à côté de la plaque.

Tout le monde sait que les embouteillages ne sont pas bons pour la planète et que l’un des objectifs des terroristes islamistes est précisément de nous voir renoncer à nos libertés.

Pourquoi ne pas avoir organisé cette COP21 dans une de nos grandes villes d’eaux dont les nombreux hôtels sont vides en cette période de l’année ? Fallait-il d’ailleurs faire venir des quatre coins de la planète 40.000 personnes ( !) pour redécouvrir les charmes des moulins à vent et l’intérêt des rayons du soleil et pour inventer l’eau tiède ?

Pourquoi avoir imposé à tous les Français cet « état d’urgence » alors qu’il aurait suffi d’envoyer si ce n’est l’armée du moins la gendarmerie et la police reprendre possession de nos quartiers de non droit où pullulent les imams qui prônent le djihad, les trafiquant de drogue qui se reconvertissent dans la vente d’armes de guerre et les loubards qui ont trouvé dans l’Islam le meilleur des alibis pour continuer à faire la loi dans leurs cités pourries ?

Pourquoi ne pas avoir demandé à nos « amis » saoudiens, qataris, koweitiens et émiratis d’arrêter de subventionner Daesh plutôt que d’envoyer le Charles de Gaulle faire des ronds de l’eau au large de la Syrie ?

La réponse à ces questions est simple. La « com’ », toujours la « com’ ».

Mais Hollande ne se rend pas compte qu’avec sa « com’ » à gros sabots, il fait de la « pub » pour… Marine Le Pen.

30 Nov 2015 | Comments (14)

Le F.N. : trois ou cinq régions ?

Selon un sondage BVA publié aujourd’hui, c’est-à-dire une semaine avant le premier tour des élections régionales, le Front National pourrait remporter trois régions : le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Bourgogne-Franche-Comté. Il pourrait même en remporter deux de plus : La Normandie et le Languedoc-Roussillon –Midi-Pyrénées. Ce qui ferait 5 régions sur 12. Ce serait, évidemment, un tsunami sans précédent dans notre petit marigot politique.

Naturellement, d’ici au second tour, nous allons avoir droit à toutes les acrobaties, à toutes les magouilles, à toutes les alliances contre nature qui vont permettre aux « seigneurs de la République » de tenter de limiter la casse et de s’accrocher au pouvoir et à tous ses petits avantages.

La droite et la gauche vont oublier le fossé idéologique qui, en principe, les sépare et les guéguerres qu’elles se livrent depuis plus d’un demi-siècle, pour faire face, comme un seul homme, à ce qu’elles vont nous présenter comme « le danger fasciste », « le péril brun », l’abomination des abominations. Elles sauveront sans doute quelques plumes mais ces régionales resteront sûrement comme une date-clé dans notre histoire électorale.

Nous sommes bien loin du 22 avril 2002 qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de la présidentielle « par accident » c’est-à-dire parce que Jean-Pierre Chevènement et Christiane Taubira avaient « volé » à Lionel Jospin les quelques % qui lui avaient manqué pour se qualifier.

Aujourd’hui, le parti de Marine Le Pen ne bénéficie plus seulement  des votes de rejet des autres partis. Qu’on le veuille ou non, les 30, 35 ou 40% de Français qui voteront pour les candidats du FN adhèrent, sans aucun scrupule, aux solutions que prône depuis des décennies la famille Le Pen.

Il faut dire que l’actualité récente, brûlante même, a apporté « de l’eau au moulin » de l’extrême-droite. Les attentats de Paris ont démontré que le FN avait raison quand il dénonçait l’insécurité, la menace terroriste, l’angélisme de la gauche et le laxisme de la droite. L’afflux considérable des « migrants » venus du Proche-Orient et d’Afrique prouve que le FN avait raison quand il affirmait que l’immigration était un danger pour l’Occident. Il prônait la réinstallation des frontières ; la plupart des pays de l’Union européenne viennent de refermer leurs frontières.

Ajoutons que les derniers chiffres du chômage ridiculisent cruellement tous les plans de retour à l’emploi, de relance de l’économie, d’aide à la croissance annoncés aussi bien par François Hollande que jadis par Nicolas Sarkozy. Ils vont, évidemment, pousser un grand nombre de ces nouveaux chômeurs à voter FN, même si le programme économique de Marine Le Pen, à la sauce Philippot, n’offre aucune perspective réaliste et, très loin du programme de Jean-Marie Le Pen, ressemble comme deux gouttes d’eau à un programme de gauche pour un pays d’assistés.

En votant pour l’extrême-gauche, les Français voudront surtout « essayer autre chose », sortir de l’éternelle alternance droite-gauche qui a conduit le pays là où il se trouve, au fond du gouffre.

Les élections régionales sont une excellente occasion pour tenter l’aventure. Personne ne sait à quoi servent les régions qui ne servent d’ailleurs pas à grand-chose si ce n’est à multiplier à l’infini le nombre des fonctionnaires et à construire, à grands frais, des palais de marbre en forme de fromages bien dégoulinants pour que nos petits potentats locaux puissent s’y goinfrer.

On voudrait croire que, si ce tsunami a bien lieu, il servira de leçon, de « dernier avertissement sans frais » à tout notre personnel politique et notamment à notre droite « classique » et qu’elle comprendra enfin qu’une droite se doit de mener une politique… de droite, ce qu’elle n’a pas fait depuis des lustres.

29 Nov 2015 | Comments (13)

Quand Hollande rejoint Marine Le Pen…

On se demandait à qui allait « profiter » la tuerie du 13 novembre. A dire le vrai, on s’en doutait un peu. Et le dernier sondage IPSOS pour France 3 sur les intentions de vote pour les régionales vient le confirmer. Le Front National gagne 4 points et arrive en tête avec 30%, suivi par les listes LR+UDI+MoDem 29% (-3 points) et, loin derrière, les listes PS 22% (+2 points).

