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Quand Valls se ridiculise avec l’Islam…

 

Pour une fois que Manuel Valls avait eu le courage de dire la vérité, voilà qu’il fait aussitôt marche-arrière, volte-face même, et qu’il se met à bafouiller. Décidemment, dès qu’il s’agit de l’Islam, nos dirigeants deviennent d’une lâcheté qui ne peut que réjouir les Islamistes.

Dimanche, commentant à la fois l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier (où un Français a été décapité par un de ses employés islamiste) et le carnage de Sousse (qui a fait 39 morts, essentiellement des touristes européens) le Premier ministre avait –enfin- reconnu que nous étions « engagés dans une guerre de civilisation ».

Cela fait des années, en fait depuis la victoire de Khomeiny à Téhéran en 1979, que nous sommes un certain nombre, ici et ailleurs, à le répéter. Les ayatollahs iraniens, les prédicateurs algériens, les Talibans afghans, al Qaïda et Ben Laden, l’Etat Islamique et ses succursales multiples au Maghreb, en Afrique sahélienne, au Yémen et ailleurs, nous ont déclaré la guerre, à nous autres, les Occidentaux judéo-chrétiens, avec comme seul objectif de remplacer, à travers toute la planète, notre « civilisation » qui s’est imposée de par le monde, par leur « civilisation » qui est renaissante et qui, s’appuyant sur le Coran, la Charia et les textes de l’Islam, veut (ré)instaurer partout ce que fut la vie quotidienne des compagnons du Prophète au 6ème siècle à Médine.

Ces Islamistes pensent (savent) qu’ils peuvent s’appuyer sur le milliard et demi de Musulmans que compte la planète et chacun sait que tout, dans la grande histoire du monde -les nouvelles grandes religions, les grands empires- a toujours commencé par une poignée de disciples convaincus.

Les chefs du « Califat » qui règne désormais sur la moitié de l’Irak, les deux tiers de la Syrie, une grande partie de la Libye ne veulent pas simplement prendre le pouvoir à Bagdad, à Damas et à Tripoli. Ils veulent changer la face du monde, de Los Angeles à Aden, de Copenhague à Lagos, en terrassant cette « civilisation » qui leur a imposé une société, une culture qu’ils haïssent, avec la démocratie, les Droits de l’homme, la parité hommes-femmes, la monogamie, le capitalisme, le progrès, etc., autant d’exigences en total contradiction avec les préceptes qu’Allah a dictés à Mahomet.

C’est donc bien notre « civilisation » que les Islamistes veulent abattre pour la remplacer par la leur. L’Islam nous a déclaré une guerre à mort et précisément « une guerre de civilisation ».

Il est, bien sûr, ridicule de répéter indéfiniment, comme le font nos dirigeants irresponsables, que l’Islamisme n’a rien à voir avec l’Islam. Les Islamistes ne sont, évidemment, que l’avant-garde armée de l’Islam, un Islam (d’un milliard et demi de fidèles) qui se réveille, se radicalise, les « Islamiques » devenant des « Islamistes » au fur et à mesure des victoires que remporte l’avant-garde.

Or, devant le tollé de protestations du tout Paris des bobos-gauchos et autres Julien Dray provoqué par son moment de lucidité, Valls « précise » sa pensée, se contredit, se dément et, en réalité, se ridiculise.

Il nous jure (dans une interview au Monde d’hier) qu’il ne met pas de « s » au mot civilisation et qu’il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Islam et l’Occident mais d’une guerre que nous devons faire aux « barbares » de Daech « qui veulent détruire nos valeurs, non pas les valeurs de l’Occident mais les valeurs humanistes, les valeurs qui sont universelles ». Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve se précipite d’ailleurs à son secours en affirmant : « Il s’agit d’une guerre entre la civilisation humaine dans la pluralité de ses composantes et ces barbares abjects. C’est une guerre entre la civilisation humaine et la barbarie ».

Valls et Cazeneuve sont-ils incultes au point de croire qu’il n’y a qu’une seule et unique « civilisation » de par le monde, et que « la notre » serait celle de tout le monde ? Pensent-ils vraiment que nos « amis » les roitelets du Golfe arabique (qui financent « les barbares »), les imams d’Iran, les tribus du Sahel, les fidèles des mosquées de Mauritanie, du Pakistan, d’Indonésie partagent vraiment les mêmes « valeurs humanistes » que nous ? Croient-ils vraiment qu’il y a UNE « civilisation humaine dans la pluralité de ses composantes » (sic !)

Même les pires colonialistes d’antan n’osaient pas affirmer qu’il n’y avait qu’une seule et même « civilisation », avec ses seules et mêmes « valeurs » et qu’il fallait les imposer à tous « les sauvages » (comme disait alors Jules Ferry).

Non, les Islamistes ont bel et bien une « civilisation » qui s’appelle « la civilisation musulmane » et ce n’est pas parce qu’ils se sont lancés, à leur tour, dans une croisade de reconquête, avec des méthodes de « barbares », qu’il faut le nier et croire que le milliard et demi d’Islamiques qui se réveillent à adopter de tout temps et pour toujours nos valeurs « humanistes et universelles ».

Valls a l’habitude de nous raconter qu’il pourrait y avoir un « Islam de France » parfaitement compatible avec la démocratie et notre société. Va-t-il maintenant pousser le bouchon encore plus loin en nous affirmant, par peur d’être taxé par Julien Dray d’Islamophobie, que tous les Musulmans de la planète partagent nos « valeurs » et que c’est pour défendre, par exemple, les « valeurs » chères au roi d’Arabie saoudite que nous faisons la guerre à Daech ?

30 Juin 2015 | Comments (35)

L’orchestre du Titanic

Heureusement que les Français ont la mémoire courte. Il n’y a pas si longtemps on nous racontait qu’il n’était pas question que la Grèce quitte l’Europe, que ce serait une catastrophe épouvantable qui ébranlerait tout le vieux continent et que, d’ailleurs, la Grèce de Socrate et de Platon était la mère de l’Europe.

Ce matin, visage chiffonné mais très chic dans son beau costume et au milieu de la cour de l’Elysée, le même François Hollande nous a déclaré sans rire que les Grecs pouvaient parfaitement quitter la zone euro et l’Europe, que c’était leur choix et que cela n’aurait d’ailleurs strictement aucune conséquence pour la France qui avait désormais (et sans doute grâce à la politique qu’il mène depuis trois ans) une économie « robuste » (sic !).

