Archives par moisdécembre 2014



Vivement… 2017 !

François Hollande a indiscutablement un avantage considérable sur Nicolas Sarkozy. Il arrivait, en effet, souvent à l’ancien président de nous décevoir. Hollande, lui au moins, ne déçoit jamais personne, même plus à gauche.

Qu’il nous annonce, comme il l’a fait si souvent, qu’il va inverser la courbe du chômage, grâce à sa baquette magique personnelle, ou que les impôts n’augmenteront plus, car il en a décidé ainsi, ou même que la croissance arrive et qu’il la sent venir de toutes ses narines, nous savons tous que ce ne sont que des « menteries » de commis voyageur et des balivernes de garçon de bains.

Avec son physique, à mi-chemin entre le Casimir de l’Ile aux enfants et le sergent Garcia de Zorro, et son nez à la Pinocchio qui s’allonge indéfiniment à chaque mensonge, le président de la République, garant de nos institutions et chef suprême de nos armées, n’amuse même plus les gamins les plus insupportables et ne fait désormais plus rire (mais aux éclats) que dans toutes les capitales étrangères.

En l’écoutant nous présenter ses vœux, en ce soir de Saint Sylvestre, on ne pouvait pas ne pas se demander soudain ce qu’il avait bien pu raconter à Ségolène Royal, à Valérie Trierweiler, à Sophie Gayet et à toutes les autres pour les séduire, voire même les charmer.

Car une chose est sûre : avec les Français, le charme n’agit plus, il est émoussé, éculé, rompu, oublié, disparu. Dieu sait si Arthur et Patrick Sébastien qui partageaient avec lui la vedette pour cette soirée (un peu lamentable) du Réveillon télévisé, sont, par moments, pitoyables avec leurs vieilles ficelles de bateleurs de foire à bestiaux d’une autre époque, eh bien, avec leurs clowneries et leurs calembours approximatifs, ils étaient plus supportables que le président de la République.

Il avait eu beau s’être assis derrière la table du Général, dans le bureau du Général, rien n’y faisait. Allez donc savoir pourquoi ? Ce type ne passe pas. En tous les cas, il ne passe pas pour un chef d’Etat.

Il lui manque sans doute « quelque chose », ce « petit quelque chose » qui fait toute la différence entre un président du Conseil général de la Corrèze et un président de la République, entre un premier secrétaire du PS et un chef d’Etat, entre un homme politique et un homme d’Etat. Un « petit quelque chose » qui ressemble à un abîme.

Et comme, c’est bien connu, on ne se refait pas, il ne se refera pas et nous en avons encore pour plus de deux ans à devoir avoir honte de celui que nos compatriotes ont hissé, par erreur, au sommet de l’Etat. Et nos institutions étant ce qu’elles sont, nous n’avons que nos yeux pour pleurer sur notre triste sort.

Pour ceux qui n’ont pas eu le courage de s’imposer ces 9 minutes 30 d’auto-publicité, disons d’un mot qu’il a commencé par nous mentir effrontément en nous déclarant textuellement : « 2014 fut une année rude mais j’ai tenu bon en suivant fermement le cap que j’avais fixé ». Mais pour qui nous prend-il ?

Si 2014 fut, en effet, une année « rude », on n’avait jamais vu, jusqu’à présent, un président de la République trahir à ce point ses électeurs et faire une telle volte-face que ce socialiste soi-disant pur jus quand il nomma, d’abord, Manuel Valls à Matignon, puis, pire encore, Manuel macron, l’ancien de chez Rothschild, à Bercy. Etait-ce vraiment « le cap » qu’il avait fixé lors de son fameux discours du Bourget et pour lequel une majorité de Français l’a élu ? Même Mitterrand n’avait pas osé se renier à ce point. C’est dire !

Pour le reste ? Rien. Il nous a annoncé que la loi Macron allait « donner un coup de jeune à notre société » et que la conférence sur le climat qui se tiendra en Paris en décembre prochain allait sauver la planète, ou presque. Ah si. Il nous a aussi annoncé qu’il allait faire présenter le projet de loi sur l’euthanasie. Il va donc nous falloir nous mobiliser pour sauver nos vieux et nos malades.

Après l’avoir entendu, si ce n’est écouté, on ne pouvait que se dire : encore 2015, encore 2016, vivement 2017 ! Mais que de temps perdu…

31 Déc 2014 | Comments (15)

Bonne année, les amis !

1.200 personnes ont l’indulgence de lire chaque jour ce modeste blog. Cela ne fait pas beaucoup mais cela fait tout de même plaisir. Il faudrait multiplier ce chiffre par à peu près 20.000 pour que nous ayons une chance de gagner les élections, de prendre le pouvoir et de changer les choses comme nous le souhaitons. Ce ne sera donc pas demain la veille.