On peut s’étonner que les socialistes gagnent 2 points mais il est vrai que François Hollande lui-même a, grâce à ces 130 morts, gagné 17 points dans certains sondages. Il y a des Français « légitimistes » au point de se réfugier autour du pouvoir quel qu’il soit en cas de drame. Cela dit, avec 22% des intentions de vote, les socialistes n’ont guère de chance de garder toutes les régions qu’ils contrôlent, même après le redécoupage auquel ils ont procédé sans pudeur.

Que la droite dite « traditionnelle » ait perdu 3 points n’a rien de surprenant. Elle a pataugé devant la tragédie. Certes, il lui était difficile de reprocher au gouvernement d’avoir sous-estimé le danger, elle qui avait, alors qu’elle était au pouvoir, considérablement réduit les crédits et les effectifs de la défense et de la police. Mais elle aurait pu s’en prendre à la fameuse « naïveté » des socialistes (le mot étant de Jospin lui-même) et au laxisme idéologique de Christiane Taubira et de ses semblables.

Elle aurait pu aussi exiger la démission de Bernard Cazeneuve, ministre responsable de la sécurité des Français, et s’indigner d’entendre Hollande lui-même demander aux Français de… « pavoiser ». Quand il y a 130 morts et des centaines de blessés, on ne pavoise pas… même si à l’Elysée tout le monde avait envie, en effet, de pavoiser pour ces 130 morts « inespérés ». Et si nous étions tous d’accord pour le deuil national et l’état d’urgence, la droite aurait pu s’étonner des « honneurs militaires » accordés à ces malheureuses victimes « civiles » dans la cour des Invalides, contrairement à toutes les traditions.

Mais, visiblement et une fois de plus, Sarkozy, Juppé, Fillon et les autres n’étaient pas sur la même longueur d’onde. Il est vrai que, dans de pareilles circonstances, il faut savoir se hisser à la hauteur qui s’impose.

Marine Le Pen, elle, n’a rien eu à faire pour engranger, une fois de plus, de nouveaux points dans les sondages. La sécurité des citoyens, la peur du terrorisme, de l’Islam, des immigrés, son père en parlait déjà, prêchant dans le désert et alors que les autres nous répétaient inlassablement que l’immigration était « une chance pour la France » et que l’Islam était « parfaitement compatible avec nos valeurs et avec la démocratie ».

Aujourd’hui, les militants du Front National ne peuvent que sourire en voyant ce président (socialiste) entonner la Marseillaise à longueur de journée, évoquer du matin au soir la Nation, brandir à tous bouts de champ le drapeau tricolore et décider le contrôle aux frontières, l’expulsion des imams radicaux, la déchéance nationale des binationaux de retour de Syrie. Comment s’étonner que le FN gagne des électeurs quand le président de la République lui-même adopte l’essentiel du programme de Jean-Marie et de Marine Le Pen ?

Il y en a un qui a soudain disparu, sans doute conscient qu’il devenait totalement ridicule. C’est Manuel Valls. Il nous avait annoncé qu’il n’avait plus qu’un seul objectif dans la vie : éliminer le Front National pour défendre la République et ses valeurs que Marine Le Pen menaçait. C’était tout ce qu’il avait trouvé, faute de programme et pour tenter de faire oublier le bilan de la gauche au pouvoir. C’est déjà bien faiblard. Mais maintenant que le chef de l’Etat en personne donne raison à ce même F.N., le Premier ministre n’a, en effet, plus qu’à disparaitre et qu’à se rouler dans la poussière. Nombreux sont d’ailleurs les membres de ce gouvernement de guignols qui devraient en faire autant.

Nous n’avons plus qu’une semaine à attendre pour voir si les Français confirmeront les sondages… et seront logiques avec eux-mêmes. Quel dommage que la droite traditionnelle n’ait pas su être à la hauteur de la situation

28 Nov 2015 | Comments (11)

Un président lamentable sur tous les plans

C’est stupéfiant et il faut tout de même le dire. François Hollande retrouve la popularité qu’il avait eue au début de son quinquennat et, du coup, sa réélection en 2017 redevient une hypothèse plausible. Et nos commentateurs nous expliquent que les Français estiment, d’abord, qu’il a été digne de sa fonction lors des tueries parisiennes qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés, qu’ils espèrent, ensuite, que sa politique de redressement de l’économie du pays et de lutte contre le chômage va commencer à porter ses fruits, et qu’ils trouvent, enfin, qu’il a acquis désormais une véritable stature sur le plan international.

Or, qu’on le veuille ou non, 1) les carnages du vendredi 13 novembre ont démontré que le pouvoir était totalement incapable d’assurer la sécurité des Français et qu’il n’avait tiré aucune leçon de la tuerie du 7 janvier dernier, 2) les derniers chiffres du chômage, publiés hier soir, battent tous les records historiques avec 3,850 millions de chômeurs de catégorie A (+40.500 en octobre) et 5,740 millions de chômeurs toutes catégories (+13.300 le mois dernier) ce qui fait 720.000 chômeurs de plus depuis que Hollande est à l’Elysée et 3) le tournée diplomatique du président, cette semaine, de Washington à Moscou, que l’Elysée et la presse nous avaient présentée à grands renforts de trompettes s’est soldée par un « bide » complet, personne ne voulant de la « grande coalition » contre l’Etat Islamique que proposait Hollande et Poutine lui réaffirmant, une fois de plus, qu’il soutiendrait indéfectiblement son ami Bachar al Assad qu’il considère comme étant le seul capable de lutter, au sol, contre les fanatiques de l’Etat Islamique.

Hollande s’est donc montré lamentable sur tous les plans : la sécurité des citoyens, la lutte contre le chômage et l’action diplomatique. Et les Français l’applaudissent !

On dira que François Hollande a été assez malin, voire machiavélique, pour jouer à fond, et même au-delà du supportable, le grand numéro du deuil national, avec minutes de silence à répétition, nombreux dépôts de roses blanches, drapeaux en berne (ou aux fenêtres), cérémonie aux Invalides, et même instauration de l’état d’urgence, réunion d’urgence du Congrès à Versailles et annonce de quelques mesures dites « sécuritaires ».