Cette bonne nouvelle sur l’état de notre économie, aujourd’hui capable d’affronter toutes les tempêtes, ne va sans doute pas rassurer les marchés mais elle va sûrement faire très plaisir aux 5,5 millions de chômeurs que compte maintenant notre pays et qui n’avaient pas encore tous perçu à quel point les choses allaient mieux pour eux.

Avec une inconscience qui dépasse l’entendement, le président de la République s’est alors vanté d’avoir tout fait pour trouver une solution permettant de sortir de la crise, sans se rendre compte à quel point, en insistant ainsi sur les efforts déployés par Paris, il soulignait le peu de poids de la France sur la scène européenne. Il est même allé jusqu’à nous dire que Paris… et Berlin avaient joint leurs efforts. Or, jusqu’à présent, on avait cru comprendre que c’était la chancelière allemande, et elle seule, qui avait fait preuve d’intransigeance dans les négociations, imposant sa volonté à tout le monde et notamment à Hollande lui-même.

Hollande nous a aussi déclaré qu’Alexis Tsipras avait parfaitement le droit de recourir à un référendum et que les Grecs avaient parfaitement le droit de dire s’ils souhaitaient rester, ou non, dans l’Europe. Il est vrai qu’en démocratie, quand il y a un problème, il est toujours bon de demander son avis au peuple. Hollande devrait s’en souvenir plus souvent. Sauf qu’en l’occurrence il n’y a pas vraiment de problème. La question à laquelle les Grecs vont avoir à répondre dimanche prochain ne sera pas : « Voulez-vous, oui ou non, continuer à faire partie de l’Union européenne ? » mais : « Voulez-vous, oui ou non, que la Grèce fasse faillite immédiatement et sombre à tout jamais dans la pire des banqueroutes ? » Tsipras ne joue pas les démocrates, il tente, par cette pirouette, de sortir du cul-de-sac dans lequel il s’est fourvoyé en promettant n’importe quoi aux Grecs pour se faire élire et notamment qu’on pouvait très bien ne jamais payer ses dettes et continuer à trouver des créanciers.

Joueur de pipeau invétéré, François Hollande ressemble à s’y méprendre au chef d’orchestre du Titanic qui s’entêtait à jouer des valses alors que le navire sombrait. Il ne veut pas regarder par les hublots pour s’apercevoir que les Grecs, les Italiens, les Espagnols et même les Britanniques ne veulent plus de ce rafiot Europe qui, sous le commandement de technocrates bruxellois incompétents et d’une chancelière de fer impitoyable, fait eau de toutes parts.

Cette affaire grecque ne va pas seulement ébranler l’économie européenne, elle va, aussi et surtout, renforcer considérablement tous les « eurosceptiques » du Continent qui vont s’engouffrer dans la brèche. Ils étaient, jusqu’à présent, considérés, par les adeptes du politiquement correct et de la pensée unique, comme de vieux réactionnaires nostalgiques de la marine à voile, des frontières, du franc, du drapeau, des Nations. Or c’est l’extrême-gauche de Syriza qui a sonné la charge et dénoncé la dictature de l’austérité suicidaire des bureaucrates de Francfort et des Prussiens casqués de Berlin.

Hollande est devenu l’homme de tous les dénis, à un point caricatural et donc insupportable. Avec ses airs de « ravi de la crèche », il continue à ânonner que la France est sortie de la crise, que l’Islam n’est pas un problème, que « l’esprit du 11 janvier » a ressoudé l’union nationale, que l’Europe est notre avenir. Il laisse même maintenant entendre qu’il pourrait bien être réélu en 2017…

29 Juin 2015 | Comments (14)

Hollande, comme la prostate…

Clemenceau qui était médecin et qui avait été battu à la présidentielle disait souvent qu’il y avait deux choses totalement inutiles sur cette terre : la prostate et le président de la République.

Pour ce qui est de la prostate, cela ne fait plus débat depuis longtemps ; Clemenceau avait raison. Et pour ce qui est du président de la République, on est bien obligé de reconnaitre que François Hollande qui n’est pas un lion fait tout pour donner raison au Tigre. Oui, à quoi ce président sert-il donc aujourd’hui ? Evidemment, à rien.

Prenons les événements de ces jours derniers où l’actualité a été aussi lourde que variée puisque nous avons eu, coup sur coup, l’affaire des écoutes de la NSA, la querelle des taxis, la crise grecque poussée à son paroxysme, le carnage de Sousse et l’attentat (avec décapitation) de Saint Quentin-Fallavier en Isère.

C’est-à-dire que ce que Manuel Valls se résout –enfin et heureusement- à appeler « la guerre de civilisation » a pris une nouvelle ampleur ; que l’Europe qui devait nous sauver de tout vacille comme elle ne l’a jamais fait ; qu’une nouvelle catégorie professionnelle est au bord de l’explosion ; et que des révélations (dont personne ne voulait entendre parler) nous ont clairement confirmé, une fois de plus, que nos « amis » américains étaient les plus forts et qu’ils nous méprisaient souverainement.

A chaque fois, pour chacun de ces « dossiers », Hollande a cru devoir sortir de sa boite et jouer les chefs d’Etat. Se prenait-il pour de Gaulle, pour Churchill ou pour Roosevelt ? On ne sait pas. Mais à le voir plastronner ainsi dans la cour de l’Elysée devant les caméras, le « petit » se prenait visiblement pour un « grand ».

Se voulant ferme, digne et énergique en montant sur ses petits ergots, il faisait savoir à Barack Obama qu’il était inadmissible que les services secrets américains aient osé espionner tous les dirigeants français et qu’il ne fallait surtout pas que cela continue. Il a même pris son téléphone pour appeler la Maison-Blanche. On imagine le sourire goguenard du président américain en écoutant les jérémiades du petit français.

Ensuite, ce même président de la République française faisait savoir aux chauffeurs de taxi qu’il ne tolérerait aucune violence et que les taxis sauvages seraient poursuivis. Les uns n’ont visiblement pas été convaincus et préparent de nouvelles actions coups de poing. Les autres n’ont visiblement pas eu peur et continuent à charger des clients.

A propos de la Grèce, sûr de lui comme de l’univers, Hollande nous a annoncé, le plus sérieusement du monde, qu’un accord allait être trouvé, qu’Athènes ne quitterait jamais l’Europe, en nous laissant même entendre qu’il avait pratiquement tout arrangé à Bruxelles, en calmant les exigences et surtout l’intransigeance d’Angela Merkel. Tout le monde nous annonce aujourd’hui qu’en organisant un référendum Tsipras a rompu toutes les négociations et que les Grecs vont dire « non » à Bruxelles, à Merkel, au FMI, à la terre entière.

