Cela recommence ! Najad Vallaud Belkacem, qui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, est ministre de l’Education Nationale, veut supprimer les notes à l’école.

C’est un vieux fantasme de la gauche. Ils nous racontent que c’est pour ne plus « stresser » les enfants, pour éviter de devoir, en permanence, avoir recours à des « équipes psychologiques » dans tous les établissements scolaires, pour ne pas apprendre aux enfants, dès leur plus jeune âge, que la vie n’est que compétitions, pour mieux les préparer à se retrouver dans les agences de Pôle-emploi, au milieu de troupeaux d’autres analphabètes et illettrés qui auront, comme eux, somnolé pendant toute leur scolarité, au fond de la classe, près du radiateur.

C’est évidemment criminel. L’école n’a pas pour seule vocation d’apprendre à lire, écrire et compter à nos chères petites têtes plus ou moins blondes (ce qu’elle ne fait d’ailleurs plus du tout depuis quelques décennies), elle a aussi, en principe, pour mission de les préparer à affronter la vie, c’est-à-dire, d’une part, de leur donner les rudiments d’un métier qu’ils pourront éventuellement exercer et, d’autre part, de leur faire savoir que la vie est un combat sans pitié où chacun se débat du mieux qu’il peut pour essayer de se faire une petite place au soleil.

Il y eut un temps où la grande spécialité française (et la grandeur de notre système scolaire) était « la méritocratie ». Des fils de paysans entraient à l’Ecole Normale Supérieure, des fils d’ouvriers entraient à Polytechnique. Peu souvent, c’est vrai, mais chaque parent pouvait alors espérer que son enfant gravirait un ou deux échelons de l’échelle dite sociale, pour peu qu’il soit brillant et travailleur.

Au nom de la lutte des classes, de l’égalitarisme à tout prix, les socialistes ont tué la méritocratie pour pratiquer le nivellement par le bas.

Certes, les enfants des ministres et des députés socialistes vont toujours à l’Ecole alsacienne, puis à Henri IV, puis à Sciences Pô, comme les fils de tous les grand bourgeois, mais les « petits » des pauvres, des chômeurs, des exclus, n’ont qu’à croupir dans les collèges et il ne saurait être question de distinguer, dans cette fange de notre société, les quelques bons élèves de la masse des cancres, pour leur donner une chance à laquelle ils n’ont, bien sûr, pas droit.

Il est vrai que la méritocratie avait quelque chose de profondément injuste. Elle favorisait les enfants intelligents par rapport aux crétins, sans même tenir compte de leurs origines sociales. Un fils de simple gendarme pouvait entrer à Saint Cyr et -qui sait ?- finir maréchal de France.

Mais la suppression des notes scolaires n’est bien sûr, qu’un début. La société dont rêvent Najat Vallaud-Belkacem et ses amis sera sans notes, sans classements et surtout sans sondages. Tout le monde pareil, même traitement pour les bons et les mauvais.

Plus de notes à l’Ecole, plus de sondages dans la vie politique. Car il est aussi scandaleux de mettre un zéro pointé à un cancre que de mettre un 13/100 à un chef de l’Etat…