Dans une telle ambiance plus personne, bien sûr, ne pouvait murmurer la moindre critique et d’autant moins que le tout était agrémenté d’un appel « vibrant » à « l’Union nationale » pour ne pas dire « sacrée ». L’opposition s’est d’ailleurs figée dans un garde-à-vous prudent allant jusqu’à observer une semaine de silence.

Nous avons tous, bien évidemment, été horrifiés par le carnage du 13 novembre mais, en même temps, nous avons tous été sidérés de comprendre que tous nos services secrets, notre police, notre gendarmerie étaient parfaitement incapables d’empêcher un petit réseau de terroristes repérés, connus, suivis de mener une telle opération aussi meurtrière en plein Paris. Que le chef de l’Etat ait su organiser les cérémonies d’hommage aux victimes est la moindre des choses et ne peut pas faire oublier qu’il est, par définition même, « le » responsable de la sécurité publique.

Une chance pour lui, ce drame épouvantable a « occulté », pour un temps, le chômage, la dette, les déficits, la rage des médecins, des avocats, des enseignants, des agriculteurs, des patrons de PME, des retraités, des mal-logés, etc. Mais dès que l’effroi provoqué par cette soirée du 13 novembre se sera dissipé, chacun s’apercevra que tout a continué inexorablement à s’aggraver dans le pays et pour presque tout le monde. « L’après-deuil » sera terrible.

Enfin, sur le plan international, il est évident que l’image de la France qui s’était déjà considérablement détériorée depuis un certain nombre d’années en a pris cette fois un sérieux coup, avec ce tartarin qui sonnait du clairon pour prendre la tête d’une croisade et auquel, de la Maison-Blanche au Kremlin, on a fait comprendre qu’il ne connaissait décidément rien aux problèmes du Proche-Orient.

Cela dit, pour Hollande l’essentiel n’est pas là mais dans les sondages. Il a –peut-être- réussi à éviter la Bérézina pour les régionales de la semaine prochaine mais pourra-t-il prolonger l’état d’urgence et surtout l’Union nationale jusqu’au premier tour de la présidentielle de 2017 ? Rien n’est moins sûr, si ce n’est qu’avec les Français, on ne sait jamais…

27 Nov 2015 | Comments (10)

La crèche et le drapeau

Désormais nous avons droit au même débat, tous les ans, à la même époque. Faut-il, au nom de la fameuse « laïcité » dont on nous rebat les oreilles, interdire aux maires d’installer, s’ils en ont envie, des crèches de Noël dans le hall de leur mairie ? La question est beaucoup moins anecdotique qu’elle n’y parait.

Nous sommes tous –ou presque- partisans de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, défenseurs de la « laïcité », c’est-à-dire pour que l’Etat garantisse à chacun la liberté de croire et de pratiquer le culte de son choix. Et même la liberté de ne pas croire. Tout en précisant bien que la croyance (ou la non-croyance) fait partie de la vie privée de chacun et que donc l’Etat se doit de rester à la porte de l’église, de la synagogue, de la mosquée et même du temple franc-maçon.

Cela dit, le problème est devenu assez important dans la France d’aujourd’hui pour qu’on arrête de se voiler pudiquement la face, voire de jouer sans pudeur les hypocrites.

Si la « laïcité » est revenue à l’ordre du jour plus d’un siècle après la loi de 1905 du « petit père Combe » ce n’est pas de la faute de nos cardinaux, de nos évêques ou de nos curés de campagne. Ni même de celle de nos pasteurs ou de nos rabbins. La « laïcité » est redevenue un problème majeur parce que les musulmans représentent désormais plus de 10% de la population de notre pays, qu’ils entendent, souvent plus que les autres, pratiquer leur foi, qu’ils n’en ont pas toujours les moyens et qu’un certain nombre d’entre eux commence à se radicaliser dangereusement.

Disons-le franchement, l’Islam est la seule religion à poser problème en France. D’abord, parce qu’elle n’est « pas d’ici », qu’elle est elle-même immigrée, comme ceux qui la véhiculent ; ensuite, parce qu’en effet elle se radicalise dans certains quartiers jusqu’à faire basculer des jeunes dans le terrorisme ; enfin et surtout, parce que, contrairement aux autres religions, elle ne peut pas, par principe même, admettre la « laïcité » puisqu’elle confond le politique et le religieux.

En clair, on nous ressort à tous bouts de champ la « laïcité » pour permettre à une religion « étrangère » et qui refuse cette « laïcité » d’avoir droit de cité chez nous.

Tout le monde est d’accord pour reconnaitre qu’on ne peut pas contraindre « nos » six ou sept millions de musulmans à prier dans des caves abandonnées (ou dans nos rues) et qu’il faut donc imaginer la construction de mosquées sans que celles-ci soient financées par les pays du Golfe, ce qui en ferait évidemment des repaires du wahabisme et du salafisme. Nous sommes tous d’accord aussi pour que les imams qui prêchent la guerre sainte contre les « infidèles », c’est-à-dire contre nous, soient expulsés manu militari.

Bref, puisqu’il est impensable d’expulser ces millions de musulmans dont la grande majorité est « française », nous sommes prêts à ce que l’Etat « gère » l’instauration d’un Islam « démilitarisé » et discret. Mais ce que nous ne supportons pas c’est que, pour donner leur place parmi nous à ces « mahométans » (comme on disait autrefois) on nous impose une pseudo « laïcité » à sens unique qu’ils ne peuvent pas respecter pas et qui nous obligerait à renoncer à ce que nous sommes.

Que les musulmans pratiquent et même affichent leur foi est une chose mais il serait inadmissible que cette « tolérance » à leur égard entraîne nous contraigne à abandonner nos habitudes, nos traditions, notre patrimoine, notre culture de peuple « judéo-chrétien ».