Mais c’est, bien sûr, à propos du terrorisme, qu’Hollande a poussé le bouchon du ridicule le plus loin. C’était sur le thème : « Dormez braves gens, je suis là et je m’occupe de tout ». Il nous demandait simplement d’être tous derrière lui en retrouvant, naturellement, le fameux « esprit du 11 janvier » (qui n’a jamais existé ailleurs que dans la gamberge machiavélique des communicants du régime). Là, ce sont « les gentils djihadistes » qui coulent des jours heureux dans les 90 mosquées salafistes de France et constituent la base de la fameuse « 5ème colonne » qui ont dû rigoler.

Que le président de la République française condamne le terrorisme islamiste, qu’il espère que la crise grecque trouvera rapidement une issue, qu’il tente de calmer les chauffeurs de taxis et qu’il ne soit pas content que la NSA et la CIA l’écoutent roucouler au téléphone avec Julie Gayet, on le comprend.

Mais le rôle d’un président n’est pas de geindre, de pleurnicher, de brûler des cierges, de faire des incantations. En clair, de démontrer en permanence qu’il est totalement inutile, comme une potiche, qu’il ne sert à rien, comme la prostate.

Obama, le moindre chauffeur de taxi, Angela Merkel, Alexis Tsipras, les « émirs » de nos mosquées plus ou moins souterraines mais aussi les rois et roitelets du pétrole qui financent le terrorisme islamiste, tous le considèrent comme quantité négligeable. Tous ont compris depuis trois ans qu’à part les envolées lyriques d’une autre époque et les blagounettes de sous-officiers, Hollande ne savait qu’inaugurer les chrysanthèmes.

Certes, il est capable d’envoyer nos soldats dans les dunes du Mali et nos Rafales au-dessus des sables de l’Irak mais il est incapable de désarmer la « racaille » (comme disait un autre qui n’a pas été plus brillant) ces islamiste qui pourrissent la vie de centaines de quartiers dans le pays en terrifiant les derniers blancs qui s’y trouvent et en préparant la victoire du Prophète. Incapable d’expulser les imams étrangers qui prêchent de djihad. Incapable de tenir un langage de fermeté aux commanditaires de cette guerre contre l’Occident

Le scandale de la NSA, l’insurrection des chauffeurs de taxis, l’agonie de la Grèce, la tragédie tunisienne et le drame de Saint Quentin Fallavier, viennent, en quelques jours, de démontrer une nouvelle fois à quel point 51% des Français se sont trompés, il y a trois ans. Pour leur défense, ils peuvent toujours dire qu’ils n’avaient guère le choix.

28 Juin 2015 | Comments (9)

Même Daladier n’était pas dupe…

Hier soir, sur la plupart des chaines de télévision, la nouvelle théorie des commentateurs patentés était de nous affirmer que la France n’était qu’une victime « collatérale » de la guerre que se livrent maintenant Sunnites et Chiites et qu’il était donc absurde de parler d’une « guerre de civilisation » qui opposerait l’Islam à l’Occident, d’une « troisième guerre mondiale » que les Musulmans nous auraient déclarée avec une 5ème colonne déjà installée, et depuis longtemps, dans nos quartiers.

Ces « spécialistes » rappelaient que le jour même de l’attentat de Saint Quentin Fallavier et du massacre de Sousse, il y avait eu, aussi, un attentat contre une mosquée chiite de Koweït, une attaque contre des chiites dans la banlieue de Mogadiscio et des opérations menées contre les rebelles chiites du Yémen.

Il est évident que l’Etat Islamique qui contrôle maintenant tout l’est de la Syrie, tout le nord de l’Irak et désormais une bonne partie de la Libye, est sunnite, constitué, pour l’essentiel, par d’anciens soldats de Saddam Hussein qui sont, d’abord, entrés en rébellion contre le pouvoir chiite que les Américains ont imposé à Bagdad, puis contre le régime de Bachar al Assad (alaouite, donc chiite). Cet Etat Islamique est soutenu par l’Arabie saoudite et les monarchies du Golfe, toutes sunnites et toutes en guerre plus ou moins larvée contre l’Iran, cœur du chiisme et qui soutient, tout naturellement, Bachar al Assad et le régime (fantoche) de Bagdad. Il y a donc bel et bien une guerre (séculaire) entre les Sunnites et les Chiites.

Il n’empêche que, tout sunnite qu’il soit, cet Etat Islamique a aussi déclaré la guerre à l’Occident comme l’avait, d’ailleurs, fait l’Iran chiite de l’ayatollah Khomeiny. Sunnites et chiites peuvent s’entretuer depuis des siècles, leur premier ennemi n’en reste pas moins l’Occident judéo-chrétien, avec sa démocratie, ses Droits de l’Homme, sa parité hommes-femmes, ses mœurs dépravées de mécréants. L’Islam, qu’il soit sunnite ou chiite, a une fantastique revanche à prendre contre cet Occident qu’il hait, qui l’a opprimé si longtemps et qui reste encore plus ou moins (et de moins en moins) le maitre du monde.

On comprend que les islamophiles invétérés veuillent nous rassurer en nous racontant n’importe quoi et notamment qu’il ne s’agit pas du tout d’une troisième guerre mondiale que nous aurait déclarée l’Islam mais d’une guérilla traditionnelle entre frères ennemis de l’Islam dont nous n’avons donc rien à redouter.

Mais il se trouve qu’il n’y a pas de chiites en Isère, qu’il n’y avait pas un seul chiite parmi les vacanciers européens qui se doraient au soleil de la plage de Sousse, que le gouvernement tunisien n’est pas chiite, pas plus d’ailleurs que n’étaient chiites ni les victimes de Merah, soldats de Montauban et Juifs de Toulouse, ni les dessinateurs de Charlie Hebdo ou les clients de l’épicerie cachère de Vincennes.

Faut-il prendre les Français pour des imbéciles pour leur affirmer, contre toute évidence, que l’éveil brutal de l’Islam (radical) ne s’en prend qu’au chiisme. D’ailleurs, si c’était vrai, on se demanderait pourquoi renforcer Vigipirate. La France n’est pas chiite et n’aurait donc aucune raison de s’inquiéter.

Quand le porte-parole de l’Etat Islamique a demandé à tous les Musulmans de la planète de transformer ce mois de Ramadan en enfer pour tous les mécréants, il ne visait pas (seulement) les chiites mais, bien évidemment et avant tout, tous les Occidentaux.