Mais, en attendant, nous formons un petit club que certains ont bien voulu qualifier d’« élégant » et au sein duquel nous pouvons mutuellement nous réconforter en râlant en chœur et en nous apercevant que nous ne sommes pas aussi seuls que nous aurions pu le redouter à penser certaines choses.

Il va sans dire qu’il nous arrive de nous chamailler. Il y a, par exemple, parmi nous, ceux qui en ont assez d’être généreux, à fonds perdus, même le soir de Noël, et ceux qui ne voudraient pas que ces temps difficiles nous fassent totalement perdre notre âme, à la fois chrétienne et voltairienne. Ceux qui sont prêts, à bord de ce rafiot en perdition, à tout balancer par-dessus le bastingage et ceux qui voudraient, au milieu des flots déchainés, sauvegarder quelques brides de ce qu’on appelait autrefois « nos valeurs » et auxquelles ils s’accrochent avec la foi du charbonnier, métier qui a, d’ailleurs, disparu.

Mais, au-delà de ces broutilles qui nous permettent parfois d’animer un peu vertement nos commentaires, nous avons un avantage considérable sur beaucoup d’autres, sur nos politiciens de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, sur nos commentateurs patentés aux vestes usées jusqu’à la corde à force d’avoir été retournées dans tous les sens, sur nos salonards et nos habitués de bistrots qui, tous autant qu’ils sont, ne savent plus qui ils sont ou qui, s’il leur arrivait de s’en souvenir, ne voudraient à aucun prix l’assumer.

Ici, et même si ce n’est pas à la mode, si cela risque de nous faire vouer aux gémonies et reléguer au ban de la société et au banc ces accusés, on est « de droite ».

Encore faut-il s’entendre sur les mots car cela fait des décennies que le Tout-Paris bien-pensant, de la tribune du Palais Bourbon à la terrasse des Deux Magots, nous serine, en bégayant, à la fois que droite et gauche sont des repères qui n’ont plus cours depuis belles lurettes et que, d’ailleurs, droite et gauche sont devenues… la même chose.

A première vue, on ne pourrait que leur donner raison puisque, depuis ces mêmes décennies, que la droite ou la gauche soient au pouvoir, « ils » nous font la même politique (nettement de gauche, d’ailleurs) et toujours aussi catastrophique, à quelque sauce qu’ils nous l’accommodent.

Mais ce n’est pas parce que nos élus de droite ne sont plus de droite depuis des lustres que la droite a disparu pour autant. Elle survit dans quelques recoins du pays, dans les profondeurs de quelques âmes « bien nées » réduites, pour l’instant, au silence.

La droite, c’est, d’abord et avant tout, la liberté, pour tous et pour chacun, liberté de penser, de s’exprimer, d’inventer, de créer, d’entreprendre ; c’est, ensuite, le respect d’un ordre ou d’un équilibre que les uns qualifient de « divin » et les autres de « naturel », la famille, les autres, tous les autres, la terre elle-même telle qu’elle nous a été léguée ; c’est, enfin, l’amour de la France, de son histoire, de ses paysages, de sa culture, voire même de sa cuisine.

Autant dire que la droite ne peut que combattre la loi Gayssot et toutes les censures qui nous sont imposées par la dictature de la pensée unique et du politiquement correct, un système dont la fiscalité et la législation du travail étouffent le citoyen et asphyxient les entreprises, une politique qui détruit méthodiquement la famille et une autre qui, en supprimant les frontières, voudrait faire disparaitre notre pays au profit d’un « machin » informe et notre culture pour la remplacer par celle d’un « volapuk » immonde. Dans parler de la mauvaise « bouffe ».

La droite c’est la liberté, l’égalité, la fraternité, autant de mots qui ont disparu ailleurs que sur les frontons de nos édifices publics délabrés, avec, en plus, la France pour sauvegarder tout cela. Avec, en prime, parfois, le lièvre à la royale.

Alors quels sont nos vœux pour cette nouvelle année qui va commencer dans quelques heures ? Ils sont simples. Que cette droite-là se réveille et qu’elle ait le courage de reprendre la parole. C’est un peu l’histoire de Rodrigue : nous n’étions que 1.200, mais en arrivant au port… Le port est encore loin et la mer démontée.

Tiens et si, tout en célébrant les 70 ans de la fin de la dernière guerre, nous fêtions aussi les 500 ans de la victoire de… Marignan. Tout le monde connait « Marignan 1515 ». Cela fait juste cinq siècles et personne n’y a pensé…

Bonne année, les amis !

31 Déc 2014 | Comments (14)

Un président qui voudrait se présidentialiser…

On nous dit que, demain soir, François Hollande tentera de se… « présidentialiser ». Il serait grand temps ! Et pour ce faire, il nous adressera ses vœux non pas, comme en 2012 ou 2013, du jardin ou de la cour de l’Elysée, mais de son bureau présidentiel. Comme le faisait… de Gaulle en personne.