Aujourd’hui, la « laïcité » prônée par nos gouvernants ne consiste pas à interdire aux « fous d’Allah » de porter leur grande barbe et à les empêcher de faire la loi (coranique) dans les quartiers de non-droit, elle consiste à imposer des « menus de substitution » dans nos cantines scolaires, des horaires séparés pour hommes et femmes dans nos piscines et à interdire les crèches dans nos lieux publics. La « laïcité » est passée résolument dans le camp de l’Islam et contre « nous ».

L’Association des Maires de France vient de publier un « vade-mecum de bonne conduite laïque » (sic !) qui demande aux maires de nos 36.000 communes de refuser les menus de substitution dans les écoles, ce qui est, en effet, la moindre des choses, mais aussi et surtout de ne pas édifier, à la veille de Noël, la moindre crèche.

Certes, François Baroin, le président de l’AMF, et André Laignel, son vice-président, sont deux francs-maçons notoires et militants qui ont toujours voulu « bouffer du curé » mais il est tout de même étonnant que ces deux élus ignorent que, pour les Français, croyants et non-croyants, Noël et l’espoir que symbolise la naissance de l’Enfant-Jésus font partie d’un patrimoine commun profondément enraciné dans notre civilisation, comme nos cathédrales, Clovis ou (Sainte) Jeanne d’Arc.

Très curieusement, au même moment, le socialiste internationaliste François Hollande demande aux Français de pavoiser demain leurs maisons… avec le drapeau français. On ne peut que l’en féliciter. Mais on sourira en se souvenant que le ministre de l’Education Nationale de Léon Blum, Jean Zay, que cite bien souvent Najat Vallaud-Belkacem qui lui a succédé rue de Grenelle, avait écrit qu’il fallait « planter le drapeau français dans le fumier ».

Ce retour au patriotisme, inattendu mais que toutes les échéances électorales expliquent parfaitement, va-t-il s’accompagner d’un retour vers d’autres « valeurs » elles aussi oubliées et même décriées ? Après s’être souvenu des couleurs de notre drapeau, nos dirigeants vont-ils se souvenir que la France qui n’est certes plus « la fille ainée de l’Eglise » sans être pour autant devenue « la fille ainée du Prophète » est toujours et jusqu’au plus profond d’elle-même de culture et de civilisation judéo-chrétiennes ? On ne sait jamais…

26 Nov 2015 | Comments (15)

Le va-t-en-guerre qui va ridiculiser la France

Si les amis de François Hollande veulent bien, enfin, reconnaitre « hors micros » que leur grand homme n’est peut-être pas époustouflant sur le plan de la politique intérieure, qu’il est même un peu décevant et que ses résultats économiques, après trois ans et demi de pouvoir, sont affligeants, ils continuent à nous affirmer, avec leur foi du charbonnier, que ce « chef de guerre » improvisé est « un diplomate hors pair ».

Non seulement il aurait, seul, sauvé l’Europe en faisant céder Angela Merkel et en permettant à la Grèce de rester au sein de l’Union, non seulement il aurait, seul, fait reculer la Russie de Poutine en Ukraine, mais aujourd’hui il aurait réussi, seul, à former et à prendre la tête d’une immense coalition qui, avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Europe toute entière, la Russie, l’Iran, la Turquie, l’Arabie saoudite et les pays du Golfe -excusez du peu !- s’apprête à exterminer l’Etat Islamique et à faire payer, au prix fort, à ces terroristes fanatiques les 130 morts parisiens du 13 novembre.

C’est d’ailleurs ce que nous raconte aussi, à longueur de colonnes et de JT une presse aux ordres qui fait de plus en plus honte à notre pays.

Or en faisant, cette semaine, sa grande tournée de « pèlerin de la guerre », de Washington à Moscou, et en demandant aux Américains, aux Britanniques, aux Italiens, aux Allemands, aux Russes et même aux Chinois de le suivre dans sa croisade anti-terroristes, François Hollande fait sourire tout le monde, chacun lui conseillant poliment, et parfois à peine poliment, de se plonger un peu dans ses dossiers et d’interroger les diplomates français qui connaissent cet « Orient compliqué ». Histoire de ne plus dire n’importe quoi.

Hollande répète qu’il a deux objectifs, ce qui est beaucoup dans de telles circonstances. Il veut, d’une part, abattre Bachar al Assad et donner à Damas le pouvoir à des « démocrates ». Il veut, d’autre part, réduire à néant l’Etat Islamique et son califat qui fomente tous les attentats terroristes de la planète. On pourrait dire que, sur le papier, ce sont là deux bonnes idées. Sauf que…

Hollande oublie que le dictateur syrien est le meilleur ami des Russes et des Iraniens qui le soutiennent militairement, financièrement, diplomatiquement. Et le soutiendront indéfiniment. Les premiers parce qu’il leur garantit leurs bases sur la Méditerranée et qu’ils ne souhaitent pas que Hollande leur refasse en Syrie le coup que leur a fait Sarkozy en Libye. Les seconds par simple solidarité chiite et pour s’imposer plus encore dans le Proche-Orient arabe.

Ajoutons que notre pauvre président est le seul au monde à croire que les rebelles qui se prétendent « démocrates » aient la moindre chance de survivre après un éventuel départ d’Assad. On a vu ce que sont devenus les « démocrates » iraniens après la chute du Chah, les « démocrates » irakiens après la chute de Saddam Hussein, les « démocrates » libyens après la mort de Kadhafi. Hollande qui connait aussi mal sa géographie que son histoire n’a toujours pas compris que les « démocrates », aussi sympathiques soient-ils, n’avaient strictement aucune chance dans cette partie du monde.

Mais Hollande oublie aussi que l’Etat Islamique, de son côté, est soutenu à bout de bras par l’Arabie saoudite, le Qatar, Dubaï, le Koweït, les Emirats, nos grands « amis » qui nous vendent leur pétrole et nous achètent nos entreprises (et, pour moins cher encore, notre personnel politique) et qui, par solidarité sunnite et pour se donner bonne conscience, n’hésitent pas une seule seconde et depuis longtemps à financer tous ceux qui s’en prennent à coups de kalachnikovs et d’explosifs à l’Occident.