Après nous avoir raconté que l’Islam était une religion « de paix et de tolérance », parfaitement compatible avec notre démocratie et notre société, voilà qu’ils nous disent maintenant que nous n’avons rien à craindre, même s’ils nous décapitent, car ils n’ont qu’un seul ennemi, leurs frères chiites.

Finalement, on va s’apercevoir que le slogan (fort contestable) « Nous sommes tous Charlie » risque bien d’être plus exact qu’on ne le pensait. Oui, nous risquons tous d’être massacrés comme les dessinateurs de Charlie, et même sans être chiites.

Mais, Bon Dieu, ouvrez les yeux et arrêtez de nous mentir. Même Daladier, de retour de Munich, n’était pas dupe. A force de préférer le déshonneur à la guerre, nous allons avoir les deux, comme le disait Churchill.
http://www.jpfchat.com/golden-cherry/

27 Juin 2015 | Comments (8)

L’amalgame mais entre qui et qui ?

Mais quand donc les jean-foutres qui nous gouvernent vont-ils enfin comprendre que l’Islam s’est réveillé à travers la planète et qu’il nous a déclaré la guerre, à nous autres les démocraties ? Quand donc vont-ils arrêter de nous répéter que l’Islam est une religion « d’amour et de tolérance » et qu’il peut parfaitement être compatible avec la démocratie ? Quand donc ouvriront-ils les yeux et prendront-ils les mesures qui s’imposent ?

L’attentat, aujourd’hui, contre une usine de gaz industriel en Isère (avec décapitation d’un homme) et, au même moment, le carnage de touristes européens sur la plage de Sousse, en Tunisie, devraient pourtant les inciter à regarder la situation telle qu’elle est.

Qu’ils arrêtent de nous parler d’« actes isolés », de « loups solitaires », de « déments ». Tout cela est parfaitement organisé. Il y a en France, comme sans doute dans tous les pays occidentaux, plusieurs milliers de djihadistes prêts à ouvrir le feu contre des passants, à jeter des bombes contre les synagogues, les écoles, les mairies, à faire exploser des installations stratégiques. Ce ne sont pas des « terroristes », des « fanatiques ». Il faut les appeler par leur nom. Ce sont des Islamistes radicalisés, des salafistes ou des frères musulmans, en clair de « bons » musulmans qui suivent à la lettre les préceptes du Coran, qui font la guerre aux mécréants et qui veulent imposer un Islam pur et dur sur la planète toute entière, aussi bien dans les pays dits « musulmans » que dans les pays dits « démocratiques ».

Bien sûr, comme nous rabâchent nos dirigeants, il ne faut pas « faire l’amalgame ». Mais l’amalgame entre qui et qui ? Où est désormais la frontière entre « le gentil musulman » qui fait mine de s’assimiler à notre société avec tous ses avantages, tout en allant chaque vendredi à la mosquée, tout en respectant le ramadan, tout en faisant le pèlerinage de la Mecque et « le méchant islamiste », barbu et en robe longue, qui impose le port du voile intégral à ses deux ou trois femmes, qui ne veut pas que ses enfants mangent du porc à la cantine scolaire, qui refuse la mixité dans les piscines municipales ou les hôpitaux, qui écoute, soir et matin, les radio du Proche-Orient et rêve du « califat mondial » ?

Ce n’est pas la peine de connaitre les chiffres des services secrets, il suffit de regarder dans nos rues. Il y a de plus en plus de femmes voilées, de grands barbus, de « méchants musulmans ». En clair, d’année en année, de plus en plus de « gentils » basculent dans le camp des « méchants ».

Pourquoi ? Parce que depuis 1979 et la victoire de Khomeiny à Téhéran, l’Islam est reparti à la conquête du monde et qu’après avoir applaudi le triomphe de l’ayatollah, l’Occident, submergé par l’immigration, a été incapable d’endiguer la déferlante islamique.

Hollande et Valls nous annoncent un renforcement du plan Vigipirate. C’est totalement dérisoire et donc pitoyable. Tous les experts savent que Vigipirate n’a jamais empêché le moindre attentat ni à Montauban, ni à Toulouse, ni à Charlie Hebdo, ni à l’hypermarché casher de Vincennes, ni à Saint Quentin-Fallavier. Il y aurait de dizaines de milliers d’objectifs à protéger contre des inconnus qui ont, parfois, été plus ou moins suivis quelques mois par la police mais qui sont totalement libres de leurs mouvements et qui bénéficient de la présomption d’innocence que leur accordent le refus de tout amalgame et la peur de l’islamophobie.

Ce n’est pas en faisant patrouiller nos CRS et nos bidasses dans les gares et autour des lieux de culte qu’on gagnera cette guerre. Mais en noyautant ces groupuscules et en remontant jusqu’aux donneurs d’ordre, à l’étranger s’il le faut, et même dans des pays « amis ».

Les pays « de droit » ont tous les droits dès qu’il s’agit de leur survie. Nos services secrets savent parfaitement quelles sont les « officines » qui, à Téhéran, à Bagdad, à Damas, à Beyrouth, à Tripoli, ou même et surtout dans certains palais de la péninsule arabique, donnent des instructions à ces « dormeurs » fondus dans les foules occidentales.

Au lieu de chercher désespérément à établir un dialogue (évidemment de sourds) avec l’Islam et de nous rebattre les oreilles avec le mot « laïcité », ce gouvernement ferait mieux de reprendre en main, et d’une main de fer, l’Islam dit « de France » afin que les « gentils » ne deviennent pas tous, demain, des « méchants ».

Sinon, l’amalgame sera inévitable et il y a fort à parier que les Français (« de souche ») refuseront « la soumission » annoncée dans le dernier roman de Houellebecq et finiront par descendre, eux-mêmes, dans la rue.

Aujourd’hui, aussi bien Hollande que Valls ressemblaient furieusement à Paul Raynaud qui, en septembre 1939, annonçait que nous allions gagner la guerre parce que nous étions les plus forts et que d’ailleurs la route du fer était coupée…

26 Juin 2015 | Comments (16)

La malédiction française

Il y a des gens qui n’ont vraiment pas de chance. Prenez Hollande par exemple. Il a commencé par nous affirmer qu’il saurait, d’un tour de passe-passe dont il avait le secret, inverser la courbe du chômage. Le chômage a continué à augmenter. Il nous a alors déclaré sentencieusement qu’il fallait un peu de croissance pour qu’on puisse recréer de l’emploi. Ce qui est parfaitement vrai mais il aurait pu et dû y penser plus tôt. Mieux, il aurait dû faire quelque chose pour relancer la dite croissance. Et le chômage s’est encore aggravé.