C’est, parait-il, « la » grande idée du jour de ses « communicants ». Avec, sans doute, le petit labrador à ses pieds puisque c’était « la » grande idée d’hier de ces mêmes « communicants » qui veulent, nous explique-t-on, à la fois donner à leur client un petit quelque chose de majestueux dans ce décor prestigieux et en même temps rappeler à tous qu’il est, aussi, un président « normal », un Français comme tous les Français, avec son toutou lui mordillant ses pantoufles. Majestueux et normal !

Hollande a maintenant un chien comme Giscard, Mitterrand, Chirac et Sarkozy et il reprend le cadre cher au Général. Que veut-on de plus ? Si avec tout cela la France n’est pas sauvée, ce sera à ne plus rien y comprendre.

Peut-être faudrait-il aussi qu’en plus, pour faire plus solennel encore, il se déguise carrément en général. Il y a sûrement un vieil uniforme qui traine quelque part dans une armoire de l’Elysée. Si non, il pourra toujours emprunter la grande tenue d’un garde républicain, sans oublier, bien sûr, le plumet.

Tout cela est grotesque ! Comment n’ont-ils pas encore compris, dans « l’entourage du prince », que ce n’était ni le décor, ni la mise en scène, ni le costume, ni même une gentille bestiole somnolant aux pieds de son maitre qui comptaient sur la scène du pouvoir mais… le texte, en prose ou en alexandrins, et encore à condition qu’il soit suivi d’effets.

Car, bien sûr, le drame de l’artiste qui va nous jouer la troisième représentation de ses vœux au peuple français c’est que plus personne dans le public, ni à l’orchestre, ni au balcon, ni au « paradis », ne peut plus attacher la moindre importance à ce qu’il débite, même s’il y met des trémolos.

C’était Villepin qui écrivait les textes de Chirac et Guaino ceux de Sarkozy. C’était souvent assez bien tourné. Mais depuis qu’Aquilino Morelle s’est fait renvoyé comme un larbin du palais pour avoir fait cirer ses propres chaussures sans cirer celles du président, on ne sait plus qui sert de « nègre » à Hollande. Et le niveau a nettement baissé.

Cela dit, on doit reconnaitre qu’il faudrait un sacré talent pour rédiger les dix minutes de monologue que le président-du-chômage-de-la-dette-des-déficits, etc. doit nous servir le soir de la Saint Sylvestre.

En principe, le bon usage exige que le chef de l’Etat dresse un bilan à peu près satisfaisant de l’année écoulée et annonce, sans sourire, que l’année qui va commencer sera encore meilleure. On voit mal comment, même avec l’aide d’une plume particulièrement talentueuse, Hollande pourrait faire de l’autosatisfaction et nous vendre des lendemains enchanteurs.

Curieusement, Manuel Valls vient d’ailleurs, hier, de lui brûler la politesse en annonçant sans ménagement que « Les Français auront encore des efforts à faire dans les prochaines années » et qu’« Ils n’en ont pas fini avec les sacrifices ».

Plus curieusement encore, ce Premier ministre (français, mais catalan) a fait cette annonce… en espagnol et dans la presse… espagnole. Et personne ne s’est insurgé. NI le Président qui a vu ainsi son « collaborateur » (comme aurait dit Sarkozy) lui couper l’herbe sous les pieds, ni un seul commentateur qui aurait pu faire remarquer qu’un Premier ministre français, annonçant que les Français allaient encore « en baver » pendant des années, aurait dû, au moins, s’exprimer en français et dans la presse française. C’est vraiment n’importe quoi !

Donc, demain soir, des deux choses l’une. Ou Hollande nous traduit en français ce que son Premier ministre a cru devoir dire hier dans la langue de Cervantès et ce sera, pour le Réveillon, la soupe à la grimace. Ou il nous annonce que, comme il s’y était engagé, après une première moitié du quinquennat un peu difficile, nous allons maintenant pouvoir bénéficier des fruits de tous nos efforts et ce sera un éclat de rire (jaune) général. Hollande ajouterait alors, bien sûr, qu’il change de Premier ministre puisque « l’Espagnol », en jouant les oiseaux de mauvais augure, nous a raconté des balivernes. Les paris sont engagés.

Mais une chose est sûre. Quand Valls déclare aux lecteurs d’El Mundo (journal espagnol conservateur et non pas de gauche) qu’il ne veut pas parler pour l’instant de son éventuelle candidature à l’Elysée en 2017, on comprend, évidemment, qu’il ne pense déjà qu’à cela.

Comme Fillon qui, dès 2007, nous déclarait qu’il était « à la tête d’un Etat en faillite » pour apparaitre, un jour, en homme recours ayant toujours dit la vérité, Valls nous annonce « du sang et des larmes » pour discréditer son président, se dédouaner lui-même et préparer son avenir.