Il est bien dommage que personne n’ait jamais expliqué au chef de l’Etat français : 1) que, dans cette région en effet compliquée, tout commençait, d’abord, par un affrontement entre l’Arabie saoudite et l’Iran, de chaque côté de ce Golfe que les uns appellent « arabique » et les autres « persique » et que cet affrontement pour l’hégémonie de la région était démultiplié par l’affrontement séculaire entre Sunnites et Chiites ;

2) que cet Etat Islamique n’est pas, contrairement à ce qu’on nous raconte, un simple ramassis de fanatiques terroristes. L’essentiel de ses troupes est composé par les officiers et les soldats de l’ancienne armée de Saddam Hussein, c’est-à-dire des sunnites qui savent se battre car ils ont fait la guerre pendant dix ans contre l’Iran de l’ayatollah.

En renversant puis en exécutant Saddam Hussein (qui, entre parenthèses, n’avait pas d’armes de destruction massive), les Américains ont donné tous les pouvoirs aux chiites qui se sont vengés de décennies de persécutions et ont chassé et pourchassés tous les sunnites. Ces soldats sunnites, exclus de l’armée et sans solde, ont, évidemment, rejoint la clandestinité, le nord de l’Irak et l’Etat Islamique et ce sont eux (et non pas les fanatiques islamistes) qui ont permis au « califat » de remporter tant de victoires et de dominer aujourd’hui la moitié de l’Irak et les deux tiers de la Syrie.

Ajoutons, cerise sur le gâteau, que la Turquie, essentielle dans toute cette affaire, ne serait-ce qu’à cause de sa frontière avec la Syrie, fait mine de lutter contre l’Etat Islamique en tant que membre de l’OTAN mais qu’Erdogan est lui-même un adepte de l’Islam radical et surtout qu’il n’a qu’une seule idée en tête : profiter de cette guerre pour bombarder les Kurdes, sécessionnistes chez lui mais qui sont actuellement la seule force terrestre à se battre contre l’Etat Islamique.

Si Hollande avait été mis au courra            nt de ces quelques « éléments élémentaires », il n’aurait, bien sûr, jamais imaginé une « grande coalition » pour lutter contre l’Etat Islamique et accessoirement renverser Asad avec : a) les Russes, les Iraniens (dans le camp d’Assad), b) les Occidentaux (qui ne veulent plus d’Assad, avec d’ailleurs des nuances importantes), c) les pays du Golfe (qui soutiennent l’Etat Islamique) et d) les Turcs (qui préfèrent Assad et l’Etat Islamique plutôt que les Kurdes).

Il faut d’ailleurs préciser que si les Russes, les Iraniens et les Turcs sont prêts à en découdre (un peu), ni les Américains ni les Européens n’ont envie de « mourir pour Raqqa » et que les pays du Golfe ne feront jamais rien de plus que de payer en pétrodollars, éventuellement des deux côtés.

En diplomatie, on peut se tromper mais on ne peut pas être ridicule. Hollande devient ridicule à force de se tromper, faute de connaitre l’ABC du dossier.

Il espère, sans doute, faire oublier tous ses échecs intérieurs avec ses gesticulations diplomatiques. Mais il va, là aussi et très vite, prendre une claque retentissante et la France sera, elle aussi, ridicule ce qui est le plus ennuyeux…

25 Nov 2015 | Comments (18)

130 morts… 7 points de mieux !

Certes, on s’y attendait un peu mais tout de même cela choque.

Selon le sondage IFOP que le Journal du Dimanche publie aujourd’hui, François Hollande a « gagné » 7 points de plus dans l’opinion « grâce » aux attentats de l’autre semaine qui ont fait, rappelons-le, 130 morts et des centaines de blessés. Ce n’est, évidemment pas époustouflant puisqu’il n’est encore qu’à 27% d’opinions favorables contre 40% des Français qui sont « plutôt » mécontents et 33% qui sont « très » mécontents. Mais ce « sursaut » a évidemment quelque chose de scandaleux.

Dans n’importe quel pays « normal », l’opinion publique aurait été sans pitié pour condamner n’importe quel gouvernement après un tel carnage en plein cœur de la capitale. En France, non.

Depuis plus d’une semaine, sur toutes les chaines de radio et de télévision, dans tous les journaux, on nous répète que nous avons les meilleurs services de police du monde et que Berna     rd Cazeneuve est le meilleur ministre de l’Intérieur que nous ayons jamais eu depuis Fouchet. Et, bien sûr, personne n’ose s’insurger. Une dizaine de terroristes connus, fichés, suivis et qui ne sont de toute évidence pas des « aigles » massacrent 130 personnes et tout le monde crie « Bravo, Cazeneuve ! Bravo, Hollande ! »

Du temps de de Gaulle, quand il y avait un accident de train, le président de la SNCF sautait immédiatement et tout l’état-major du ministère de l’Intérieur a été limogé sans ménagement dès que le Général a eu connaissance de l’affaire Ben Barka. Mais il est vrai qu’à l’époque il y avait un Etat et qu’il était respecté parce que respectable. Toujours est-il qu’aujourd’hui personne n’a demandé la démission immédiate du ministre de l’Intérieur et le président a gagné un peu de popularité.