Or, voici aujourd’hui que revient un (tout petit) peu de croissance, grâce à la baisse du prix du pétrole, à celle de l’euro et à celle des taux d’intérêt. Autant de bonnes nouvelles qui n’ont, bien sûr, strictement rien à voir avec la politique à la godille que mène, depuis trois ans, le chef de l’Etat et qui ne sont dues qu’à ce qu’on appelle pudiquement « la conjoncture internationale ». Mais le chômage augmente encore et toujours à son rythme infernal de 1.000 chômeurs de plus par jour ouvrable. Et l’INSEE nous apprend aujourd’hui que si la croissance va sans doute encore s’améliorer (moins d’ailleurs en France que dans le reste de l’Europe) elle ne créera pas d’emplois pour autant.

Visiblement, Hollande qui nous a imprudemment affirmé que si le chômage ne diminuait pas il ne se représenterait pas en 2017 ne sait plus à quel saint se vouer. Qu’il ait été fidèle à son cher et vieux socialisme d’antan à la Guy Mollet, qu’il se soit affublé d’un déguisement de social-démocrate à la Delors ou qu’il nous ait fait sourire avec son faux nez de social-libéral et en appelant à la rescousse, d’abord, Manuel Valls (5% lors de la primaire de la gauche) puis, Emmanuel Macron (ancien de chez Rothschild) rien n’y a fait. 8%, 9%, 10% de chômeurs, on ne sait plus s’il faut comparer le chômage à une inondation qui engloutit inexorablement le pays ou à un incendie qui le ravage sans pitié.

Il faut être juste, la droite n’a pas fait mieux quand elle a été au pouvoir. Mais il est vrai –et le détail est important- que, depuis des décennies, cette fameuse ou pseudo droite s’est toujours faite un devoir de pratiquer une politique quasiment de gauche, se refusant énergiquement à toucher à plus d’un demi-siècle d’avantages soi-disant acquis de haute lutte par les communistes, au lendemain de la Libération, par des gouvernements socialistes successifs, tout au cours de la IVème République, par la fausse révolution de mai 68, puis lors de l’interminable règne de Mitterrand ou du « quinquennat » de Jospin.

Les Français ont donc fini par avoir tendance de dire que droite ou gauche c’est « bonnet blanc-blanc bonnet », selon la célèbre formule de Jacques Duclos. Oui, sauf que, pour peu qu’on soit un peu attentif, on remarque rapidement que la droite au pouvoir n’a jamais fait la moindre politique… de droite. L’alternance n’a jamais été que de façade. On changeait les « gueules » mais on continuait sur la même mauvaise voie, droit vers le mur (ou le gouffre).

Une vraie politique de droite consisterait, par exemple aujourd’hui, à imposer les 40 heures de travail hebdomadaires, la retraite à 65 ou 70 ans, l’impôt sur le revenu pour 100% des ménages, à abroger 90% du Code du Travail, à réduire de moitié les 6 millions de postes de fonctionnaires, à supprimer toutes les allocations, aides, et subventions diverses et souvent farfelues à tous ceux qui n’en ont pas réellement besoin. Et tout cela dans un premier temps.

La question qui se pose alors est tout simple : quel score pourrait bien espérer obtenir le candidat qui aurait le courage, pour ne pas dire le culot, de présenter un tel programme ?

Ecoeurés aussi bien par la gauche que par la droite (et on comprend parfaitement pourquoi), certains en arrivent maintenant à se tourner vers l’extrême-droite, s’imaginant très naïvement qu’avec des gens qui bénéficient d’une certaine virginité puisqu’ils n’ont jamais été au pouvoir on pourrait espérer les voir mener une vraie politique de droite.

Et c’est ici qu’on s’aperçoit qu’il y a, en effet, une véritable malédiction dans ce pays. Maintenant que Marine Le Pen veut –voire peut- croire en une victoire, que nous promet-elle pour arracher les 20 ou 25% d’électeurs qui lui manquent encore ? Une politique… de gauche ! Les 35 heures, la retraite à 60 ans, une protection sociale généralisée, la sortie de l’euro et de Europe (mieux que les gauchos grecs ou espagnols !).

On pourrait s’étonner de cette volte-face radicale par rapport à la politique farouchement libéral (sur le plan économique) que prônait son père, Jean-Marie. Mais Le Pen père n’ambitionnait pas d’entrer un jour à l’Elysée. Marine, elle, veut être la première femme élue présidente de la République. Or, pour avoir la moindre chance d’être élu en France, il faut, comme l’ont fait Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande, promettre la réforme, la rupture, le changement tout en jurant ses grands Dieux qu’on ne touchera en rien à la maudite « exception » française qui fait de la France l’un des tout derniers pays collectivistes de la planète et qui fait à la fois notre fierté et surtout notre malheur.

La faute à qui ? Evidemment aux Français, ces veaux qui se sont endormis dans l’assistanat généralisé et qui ne veulent pas se réveiller ni même ouvrir un œil pour découvrir la réalité, diront certains. Non. On peut croire que si « quelqu’un » leur proposait « de la sueur, du sang et des larmes » pour sauver le pays, ils sortiraient de leur torpeur. Au fond, il ne nous manque qu’une seule chose : un homme providentiel.

Mais en l’attendant, droite, gauche, extrême-droite, bonnet blanc-blanc bonnet, à mettre tous dans le même sac et à jeter par-dessus bord. C’est la malédiction française

20 Juin 2015 | Comments (13)

La poule du président au Mont Valérien !

Ils nous prennent vraiment pour des cons ! Pardon d’être, peut-être, un peu vulgaire mais il n’y a pas d’autre expression et cela commence à faire beaucoup.

L’autre jour, c’était Manuel Valls qui s’offrait, aux frais de la République, un voyage à Berlin pour assister à un match de football de son équipe favorite qui n’est ni le PSG, ni l’Olympique de Marseille ni celui de Lyon mais une équipe étrangère, le Barça de Barcelone. Normal, dira-t-on, pour un né natif de là-bas, même si, entre temps, il est devenu binational et Premier ministre de la République… française.

Et Matignon nous racontait alors que le Premier ministre avait dû aller à Berlin pour rencontrer Platini afin de discuter avec lui des préparatifs de l’Euro qui se tiendra en France. Petit détail, le dit-Platini était le lendemain à Paris pour rencontrer Hollande… et discuter avec lui des préparatifs de l’euro en question.

Après trois jours de mensonges, de contradictions et de polémiques, Valls qui avait été pris les deux mains profondément enfoncées dans le pot de confiture, finissait par avouer et par reconnaitre qu’il avait fait « une bourde » et il annonçait qu’il allait rembourser le prix des voyages de deux de ses fils qui étaient à bord.