Mais attendons de voir comment le président va essayer de se présidentialiser…

30 Déc 2014 | Comments (11)

Une vie de chien à l’Elysée

La presse nous raconte, ce matin, que François Hollande a trouvé un nouveau « truc » pour essayer de regagner un peu de popularité chez les Français. Il va s’exhiber avec le petit labrador que des Français du Canada viennent de lui offrir et qui s’appelle Philae.

C’est d’ailleurs une tradition chez nos présidents. Depuis Giscard, nous avons toujours eu droit à des photos, parfois un peu posées, de nos chefs d’Etat caressant, ou faisant mine de caresser, leur compagnon à quatre pattes.

C’est à la fois sympathique et révélateur. Giscard caressait ses chiens comme un chasseur, un peu distant. Mais il est vrai qu’il chassait les grosses bêtes et qu’un labrador est peu utile en face d’un éléphant ou d’un lion. Mitterrand les caressait comme un promeneur à la fois solitaire et florentin, aimant marcher seul dans les bois et ne se confiant qu’à des confidents silencieux. Chirac les caressait sans grande conviction, pour faire plaisir à sa femme et à sa fille. Sarkozy ne les caressait que devant les photographes. On peut craindre qu’Hollande ne caresse Philae… qu’à rebrousse-poil.

Le rebrousse-poil est une habitude chez lui. Pour jouer l’union nationale, il lance le « mariage pour tous » qui divise les Français comme ils ne l’avaient plus été depuis l’affaire Dreyfus, pour récupérer son électorat de gauche, il nomme Valls à Matignon et Macron à Bercy.

On peut redouter le pire pour Philae. Les chiens sont aveuglement fidèles mais ils exigent, en retour, un minimum de fidélité de la part de leur maitre. Or, Hollande n’est fidèle ni avec les femmes de sa vie ni avec ses électeurs. Comme les éléphants, il trompe énormément. On pense à la pauvre Ségolène, à la méchante Valérie et à quelques autres, innombrables. On pense aussi aux militants socialistes, aux salariés de la métallurgie lorraine, aux agriculteurs, aux contribuables des classes moyennes, en fait aux 18.000.668 de nos compatriotes qui lui ont fait confiance et qui, comme de petits toutous trop naïfs, ont déposé un bulletin à son nom dans l’urne présidentielle.

Hollande va-t-il serrer le collier de Philae comme il nous serre la ceinture, va-t-il, au nom de l’austérité imposée par Bruxelles, réduire la pâtée de la pauvre bête et va-t-il ignorer ses grognements comme il méprise les nôtres quand nous osons exprimer notre mécontentement ?

Il faudrait qu’il fasse attention. Il y a 7,4 millions de chiens en France ce qui veut dire qu’il y a environ 15 millions d’électeurs et d’électrices qui aiment les chiens. S’ils s’apercevaient que Hollande donne des coups de pied à Philae, ils ne le lui pardonneraient pas et les sondages se remettraient à plonger.

Cela dit, entre nous, que l’Elysée puisse compter sur la présence de ce petit chiot pour requinquer l’image du président est tout de même assez pitoyable. Mais on peut aussi comprendre que ses « experts en communication » ne sachent plus où donner de la tête…

29 Déc 2014 | Comments (9)

C’est vrai, « le clodo pue » !

Rarement autant de lecteurs de ce petit blog avaient éprouvé l’envie de commenter –le plus souvent pour le contester- un billet du jour. C’est « l’affaire » des grillages autour des bancs publics d’Angoulême qui a provoqué ce débat parfois virulent. Il est vrai que le maire de la ville qui avait voulu chasser les SDF des abords d’une galerie marchande en leur interdisant l’accès à ces bancs était traité comme il convenait, c’est-à-dire sans ménagement.

Mettons à part ceux qui estiment que, tant qu’on n’a pas été élu maire d’une ville et donc qu’on n’a pas été chargé d’assurer la sécurité d’une commune, on n’a pas le droit de critiquer ceux qui ont accepté cette responsabilité. Rappelons-leur simplement qu’il arrive parfois que certains qui n’ont pourtant pas été élus président de la République osent émettre quelques critiques contre le chef de l’Etat. Faut-il vraiment leur interdire d’ouvrir la bouche sous prétexte qu’ils n’ont jamais eu à assumer la magistrature suprême ? Rien n’est moins sûr.

Les autres, prenant courageusement la défense du maire en question, évoquent le spectacle peu plaisant à la vue qu’offrent ces SDF qui, en plus, sentent la vinasse, puent l’urine et importunent même parfois les braves gens. Ils ont parfaitement raison. Le clodo pue souvent…

Mais alors on est obligé de leur poser une question peut-être un peu naïve mais qui s’impose : pensent-ils vraiment qu’en installant ses grillages « de la honte », la veille de Noël, autour de ces quelques bancs publics, le maire d’Angoulême se soit débarrassé à tout jamais des gueux, des clochards, des poivrots et des SDF de sa ville ? Evidemment non.