On notera cependant que ce vendredi 13 novembre a été « moins bon » pour Hollande que le mercredi 7 janvier. Les morts de Charlie-hebdo et de l’épicerie cachère et la Porte de Vincennes, pourtant infiniment moins nombreux, avaient rapporté 12 points à Hollande. Les morts connus seraient-ils plus « payants » que les morts inconnus ? Sans doute. A moins que ce ne soit l’habitude…

Certains diront que si nos « services » plus ou moins secrets ont été incapables de prévoir et de prévenir ces attentats et que donc si le pouvoir n’a pas su assurer la protection des citoyens, comme cela est pourtant le premier de ses devoirs régaliens, Hollande a été « parfait » dans son personnage de « croque-mort » présidentiel, allant immédiatement sur les lieux du drame, multipliant les interventions à la télévision, appelant à l’Union sacrée, décrétant l’état d’urgence, réunissant le Congrès et annonçant à la France entière que tout serait fait désormais pour qu’un tel drame ne se reproduise pas. C’est ce qu’on appelle de la « gesticulation » et de la « communication ». Cela n’a strictement rien à voir avec la fonction de chef de l’Etat.

Tous les courtisans de notre presse complaisante répètent à satiété que Hollande a su « gérer cette crise ». De qui se moquent-ils ? Gérer une crise en face du terrorisme ne consiste pas à organiser des minutes de silence et des hommages dans la cour des Invalides. Mais bien à prendre les dispositions indispensables pour démanteler les réseaux encore en ville.

Ces mêmes boni-menteurs nous disent aussi que François Hollande a pris la tête d’une grande coalition internationale qui va s’attaquer à l’Etat Islamique et ils nous annoncent que le président de la République va, cette semaine, s’entretenir successivement avec Cameron, Obama, Merkel et Poutine.

Ils ne précisent pas que, pour rencontrer le président américain ou le président russe, le président français est obligé d’aller à Washington et à Moscou. Autant dire que c’est lui qui, comme un petit garçon, sollicite les Grands pour qu’en souvenir des morts qu’elle vient d’avoir ils donnent une petite place à la France dans cette coalition.

Avec Poutine, la démarche va même être plus pitoyable encore puisque Hollande qui voulait faire reculer les Russes en Ukraine et faire la guerre à Assad va devoir entrer au Kremlin à quatre pattes et pieds nus et supplier le Tsar de bien vouloir oublier toutes les paroles malheureuses que le gouvernement français a prononcées ces derniers mois aussi bien à propos de l’Ukraine qu’à propos du dictateur de Damas qui devient maintenant l’ami de tout le monde.

Cela dit, ces fameux 7 points regagnés par Hollande ne vont pas durer. Les 12 points de Charlie-Hebdo avaient disparu en moins d’un mois. Les morts du Bataclan ne sauveront pas le PS d’une déroute lors des régionales. Mais tout de même ! Les Français sont un peuple curieux

22 Nov 2015 | Comments (18)

L’imposture de l’Union sacrée

François Hollande n’a plus qu’une expression à la bouche : « l’Union nationale », voire même et c’est encore mieux chez ce laïc convaincu : « l’Union… sacrée ».

A chaque attentat, et ils se multiplient, au moindre carnage, il monte sur son grand cheval famélique qui ressemble de plus en plus à cette pauvre Rossinante, l’étalon de don Quichotte, et dressé sur ses étriers, faute d’ergots, il prône, il réclame, il appelle, il exige « l’Union nationale », « l’Union sacrée »… autour de lui naturellement.

C’est à la fois pitoyable et cocasse. Pitoyable parce qu’un chef d’Etat qui ose demander au peuple de se regrouper autour de lui alors qu’il est rejeté comme aucun de ses prédécesseurs ne l’a été, par plus de 75% des Français et qu’on est à la veille d’élections régionales perdues d’avance et à un an et demi d’une élection présidentielle qui s’annonce tout aussi mal, est évidemment lamentable.

Hollande voudrait visiblement « se refaire une santé » sur tous ces morts dont il est évidemment responsable en tant que chef d’Etat garant de la sécurité du pays. On espère que les Français ne tomberont pas dans ce piège d’une grossièreté affligeante.

Mais c’est surtout cocasse. Aucun président de la Vème République n’a divisé les Français comme il l’a fait, sciemment, systématiquement, avec acharnement et par idéologie, en opposant riches et pauvres, jeunes et vieux, fonctionnaires et salariés du privé. Sans parler de son opération « mariage pour tous » qui ne s’imposait vraiment pas et qui a fait descendre dans la rue des centaines de milliers de braves gens qui n’auraient jamais pensé devoir, un jour, manifester bruyamment leur opposition à quoi que ce soit. Sans parler non plus des 30% de la population qu’il bannit de la République et considère comme des pestiférés sous prétexte qu’ils se permettent de voter pour l’extrême-droite.

Manuel Valls, lui-même, a officiellement déclaré que la France était un pays d’« apartheid ». Le mot était évidemment mal choisi et prouvait que notre Premier ministre n’avait aucune idée de ce qu’avait été le régime sud-africain. Mais il est incontestable que la France est de plus en plus divisée, morcelée, déchirée. Entre les riches (de plus en plus riches) et les pauvres (de plus en plus pauvres), en effet, auxquels il faut maintenant ajouter toute une classe moyenne, le gros des troupes, qui bascule dans la précarité, mais aussi entre les chômeurs et ceux qui ont encore un travail, entre les citadins et les « ruraux », entre les Français « de souche » (comme on ne devrait pas dire, parait-il) et les immigrés qui vivent dans leurs ghettos, entre les « judéo-chrétiens » et les musulmans, entre les blancs et les noirs, etc.

François Hollande devrait aller, sans escorte officielle, visiter certaines communes de la banlieue parisienne. Au pied des tours lépreuses et des barres en semi-ruines, avec, à chaque fenêtre, des paraboles tournées vers l’Algérie, l’Afrique ou le Proche-Orient, il découvrirait une population « de couleurs », miséreuse, hostile. Ils sont des centaines de milliers, des millions. Officiellement « français », sous prétexte qu’ils sont nés en France, comme le sont d’ailleurs la plupart des terroristes pourchassés ou arrêtés ou abattus par la police.