Aujourd’hui, c’est mieux encore. Le président de la République fait, pour la première fois, sortir de l’ombre sa nouvelle maitresse, la starlette Julie Gayet. Comble de l’impudeur –en fait de l’inconscience- il n’a rien trouvé de mieux que de choisir les cérémonies du 18 juin au Mont Valérien pour nous présenter sa poule. Avouons que ce n’était vraiment pas le lieu.

Naturellement, l’Elysée tente de « rattraper » le coup. Mlle Gayet, nous dit-on très officiellement, est au Mont Valérien non pas pour accompagner son amant de président mais pour accompagner son grand-père le docteur Alain Gayet qui, une chance, est Compagnon de la Libération.

Nous avons, bien sûr, beaucoup de respect pour le vieux monsieur dans sa chaise roulante qui, à 17 ans, a rejoint la France Libre, a été de l’expédition de Dakar, a participé à la Bataille d’el Alamein avant d’intégrer la 2ème DB. Mais comment ne pas imaginer sa gêne, pour ne pas dire sa honte, devant ses Compagnons, de servir ainsi, dans ce haut-lieu de la Résistance et du Gaullisme, de vague alibi à une vulgaire opération de « com » pour une vulgaire affaire de cul d’un vulgaire président qui n’aurait sûrement pas rejoint de Gaulle à 17 ans.

Sarkozy nous avait dit, au cours d’une conférence de presse mémorable, qu’avec Carla c’était « du sérieux ». Ce n’était pas d’une élégance folle mais cela avait le mérite de la franchise et correspondait d’ailleurs assez bien au bonhomme si ce n’est à la bonne femme.

Hollande, lui, est plus fourbe. Il demande à Match (spécialiste des histoires d’amour à rebondissements multiples de la famille princière monégasque) de faire, précisément cette semaine, sa « une » avec Julie Gayet en couleurs et, en même temps, il la fait apparaitre sur scène, au Mont Valérien, poussant la petite voiture de son malheureux grand-père. C’est d’ailleurs Match qui nous avait déjà révélé (à la demande de Mitterrand) l’existence de Mazarine.

Tout cela est de plus en plus pitoyable. Et d’autant plus que tout le monde a parfaitement compris que c’est la starlette qui a exigé cette pseudo officialisation. Elle n’aurait pas apprécié de voir « son homme » accueillir, sur le perron de l’Elysée, le roi et la reine d’Espagne avec, pour « partenaire », dans le rôle de la maitresse de maison, la ministre de l’écologie, mère de ses quatre enfants et qu’on surnomme désormais « la vice-présidente ». Valérie Trierweiller était jalouse de Ségolène au point d’envoyer son fameux tweet, Julie Gayet est jalouse de Ségolène au point d’exiger d’être au Mont Valérien avec son grand-père. Cet homme que personne ne nous envie fait décidément beaucoup de jalouses.

A l’Elysée, on joue Feydeau et, contrairement à un de ses prédécesseurs, le président n’a perdu aucune de ses « connaissances »…

18 Juin 2015 | Comments (9)

Grandes gueules et (tout) petits bras

La dernière trouvaille qu’« ils » viennent de sortir de leur chapeau pointu (et troué) n’est rien d’autre que… le prélèvement à la source. Cela fait un peu jaser dans le petit landerneau politico-médiatique parisien où certains vont jusqu’à nous parler d’« une grande réforme attendue par les Français depuis des décennies » mais, visiblement, mis à part quelques spécialistes, tout le monde s’en fout.

Ce n’est pas cela que les Français espéraient, dont les Français avaient besoin et que Hollande, lui-même, nous avait annoncé quand, au Bourget et ailleurs, il nous promettait monts et merveille et notamment « le changement » pour tout de suite.

Ce dont la France et les Français ont besoin pour essayer de sortir du gouffre c’est d’une réforme totale, radicale sans pitié de toute notre fiscalité qui est profondément injuste puisque moins de la moitié des ménages paie l’Impôt sur le revenu (alors qu’on ne peut tout de même pas croire, une seule seconde, que plus de la moitié des Français sont des pauvres) et qui asphyxie les entreprises tout en étranglant les classes dites moyennes.

Ils nous avaient promis une grande réforme du Code des Impôts et surtout, surtout de baisser les impôts et de rétablir un minimum de justice. Ils se contentent, après trois années de pouvoir, de changer le mode de paiement de l’Impôt sur le revenu. Grandes gueules et petits bras.

Et on s’aperçoit que c’est la même chose partout.

Ils nous avaient annoncé qu’ils allaient libérer l’économie, redonner de la compétitivité à nos entreprises pour qu’elles puissent à nouveau concurrencer les autres et reconquérir des parts de marché au milieu d’une mondialisation impitoyable. Ils disaient vouloir encourager l’initiative de tous ceux qui veulent créer de la richesse. Ils prétendaient jouer à fond la croissance pour créer de l’emploi. Et, après trois ans de réflexion, c’est… la loi Macron.

Certes, cette loi Macron fait couler beaucoup d’encre, il leur faut la faire passer aux forceps (avec le 49.3) mais, en vérité, même si personne n’ose le dire, cette loi Macron n’est rien d’autre qu’un ramassis de mesurettes totalement dérisoires et insignifiantes comme le travail le dimanche ou les transports en autocar.

Ce n’est pas avec ces gadgets qu’on donnera aux cinq millions et demi de chômeurs la moindre chance de retrouver un emploi et qu’on remettra nos entreprises sur pied. Ce qu’il fallait faire, et là encore de toute urgence, ce que tout le monde attendait c’est, évidemment, une totale remise à plat de notre énorme Code du Travail qui, depuis des années, étouffe toutes les entreprises, seules créatrices d’emplois. Mais, là encore, grandes gueules et petits bras. Ces « révolutionnaires » ne sont qu’en peau de lapin !

Tout le monde connait l’état de notre système de santé, « le trou » de la Sécurité sociale, les hôpitaux débordés, les déserts médicaux qui s’agrandissent à travers tout le pays, le recours indispensable aux étrangers pour trouver les médecins ou des infirmières. Là encore, il fallait tout remettre à plat, imaginer un système de remboursement des soins calculé en fonction des revenus de chacun, construire des hôpitaux au lieu de les fermer, assouplir la sélection dans les facultés de médecine et rappeler aussi à tous que « si la santé a un coût, elle n’a pas de prix ».