Ces « indésirables » sont allés deux ou trois cents mètres plus loin vomir tout leur saoul en y ajoutant leur haine contre une société qui leur refuse même le droit de s’asseoir sur un banc.

Ce n’est ni avec un Karcher (sans viser personne), ni avec une mitraillette, ni avec des grillages qu’on peut faire disparaitre, comme par enchantement, la racaille, les immigrés, les chômeurs ou les SDF.

Un maire digne de ce nom ne dissimule pas les problèmes de sa ville en les reléguant en banlieue ou vers les communes voisines. Il tente de les régler. Il ne barricade pas son centre-ville. Il construit des asiles, il distribue des soupes populaires, il embauche des assistants sociaux, il fait de la réinsertion, de la formation.

Et qu’il ne nous raconte pas qu’il n’en a pas les moyens. La France dépense 700 milliards par an pour la « protection sociale ». Il devrait donc rester quelques miettes pour ces cas sociaux extrêmes. Et qu’il ne nous raconte pas non plus que ces clochards ne veulent pas dessaouler et refusent tous les lits chauds qu’on leur propose. Personne ne le croirait. Ayant pendant quelques années, distribué, à travers Paris, la soupe chaude aux cotés de l’Armée du Salut, je peux attester que ces malheureux ne sont pas tous des adeptes inconditionnels de leur malheur, même s’ils en sont parfois responsables.

Certains amis nous affirment que les Français en ont assez des « bonnes œuvres », de la « solidarité » qu’on nous sert à toutes les sauces et que, les temps étant durs pour tout le monde, c’est désormais le règne absolu du « chacun pour soi » et tant pis pour ceux qui restent sur le bord de la route qu’on peut toujours jeter à la mer ou parquer derrière des grillages.

C’est évidemment une conception de la société. Elle a d’ailleurs de plus en plus de succès. Mais il reste encore quelques survivants de l’époque où le mot « charité » avait un sens. Qu’on les laisse vivre avec leur rêve d’une tout autre société…

28 Déc 2014 | Comments (14)

Un bilan… mitigé

C’est une vieille et bonne tradition. En fin d’année, les journaux, les éditorialistes, les commentateurs se croient tous obligés de dresser le bilan de l’année écoulée. Cela permet de faire un peu le point sur une actualité qui va parfois un peu trop vite.

Que doit-on retenir de ce cru 2014 ? D’abord, que rien, strictement rien ne va mieux qu’avant. Tout s’est même nettement dégradé. Le chômage a continué à augmenter et à battre ses propres records désespérants, les impôts ont augmenté, eux aussi, jusqu’à devenir insupportables, les déficits et la dette se sont encore aggravés, notre croissance est restée quasiment nulle, notre compétitivité s’est encore détériorée, quant au moral des Français, n’en parlons même pas.

On nous dira que tout se tient. C’est vrai. Les Français auraient évidemment un meilleur moral si notre économie avait retrouvé un minimum de compétitivité ce qui aurait permis à notre croissance de redémarrer et donc à nos déficits de se réduire et donc à nos impôts de redevenir supportables et donc à notre courbe du chômage de s’inverser. Toutes choses, il faut tout de même le noter au passage, que nous avaient annoncées, promises, jurées les gens que nous avions mis, par inadvertance, au pouvoir voici deux ans et demi passés.

Comme tout a commencé à dégringoler voici quelques décennies et que cette descente aux enfers s’est poursuivie inexorablement quelle que soit la majorité au pouvoir, certains en viennent à se dire que le pays est « foutu » et que c’en est fini à tout jamais de la grandeur, du prestige, du rayonnement de la France et du bonheur des Français qui n’avaient sûrement pas su l’apprécier quand il était encore temps.

Mais après le bilan cataclysmique de l’état du pays, il y a aussi un bilan de notre vie politique à faire.

2014 restera, évidemment, comme « l’année du Front National » qui, d’après tous les sondages et certains scrutins comme les élections européennes ou des partielles, est devenu, qu’on le veuille ou non, le premier parti de France.

Qui aurait pu l’imaginer il y a seulement dix ans ? Sans doute ceux qui pressentaient que la dégradation du pays allait s’accélérer et avec elle le rejet de plus en plus massif de toute la classe politique qui, depuis tant d’années, se partageait le pouvoir comme les vautours se partagent les dépouilles des bêtes moribondes.

Si personne ne veut croire que Marine Le Pen ait la moindre chance de l’emporter à la présidentielle de 2017, tout le monde est désormais convaincu qu’elle sera présente au second tour, après être arrivée sans doute largement en tête au premier.

