Une fois de plus, ce gouvernement joue sur les mots pour tromper les braves gens et leur imposer son idéologie. Le mariage des homosexuels a été baptisé « mariage pour tous ». Une escroquerie ! Cette fois –et c’est beaucoup plus grave encore- c’est l’euthanasie qu’ils rebaptisent et qu’ils appellent « la sédation profonde jusqu’au décès ».

Hollande aura beau nous raconter n’importe quoi en brandissant, comme ce matin, tous les rapports du monde, pratiquer une « sédation profonde jusqu’au décès » c’est bel et bien donner la mort à un malade. Et cela s’appelle un meurtre et même un assassinat puisqu’il y a préméditation. Même si le coup de grâce est pratiqué par un médecin qui a oublié que sa vocation était précisément de lutter contre la mort et pas de la donner. Et même si l’euthanasie a été légalisée en Belgique.

Les partisans de l’euthanasie nous expliquent que « les progrès » de notre société exigent qu’on « abrège les souffrances insupportables des malades incurables ». Or les « progrès » de la médecine (qui n’ont rien à voir avec ceux de notre société) permettent de soulager de mieux en mieux les souffrances des agonisants et aucun médecin digne de ce nom ne peut affirmer qu’un malade est incurable. On a déjà vu des « miracles » et des malades plongés dans un coma profond se réveiller.

Le tout est de savoir ce qu’on appelle « la vie ». Un grand malade, gisant inconscient sur son lit de douleur, est-il encore « en vie » ? Evidemment oui, tant que son cœur continue à battre, que ce mystère qu’est la vie résiste un tant soit peu. Même s’il semble totalement endormi, inerte, absent, il vit. Même si tout indique qu’il va s’éteindre dans les prochains jours, dans les prochaines heures, il vit encore. Et personne n’a le droit « d’abréger » non pas ses douleurs mais cette vie. Même si ce malade a, un jour, exprimé le souhait d’être euthanasié, aucun médecin ne peut l’achever, aucun hôpital, aucune clinique ne peut devenir un abattoir, une usine à donner la mort.

Le seul progrès consisterait à améliorer ce qu’on appelle « les soins palliatifs », l’accompagnement vers la mort et non pas son accélération.

Ne soyons pas naïfs. Tout le monde sait parfaitement que, dans certains cas, rarissimes, les médecins décident, en leur âme et conscience, d’arrêter les soins désormais totalement inutiles d’un malade qu’ils savent perdu à très brève échéance. Mais cela se fait dans le secret de l’hôpital, avec l’accord généralement tacite de la famille, et non pas en vertu de l’article numéro tant de la loi du tant, avec la signature en bonne et due forme de trois proches majeurs, ayant tous leurs droits civiques et lorgnant peut-être sur un éventuel héritage.

Les spécialistes de la santé nous avouent à mi-voix que les soins palliatifs sont particulièrement onéreux et, par définition, généralement inutiles puisqu’on sait la mort de ces malades inéluctable. Voilà sans doute la seule (et bonne ?) raison de tuer nos vieux. Ca coûte cher ! L’euthanasie est certainement la meilleure façon de nous débarrasser de nos « encombrants ».

Mais alors qu’on nous le dise clairement. Hitler voulait déjà se débarrasser des infirmes, des débiles, des handicapés et de toutes les bouches inutiles à nourrir auxquelles il accordait « une sédation profonde jusqu’au décès ». Il parait que certaines tribus sauvages achèvent aussi leurs vieux et leurs malades.

Qui aurait pu penser qu’un jour, au début du XXIème siècle, des gens se présentant comme « progressistes » pourraient nous affirmer que le progrès consistait à achever les grands malades ?

Certains vont organiser, en janvier, une « Marche pour la vie ». Il faudra y aller. Il faut se mobiliser.