Que fait Marisol Touraine avec ses yeux globuleux grands ouverts et ses tenues de poupée Barbie ? Elle instaure le tiers payant qui rend hystérique les médecins libéraux, va créer un gigantesque chaos dans l’administration et ne changera rien ni au déficit de l’assurance maladie, ni à la qualité des soins. Grandes gueules et petits bras.

Et Najat Vallaud-Belkacem dont on parle tant ? L’Ecole française n’est plus qu’une usine à fabriquer des cancres et des chômeurs. Chaque année, elle jette à la rue 150.000 jeunes ne sachant ni lire ni écrire, elle est incapable de préparer les jeunes à entrer dans la vie active et donc responsable du taux de chômage des 16-25 ans, elle est incapable de faciliter, comme elle devrait savoir le faire, l’intégration des enfants d’immigrés.

Que fait la jeune, souriante et militante marocaine qui règne désormais rue de Grenelle ? Elle supprime le latin et le grec pour faire la nique à la bourgeoisie et transforme les cours d’histoire en séances d’endoctrinement. Et qu’importe si aujourd’hui nous avons 25% d’illettrés dans le pays, plus de 10% de chômeurs et des zones entières où les jeunes loubars font la loi.

Depuis des années, tous les candidats, de droite comme de gauche, nous affirment, pendant leur campagne, que la situation de la France n’est plus tenable (ce qui est vrai), qu’il faut de toute urgence réformer fondamentalement notre Code des Impôts, notre Code du Travail, notre Ecole, notre système de santé (ce qui est vrai). Tous naturellement s’engagent sur l’honneur à le faire s’ils sont élus, en nous promettant « la réforme », « la rupture » ou « le changement ». C’est selon. Aucun de l’a fait. Giscard s’est contenté d’abaisser l’âge de la majorité, Mitterrand d’abroger la peine de mort, Chirac de supprimer le service militaire, Sarkozy n’a rien fait et Hollande a instauré le mariage homosexuel.

Autant dire que cela fait plus de 40 ans que tous ceux que nous avons élus pour sauver la France n’ont jamais fait que jouer du pipeau sur la passerelle du navire qui sombrait.

18 Juin 2015 | Comments (9)

Le sol ou le sang ?

Sans doute un peu à court d’idées, Nicolas Sarkozy vient de relancer l’affaire du « droit du sol ». L’ancien président qui souhaite tant le redevenir continue donc à faire la course à l’échalote avec Martine Le Pen. Il n’a toujours pas compris que, maintenant, plus personne ne pourra jamais récupérer les électeurs du Front National qui se sont ainsi radicalisés par mépris, dégoût du PS, pour les uns, de l’UMP (même maquillée en Républicains) pour les autres.

Les 30% d’électeurs qu’on attribue, un peu généreusement, maintenant au FN préféreront désormais s’abstenir plutôt que de voter pour un Sarkozy, un Juppé, un Hollande ou un Valls qu’ils ont tous plus ou moins essayés avec le succès qu’on connait. Ils sont d’ailleurs convaincus qu’en 2017, au deuxième tour de la présidentielle, ils pourront voter pour la candidate de leur choix

Sarkozy a oublié la sentence de Pompidou : « Une présidentielle se gagne toujours au centre » ce qui veut dire explicitement que l’adversaire de Sarkozy aujourd’hui n’est pas Marine Le Pen mais bien Alain Juppé qui, lui, n’a pas oublié la leçon de Pompidou.

Cela dit, la question du « droit du sol » (ou « du droit du sang ») se pose bel et bien, ne serait-ce que parce qu’elle est au cœur des problèmes de l’immigration, de l’intégration, de l’assimilation et même, pire encore, au cœur de notre crise nationale (et fondamentale) de conscience, dans cette France où désormais plus personne –à commencer par nos plus hauts responsables politiques- ne semble savoir ce que c’est que d’« être français ».

La gauche, le centre et les droits-de-l’hommistes se mettent à hurler dès qu’on ose évoquer, du bout des lèvres, ce choix entre « droit du sol » et « droit du sang ». Pourtant la question mérite aujourd’hui qu’on la pose.

Est-on français parce qu’on est enfant de français, français de père en fils ou de mère en fille (c’est le « droit du sang ») ou est-on français parce que les hasards des déplacements, des voyages, des migrations, des correspondances aériennes vous ont fait naitre, un beau matin, sur le territoire français (c’est le « droit du sol ») ?

L’argument préféré des défenseurs du « droit du sol » est de nous répéter indéfiniment, la main sur le cœur, que ce « droit du sol » fait partie intégrante de la République depuis plus de deux siècles et qu’il est l’élément distinctif de la France « dans toute sa grandeur ».

On veut croire que la France a d’autres choses à proposer pour rappeler « toute sa grandeur ». Quant au fait que nous soyons des adeptes du « droit du sol » depuis plus de deux siècles cela n’a évidemment strictement aucune importance.

Nos droits-de-l’hommiste en tous genres ignorent visiblement que tout ou presque a changé en France (et ailleurs) depuis la prise de la Bastille. Au hasard, nous avons abrogé la peine de mort, donné le droit de vote aux femmes, gagné (et perdu) quelques guerres et même perdu nos colonies, nous avons inventé l’électricité, le téléphone, la télévision. Mais surtout le monde, la planète a changé. Il est devenu tout petit et très mal en point.

Dans le dernier village perdu de la jungle africaine où l’on crève de faim de plus en plus, à cause de la sécheresse et de la démographie galopante, tout le monde sait qu’il y a quelque part, ailleurs, des gens qui se gobergent à s’en rendre malades autour de piscines hollywoodiennes. Et tout le monde sait aussi que les Boeing et les Airbus ont remplacé depuis longtemps les trois-mâts.

Il y a des centaines de millions de malheureux affamés qui veulent venir « chez nous », les bienheureux, les riches et qui, faute de Boeing ou d’Airbus, sont prêts à parcourir à pied des milliers de kilomètres de désert puis à traverser les mers, à la nage s’il le faut. Arrivés sur nos plages, parqués dans des camps, errant dans nos rues, ces misérables, sans papiers, sans domicile fixe, sans rien, feront… des enfants. Sur notre sol. Ces enfants seront-ils des français ? Oui, répond-on à gauche et au centre. Ailleurs on n’ose pas poser la question.

Aujourd’hui, 30.000 enfants d’étrangers naissent chaque année sur le sol français et sont donc, automatiquement, français. Ce n’est, bien sûr, pas grand-chose à coté des 140.000 étrangers qui, chaque année, obtiennent « dans une pochette surprise » la nationalité française, soit par naturalisation, soit par mariage.