Qui pourrait croire une seule seconde que cette immense population puisse se sentir solidaire de la France qui, il faut aussi le reconnaitre, les a relégués dans leurs ghettos de misère, n’a pas su les accueillir, les éduquer, leur fournir un travail, en se contentant de déverser à fonds perdus des milliards d’euros pour des réhabilitations bidons et des formations tout aussi bidons mais qui ont, sans aucun doute, permis à un bon nombre de margoulins de faire fortune. Qui pourrait d’ailleurs croire que ces fidèles d’Allah, lecteurs du Coran puissent se sentir solidaires de la France des Lumières et des Droits de l’Homme ?

Au lendemain des attentats contre Charlie-Hebdo et l’épicerie cachère de la Porte de Vincennes, la propagande du pouvoir nous avait raconté que la manifestation du 11 janvier avait démontré que la France « unanime » s’était retrouvée comme un seul homme, que le drame avait provoqué « l’Union nationale ». Or, il avait suffi d’observer cette foule pour s’apercevoir qu’il n’y avait pas un seul noir, pas un seul arabe parmi ces centaines de milliers de marcheurs. Cette foule n’était composée que de « petits blancs » qui criaient leur indignation devant le terrorisme et leur peur devant l’Islam.

Aujourd’hui, c’est la même chose. Ce sont les « petits blancs », de « la France profonde » qui vont déposer des fleurs sur les lieux des attentats. Dans les quartiers « pourris » à forte majorité immigrée et musulmane personne ne s’est indigné des tueries.

Et si dans les quartiers dits « bourgeois » ou dans les villages reculés, chacun souhaite que des mesures draconiennes soient prises au plus tôt contre cet Islam de plus en plus menaçant, personne ne peut faire la moindre confiance à ce pouvoir qui par toutes ses politiques absurdes a dressé contre lui les médecins, les avocats, les enseignants, les retraités, les policiers, les agriculteurs, … Bref, pratiquement tout le peuple français.

Si Union nationale il y avait, elle se ferait contre ce président qui la réclame, qui l’espère, qui en rêve… Elle se fera d’ailleurs sans doute lors des prochaines élections

21 Nov 2015 | Comments (12)

Arrêtons les balivernes !

Depuis les attentats de vendredi dernier (et cela avait déjà été le cas au lendemain des attentats de janvier) nous sommes submergés de banalités affligeantes, de lieux communs insipides, de contre-vérités évidentes et de balivernes.

On nous parle de réseaux de dealers, de petits loubards qui se seraient radicalisés en prison, de terroristes fous. Bref, on voudrait nous faire croire que tout cela relève de la vulgaire délinquance de banlieue et de la simple criminalité de droit commun, comme si ceux qui ont ouvert le feu sur les terrasse des restaurants aux alentours de la République et à l’intérieur du Bataclan ou qui se sont fait sauter avec leurs ceintures d’explosifs n’étaient que des « paumés » déracinés, voulant régler des comptes personnels avec une société qui les a rejetés, le tout au nom d’une religion exotique et dévoyée. Et le gouvernement se réjouit d’avoir éradiqué la dizaine de ces voyous responsables de ce carnage, comme s’il venait de remporter une importante victoire.

Il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires. Ces tueurs ne sont pas de vulgaires « terroristes ». Ils sont, répétons-le une fois de plus, l’avant-garde de quelques centaines de millions de « défavorisés », d’exclus, de « damnés de la terre » qui, devant l’agonie du monde occidental, ont compris que, pour eux, l’heure de la grande revanche, de la reconquête était enfin arrivée.

Il faut aller dans les bidonvilles des grandes agglomérations du Maghreb, d’Afrique noire, du Proche-Orient ou d’Asie, de Casablanca à Karachi, en passant par Le Caire, Khartoum et Kaboul, pour comprendre que ces foules immenses qui crèvent de faim, sans le moindre espoir de donner le moindre avenir à leurs enfants, ont décidé de se réveiller et de changer la face du monde pour conquérir leur place au soleil et exterminer ces occidentaux qui les ont dominés si longtemps.

La démocratie les a trahis avec ses tyranneaux corrompus, le communisme les a déçus avec ses dictateurs sanguinaires, alors ils tentent une troisième voie, celle qu’ils avaient déjà connue lors de leur âge d’or lointain, l’Islam.

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’aller si loin. Il suffit de déambuler un peu dans nos propres banlieues pour voir le regard de haine avec lequel ces jeunes nous observent, qu’ils soient ou non français.

Or, nous ne pouvons strictement rien comprendre à leur « démarche ». Tout simplement parce que l’idée même de religion nous est devenue totalement étrangère. Certains de nos dirigeants politiques nous affirment qu’on peut parfaitement imaginer un « Islam à la française » et que « l’Islam n’est en rien incompatible avec la laïcité » qui nous est si chère et dont on nous abreuve jusqu’à plus soif.

Mais si nous sommes devenus des « laïcs » convaincus et militants c’est précisément parce que nous ne croyons plus en rien et notamment plus en Dieu. Comment, d’ailleurs, en effet, imaginer que des croyants –et quel que soit leur Dieu- puissent être laïcs au point de préférer les lois des hommes, votées à la va-vite, au gré des majorités de fortune, à la loi de Dieu transmise aux humains par les Prophètes. Aucun croyant -en Dieu, en Jéhovah, en Allah- ne donnera jamais la priorité à aucune constitution en face des Evangiles, de la Bible, du Coran. Seuls les agnostiques peuvent accepter la laïcité.

Pire encore, aucun véritable croyant ne peut considérer les adeptes d’une autre croyance autrement que comme des ennemis. Seuls nos évêques (qui ne semblent plus guère croire en Dieu) peuvent prôner aujourd’hui un « dialogue fraternel entre les religions ».

L’Islam s’est réveillé et radicalisé parce que la démographie galopante dans le Tiers-Monde a aggravé encore la misère, parce que la mondialisation des informations a fait savoir à tous les crève-la-fin du monde entier qu’il y avait des gens heureux sur la planète, parce que plus personne ne peut encore rêver aux aubes enchanteresses que promettait le marxisme de jadis.