Celui qui sera élu président de la République en 2017 sera donc celui qui sera arrivé en deuxième position au premier tour. Pas de quoi pavoiser !

Et là, contrairement à ce qu’on pouvait penser au début de l’année, les jeux ne sont, peut-être, pas encore faits. Certes, une écrasante majorité des Français pense qu’Hollande a été, est et sera un très mauvais président, ayant fait toutes les preuves de toutes ses incompétences. Mais il ne faut jamais oublier que, si Marine Le Pen obtient 25% des voix au premier tour, sur les 75% restant, il y aura au moins 35% des électeurs qui voteront toujours à gauche, quoi qu’il arrive et quel(s) que soit(ent) le(s) candidat(s) de gauche. La fameuse place de deuxième sera donc sévèrement disputée.

Or, cette année 2014 a aussi démontré que la droite « classique » n’avait pas encore retrouvé sa meilleure forme. Si elle a réussi de beaux scores lors des municipales et des partielles, il faut bien constater que Nicolas Sarkozy a raté son retour et qu’il n’a toujours pas pu s’imposer comme le sauveur attendu, l’homme providentiel espéré, le chef incontesté. Alain Juppé, le ressuscité, lui fait un tort considérable. Bruno Le Maire, l’improbable, lui porte de l’ombre. Quant aux centristes (indispensables pour l’emporter), aussi bien ceux de l’UDI ou ceux du MoDem, ils ne semblent pas prêts à se rallier à son panache blanc.

Ce qui veut dire que la primaire de la droite fera, sans doute, des dégâts considérables et que si Sarkozy en sortira selon toute vraisemblance vainqueur il se retrouvera en lambeaux. Et que si la gauche avait l’idée de sortir un autre candidat que Hollande, Valls par exemple, cette deuxième place du premier tour ne serait pas gagnée d’avance par une droite n’ayant toujours pas retrouvé ses « fondamentaux ».

Car tout est là. Si Sarkozy n’est toujours pas le patron incontesté de la droite reconquérante c’est parce que les Français n’ont pas encore compris s’il revenait avec son Karcher à la main et décidé à nommer Wauquiez à Matignon, ou s’il était l’homme d’ouverture prêt à désigner Nathalie Kosciusko-Morizet comme Premier ministre. Les électeurs de droite ont besoin de savoir à qui ils ont affaire et l’ancien président entretient un flou artistique prudent mais déplaisant.

Certes, Sarkozy a encore deux ans pour prendre nettement position sur l’immigration, sur l’Islam, sur le mariage pour tous, sur l’euthanasie, sur le vote des étrangers, sur la délinquance, sur l’assistanat généralisé mais il sait qu’en jouant « les durs », il ferait le jeu de Juppé et qu’en jouant « les modérés », il ferait celui de Marine Le Pen.

Bref, si le bilan 2014 de la gauche est catastrophique, celui de la droite est mitigé.

28 Déc 2014 | Comments (8)

Un salaud nommé Bonnefont

Jusqu’à présent bien rares étaient ceux qui avaient jamais entendu parler d’un certain Xavier Bonnefont. Il fallait vraiment être angoumois pour savoir que ce jeune UMP avait été élu maire de la ville lors des élections municipales de cette année.

Son seul mérite avait été de profiter de la vague bleue qui avait permis à la droite de remporter un grand nombre de communes, même dans des « fiefs » de gauche comme la Charente. A Angoulême, on était traditionnellement socialiste et on avait voté à 60,14% pour François Hollande à la dernière présidentielle.

Mais Xavier Bonnefont vient d’entrer dans l’Histoire par la (toute) petite porte, celle réservée aux sales types, aux minables, à ceux qui font honte. Pour séduire son électorat d’extrême-droite et les commerçants du quartier, il a, en effet, eu l’idée pour le moins scandaleuse de faire entourer de grillages les bancs qui se trouvent devant la galerie marchande du Champ de Mars et sur lesquels des SDF avaient l’habitude de s’asseoir.

On dira que les SDF sont souvent mal habillés et ne sont pas plaisants au regard, qu’ils boivent du gros rouge, qu’ils sentent mauvais, qu’ils interpellent parfois les bourgeoises qui font leurs courses, qu’ils donnent une mauvaise image d’une ville et qu’on aimerait mieux qu’ils n’existent pas.

Mais ils existent et ce sont -tout de même- des êtres humains. Qu’on interdise aux chiens d’entrer dans certains magasins est une chose, qu’on interdise aux clochards de s’asseoir sur les bancs publics devant les magasins en est une autre. Cerise sur le gâteau, Bonnefont avait fait installer ces grilles le 24 décembre, alors que chacun s’apprêtait à fêter Noël, c’est-à-dire la naissance du « Fils de Dieu » dans une bien modeste crèche de Bethleem que les occupants romains d’alors n’avaient pas eu l’idée de grillager.