Mais on peut espérer -sans d’ailleurs y croire vraiment- que ces 140.000 étrangers ont rêvé de devenir français, ont appris notre langue, notre culture, notre histoire, se sont « assimilés » ou au moins « intégrés » par « amour de la France » et non pas simplement pour toucher des allocations familiales ou de chômage. Alors que ces 30.000 bébés (qui seront bientôt 300.000 et, avant longtemps, 3 millions) qui ont découvert leur carte d’identité française dans la salle de travail où accouchait leur mère, qu’ont-ils fait pour être, comme par enchantement, français à part entière en poussant leurs premiers vagissements ? Rien !

On pense, bien sûr, à la phrase célèbre : « Ce n’est pas parce qu’un pigeon a vu le jour dans une écurie qu’il est un cheval pour autant » Ce trait d’humour résume à lui seul l’absurdité du « droit du sol » en ce début du XXIème siècle qui voit les migrations de millions d’êtres humains dans tous les sens à la recherche d’un peu de bien-être ou, bien souvent, simplement pour tenter de survivre.

Il est évident qu’il faudrait pouvoir débattre calmement de ce sujet. Mais il est tout aussi évident que, sous la dictature de la pensée unique qui nous oppresse et la tyrannie du politiquement correct qui nous garrote, la chose ne sera pas possible.

Mais alors il ne faudra pas s’étonner que des Français dits « de souche » ne sachent plus ce que c’est que d’être français et qu’ils s’en aillent ailleurs.

17 Juin 2015 | Comments (9)

Le « coup d’Etat permanent » de Manuel Valls

Au fond, Manuel Valls est comme la plupart des Français. Il méprise souverainement la majorité socialiste qui a été élue, il y a trois ans, dans la foulée de l’élection de François Hollande à la présidence de la République. Il a parfaitement raison. Ces godillots du PS avaient raconté les pires de balivernes à leurs électeurs. Le Premier ministre méprise d’ailleurs tout autant le président de la République lui-même qui, lui aussi, nous avait raconté n’importe quoi pour se faire élire.

Du coup, Valls a pris l’habitude de dégainer le fameux 49.3, comme un vulgaire cow-boy, pour tirer à vue sur les travées de gauche de l’hémicycle de l’Assemblée. Mieux encore, il ne permet plus à son troupeau de bétail d’ouvrir la bouche pour crier grâce. Les moutons n’ont plus le droit de bêler. Plus de vote, plus de débat. Droit à l’abattoir. La Loi Macron passera au pas de… l’oie. On se souvient que « le petit Catalan » a passé son enfance dans l’Espagne franquiste. Ce sont des souvenirs qui ne s’oublient pas. D’ailleurs, il n’est pas le seul sur la planète à mépriser aussi ostensiblement ce qu’on appelle encore « la représentation parlementaire ». En Corée du Nord, en Chine, à Cuba, et dans quelques autres républiques bananières cela se fait aussi. Le plus curieux c’est que les Français finissent par trouver cela « normal ».

Mais le chef de l’Etat ou ce qu’il en reste (car pour paraphraser de Gaulle à propos de Lebrun, Hollande n’est pas un chef et il n’y a plus d’Etat) n’est pas mieux traité. Certes, il tente de faire bonne figure avec son air benêt aussi bien sous les sifflets des Français au Mans que devant la momie de Bouteflika  à Alger mais qui pourrait croire que l’homme du discours du Bourget qui voulait déclarer la guerre à la finance soit ravi de voir son vizir (devenu déjà calife) faire en permanence des gâteries à Gattaz et au Medef ? Mais lui non plus n’a pas le choix. Comme tous les autres socialistes, ministres, parlementaires ou militants de base, il ne peut qu’avaler son chapeau.

Valls fait un « coup d’Etat permanent » pour reprendre une formule célèbre. Premier ministre socialiste, chef d’une majorité socialiste, ce garçon à l’ambition démesurée, aux allures de Sarkozy et qui se prend pour Bonaparte, fait du… Giscard sauce barriste.

Cela dit, s’il trahit sans la moindre pudeur Hollande et les socialistes en général, on ne peut pas lui reprocher d’avoir trompé son monde. Il a toujours annoncé sa couleur qui n’était évidemment pas le rouge vif. Lors de la primaire de la gauche, affrontant Hollande, Martine Aubry, Montebourg et Ségolène Royal, il s’était présenté très honnêtement en jeune cadre libéral, bien propre sur lui, balayant d’un revers de la main les 35 heures et toutes les autres foutaises chères à ses camarades. Il avait obtenu 5,63% des voix, sans doute des électeurs de droite qui s’étaient amusés à aller voter ce jour-là. L’incompréhensible dans cette histoire reste que Hollande n’ait trouvé personne d’autre pour Matignon que ce « social traitre ».

C’est la première fois dans l’histoire de la Vème République que nous avons un Premier ministre qui mène (tambour battant) une politique en totale contradiction avec celle que souhaiteraient et le président et la majorité parlementaire et les électeurs de 2012. Vu la politique que nous avaient promise et Hollande et le PS, c’est évidemment une chance. Comme qui dirait un moindre mal. Il est évident qu’il faut mieux avoir à Bercy un Macron venant de chez Rothschild plutôt qu’un illuminé du genre de Montebourg.

En réduisant au silence la gauche, Valls coupe aussi l’herbe sous les pieds de la droite. Les « Républicains » sont de très mauvaise foi en hurlant au scandale à propos de ce nouveau recours du 49.3. En effet, si Valls n’avait pas voulu passer en force pour violer la gauche, la droite aurait été obligée, si ce n’est moralement du moins logiquement, de voter en faveur de la loi Macron, une loi qui, aussi modeste voire aussi dérisoire qu’elle soit, va tout de même plus loin que ne sont jamais allés les gouvernements… de droite.

Cela dit et qui est désolant, on peut se demander si François Hollande en interprétant ainsi avec brio le rôle du « grand cocu du quinquennat » ne va pas réussir, malgré lui, à tirer son épingle du jeu. En se lançant dans le libéralisme sans scrupule, Valls prépare évidemment son propre avenir (pour 2022, après un nouveau quinquennat raté de Sarkozy, voire pour 2017 en cas d’événement imprévu) mais il va peut-être –qui sait ?- permettre à Hollande de présenter en 2017 un bilan moins catastrophique que n’aurait été celui de la politique qu’il aurait voulu mener.

Rue Solferino, on dit –pour s’en lamenter- que Valls mène Hollande par le bout du nez. Le comble serait qu’il le mène ainsi à sa réélection…

16 Juin 2015 | Comments (3)

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