Continuer à répéter que nous allons « faire la guerre au terrorisme » et pourchasser les réseaux de terroristes est évidemment absurde. Nous devons, en réalité, faire face à la guerre « mondiale » que nous a déclarée l’Islam. Et arrêtons de parler de « l’Islam modéré » car ceux qui sont « modérément islamique » ( ?) risquent évidemment de se radicaliser au fil des combats.

« L’amalgame » qu’on nous reproche tant n’est pas une invention occidentale. Il y a vingt ans, au Caire, on ne voyait pas une seule femme voilée. Il n’y avait que de « bons » musulmans plus ou moins démocrates, qui buvaient de l’alcool, respectaient à peine le Ramadan et rêvaient d’envoyer leurs enfants faire leurs études à Harvard.

Aujourd’hui, même à Zamalek, le quartier le plus chic de la capitale égyptienne, toutes les femmes sont voilées, on ne trouve plus une goutte d’alcool, tout est mort pendant le Ramadan et les enfants vont faire leurs études à l’Université coranique d’al Azar. L’amalgame s’est fait de lui-même. Les « bons » musulmans et les « mauvais » (selon nos critères) sont tous devenus de « vrais musulmans », radicalisés pour lesquels la laïcité n’est qu’un piège imaginé par les infidèles, les renégats, les apostats qu’il faut tous exterminer

20 Nov 2015 | Comments (8)

A qui profite le crime ?

Parmi les innombrables questions que posent les événements que connait aujourd’hui notre pays, il en est une que personne n’ose formuler mais à laquelle tout le monde pense évidemment : à qui ces crimes vont-ils profiter ?

Hollande, Valls et leurs amis cachent à peine que cette tragédie est inespérée pour eux. Comme si ces 129 morts avaient brutalement fait oublier aux Français la médiocrité abyssale de ce quinquennat, toutes ses erreurs, tous ses échecs en cascade, ses reniements, ses volte-face, le drame du chômage, nos déficits et notre dette, notre diplomatie totalement absurde, la déliquescence générale de l’Etat.

A l’Elysée, on veut croire que ce carnage en plein Paris du vendredi 13 novembre est « encore mieux » que la tuerie du 7 janvier dernier dans les locaux de Charlie-Hebdo et à l’épicerie cachère de la Porte de Vincennes. Non seulement parce que « le bilan » est infiniment supérieur mais aussi et surtout parce que si, en janvier, les tueurs avaient visé des cibles bien particulières –des caricaturistes et des juifs- cette fois ils ont tiré aveuglement dans la foule et qu’ainsi chaque Français peut se sentir lui-même directement concerné.

Hollande, Valls et Cazeneuve sont convaincus qu’en se rendant immédiatement sur les lieux du drame, qu’en multipliant les déclarations « à chaud », qu’en rendant visite aux blessés, qu’en décrétant trois jours de deuil et l’état d’urgence, ils ont démontré à une opinion publique bouleversée qu’ils incarnaient un Etat digne de ce nom et que, bien sûr, les électeurs sauront leur en savoir gré le moment venu.

Pourtant il est évident que le pouvoir n’a pas pu reproduire « l’imposture » du 11 janvier dernier qui avait consisté à faire croire qu’une énorme foule de « petits blancs » hurlant leur haine du fanatisme islamique et leur peur de l’Islam en général symbolisait « l’Union sacrée » d’un peuple multicolore, multiculturel, multiethnique ne pensant qu’à un « vivre ensemble » incarné par une gauche bien-pensante.

Le « Nous sommes tous Charlie » avait été une fantastique opération de propagande comme on n’en a peu connues. Il n’y a pas eu, cette fois, de « Nous sommes tous au Bataclan ». Les plus grosses ficelles s’usent plus vite encore que les autres.

La légitime émotion commençant à s’apaiser, les Français s’aperçoivent que si ce drame a bien démontré le danger croissant de l’Etat Islamique, il a aussi et surtout prouvé à quel point le pouvoir était incapable d’assumer le premier de ses devoirs régaliens : la sécurité des citoyens.

Dans n’importe quelle démocratie, 129 morts fauchés à des terrasses de restaurants et abattus dans une salle de concert au cœur de la capitale auraient immédiatement entrainé la démission du ministre de l’Intérieur, voire du gouvernement tout entier. On ne veut tout de même pas croire qu’en France 129 morts pourraient redonner le moindre prestige et la moindre autorité au pouvoir.

En jouant au « père de la Nation », en appelant à « l’Union sacrée » et en s’inclinant devant toutes les victimes, Hollande va-t-il réussir à faire oublier toutes « les failles » (dont il est responsable, par définition) qui ont mené à ce drame et à apparaitre en seul garant de notre sécurité ? Les Français seront-ils assez naïfs, après cette tragédie, pour lui faire confiance et se rassembler autour de lui ?

Il est vraisemblable aussi que les Français vont finir remarquer qu’Hollande et ses compères s’entêtent à faire mine d’ignorer qui sont ces terroristes (des musulmans), ce qu’ils veulent (instaurer un califat mondial) et quels soutiens ils peuvent espérer dans un pays où désormais la population est musulmane à 10%.

Ce matin, à l’Assemblée, sentant que certaines critiques commençaient à s’élever d’un peu partout, Manuel Valls est allé jusqu’à en « rajouter une couche » en brandissant la menace d’une attaque chimique. Est-ce vraiment le rôle d’un Premier ministre que de provoquer ainsi l’affolement général dans le seul espoir sans doute de grappiller quelques points dans les futurs sondages ?

Certes, on dira que l’opposition -ou ce qui en tient lieu- n’a pas fait preuve non plus, ces derniers jours, de la lucidité voire de la dignité qu’on serait en droit d’attendre de responsables politiques dans de telles circonstances.

Toujours est-il qu’on attend avec impatience les prochains sondages et, mieux encore, les résultats des régionales pour savoir si les Français ont davantage de clairvoyance que leur personnel politique et à qui vont profiter ces crimes

19 Nov 2015 | Comments (7)

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