Le rôle d’un maire est évidemment d’assurer la sécurité, la tranquillité de sa ville. Mais il est aussi de s’occuper des défavorisés, des exclus, des malheureux et même des ivrognes qui peuvent provoquer un peu de vacarme sur la voie publique. Depuis bien longtemps, le vagabondage n’est plus considéré comme un délit en France et cela fait des années qu’on ne « rafle » plus les mendigots dans nos rues.

D’ailleurs, les contribuables sont les premiers à savoir que l’Etat, les régions, les départements et les municipalités consacrent des sommes considérables à l’action dite « sociale » en faveur de tous les « malheureux ». Or, en principe et jusqu’à nouvel ordre, rien n’est prévu dans ces budgets sociaux pour l’achat de grillages anti-SDF.

Il se trouve qu’il y a encore quelques « braves gens » à Angoulême et que l’initiative de Bonnefont a scandalisé ces bonnes âmes au point qu’il a dû faire démonter immédiatement ses grillages.

Mais l’incident est révélateur. En France, on ne veut plus voir la vérité en face. Les autorités trichent sur le nombre des chômeurs, maquillent les chiffres de l’immigration, interdisent le décompte des musulmans. Elles veulent faire passer tous les problèmes sous le tapis. Cet imbécile de Bonnefont s’imaginait qu’en empêchant les SDF de s’asseoir sur les bancs du Champ de Mars, il règlerait le problème des Sans Domicile Fixe, c’est-à-dire du chômage, du logement, de l’alcoolisme, de l’exclusion. Cacher ces « clodos » que je ne saurais voir !

Bonnefont donne une bien triste image d’une petite droite étriquée, aigrie, méchante qui a perdu tous les repères de ce qui fut jadis la droite humaniste. On aimerait que l’UMP le chasse de ses rangs au plus vite. Mais rien ne dit que le nouveau président de l’UMP soit vraiment un humaniste…

27 Déc 2014 | Comments (26)

Sarkozy, Noël et la laïcité

Décidemment, Nicolas Sarkozy n’est toujours pas en forme. A l’occasion de Noël, il n’a rien trouvé de mieux, dans le message qu’il adresse aux Français sur sa page Facebook, que de faire l’éloge de… la laïcité.

Nous sommes tous d’accord pour dire et redire que la laïcité est une règle qui s’impose dans un pays chrétien confronté à une immigration qui a amené sur son sol 6 à 7 millions de musulmans. Mais les célébrations de la nativité du Christ n’étaient sûrement pas le meilleur jour pour évoquer cette laïcité. C’était oublier que la France, pays aux racines chrétiennes (il faut le rappeler), a (encore) une écrasante majorité de chrétiens pour lesquels, même s’ils ne sont plus tous croyants, Noël est une fête chrétienne et non pas laïque.

On aurait préféré qu’aujourd’hui, au lieu de reprendre à la lettre le discours franc-maçon qu’on nous assène depuis des lustres, Sarkozy parle du message du Christ, de l’amour de son prochain, de l’exigence de charité et de tout ce que la chrétienté et sa morale ont apporté à l’Humanité.

Dans ce message bien maladroit, l’ancien président de la République nous présente d’ailleurs une France pour le moins étonnante. A croire qu’il ne connait rien de notre pays et de son histoire. Il parle d’une France qui fut « un pays longtemps miné par les guerres de religion et la tentation de l’intolérance », d’un pays « à l’histoire longue, tumultueuse et douloureuse ».

Certes, nous avons eu, comme tout le monde, nos guerres de religion (il y a très longtemps) et l’affaire Dreyfus a marqué les débuts du siècle dernier. Mais de là à affirmer que la France a été « minée » par ces guerres de religion et par l’intolérance c’est oublier un peu vite que la France, patrie de Voltaire et de Victor Hugo (notamment) connut le Siècle des Lumières et inventa les Droits de l’Homme. Et prétendre que notre Histoire fut « longue, tumultueuse et douloureuse » c’est vouloir ignorer aussi toutes ses pages glorieuses quand elle domina le monde non pas seulement par les armes mais surtout par sa culture.

Il est bien dommage qu’un ancien chef de l’Etat, candidat à une réélection, ait une telle image de la France. De Gaulle avait « une certaine idée de la France » qui était tout autre. Il est vrai qu’aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur la France et d’en faire un pays raciste, xénophobe, intolérant, à l’histoire douloureuse ce qui permet, bien sûr, de se vautrer avec délectation dans la repentance, comme les cochons dans leur fange.

Mais alors, à force de mépriser la France et les Français, il ne faut pas que nos politiciens-politicards s’étonnent que les Français les méprisent à leur tour.

25 Déc 2014 | Comments (11)

Joyeux Noël à tous !

A-t-on encore le droit de fêter Noël ? Nos ayatollahs de la laïcité ayant interdit aux maires d’installer des crèches dans leur mairie avant, sans doute, de faire raser nos églises pour les remplacer par des mosquées, on peut en douter.

Pendant un bon nombre de siècles, tous les Français ont célébré l’anniversaire de la naissance de Jésus dans une modeste étable de Bethleem. C’était une fête sacrée, religieuse et familiale. Le fils de Dieu était venu sur terre sauver les hommes. C’était donc l’espoir de la rédemption mais aussi en même temps le symbole de la solidarité (qu’on appelait alors la charité, voire l’amour de son prochain). Le Christ était apparu sur la paille, comme le plus pauvre des plus pauvres, comme un exclu, entouré de ses parents en fuite, comme des clandestins. Aujourd’hui, il pourrait être afghan, irakien, somalien ou congolais et viendrait sans doute au monde dans une cabane en carton du côté de Calais.

Rares sont les Français qui croient encore que Jésus était le fils de Dieu. Noël est devenu une fête païenne avec ses festins à la dinde, au foie gras et au Champagne, ses magasins scintillants et regorgeants de victuailles et de présents plus chers les uns que les autres. Noël n’est plus la trêve des confiseurs, elle est devenue l’offensive de tous les marchands du Temple.

Mais pour certains, même parmi les agnostiques, Noël reste malgré tout un répit, une parenthèse. Ils ont envie de prier, même s’ils ne croient pas en Dieu, pour que le bruit des canons cesse de nous assourdir en Irak, en Syrie, en Libye, au Mali, en Ukraine, un peu partout, pour que la haine se transforme si ce n’est en amour du moins en amitié au Proche-Orient, pour que chacun, de par le monde, ait son « pain quotidien » et que les enfants ne meurent plus de faim.

Vœux « pieux », dira-t-on, et qui n’ont rien à voir avec les décisions prises à la va-vite par nos dirigeants tous plus ou moins en cheville avec les marchands de canons et les fabricants de malheur.

Mais finalement, les vœux pieux sont les seuls qu’on puisse vraiment souhaiter à ceux qu’on aime.

Meilleurs vœux de Noël à tous les amis de ce petit blog.

24 Déc 2014 | Comments (14)

Valls, ses craintes et ses convictions

Valls a l’art de préparer le terrain. Les chiffres du chômage pour novembre seront publiés cet après-midi. Le Premier ministre a donc déclaré hier sur Europe 1 : « Je crains que les chiffres du chômage pour novembre ne soient pas bons ». « Pas bons » ? En français, on dit « mauvais ». Ils sont mauvais depuis des années. Et encore plus mauvais depuis que Hollande est à l’Elysée. En octobre, nous avions déjà battu tous les records avec 3,720 millions de chômeurs de catégorie A, c’est-à-dire sans aucun travail. Pour novembre, il est plus que vraisemblable que ce triste record sera encore battu.

Valls explique cette catastrophe (car c’en est bien une) en précisant : « Les chiffres ne seront pas bons parce que nous avons connu encore des destructions d’emplois et des faillites d’entreprises ». Autant dire qu’il accuse les entreprises, seules créatrices d’emplois, d’être seules coupables des destructions d’emplois et de leurs propres faillites. Comme si le gouvernement qui, en dépit de tous ses discours, continue à étrangler les entreprises avec ses charges, ses impôts et une législation aberrante, n’y était pour rien.

Naturellement, Valls oublie de rappeler que les taux d’intérêt du refinancement de la dette n’ont jamais été aussi bas (à peine 1%), que le prix du baril s’est effondré (à 60$, contre plus de 100 il n’y a pas si longtemps), que l’euro a très sensiblement baissé et que la croissance a repris dans le monde entier (5% de croissance aux Etats-Unis).

Or, depuis que la gauche est au pouvoir elle nous raconte que le poids de la dette, le prix du pétrole, le taux de l’euro et la crise mondiale expliquent qu’en dépit de tous les outils de la boite à outils du président nous ayons encore des difficultés à faire redémarrer notre croissance.

Jamais depuis très longtemps la situation n’avait été aussi bonne pour notre économie qui souffrait, en effet, et du prix du pétrole et du taux de l’euro. On nous disait même que François Hollande attendait avec impatience ces baisses du baril et de l’euro pour nous prouver que sa politique était la bonne. Et bien le « miracle » est arrivé et il nous a totalement oubliés. L’Allemagne va encore se régaler et la plupart des pays européens avec elle mais la France restera encore sur le bord du chemin pour ne pas dire sur le carreau. La faute à qui ? Ils ne peuvent décemment plus nous dire que c’est de la faute de Sarkozy.

Valls ajoute : « Mais je suis convaincu que, progressivement, grâce à un certain nombre d’indicateurs internationaux et au fait que nous soutenons l’investissement des entreprises, la croissance va revenir et donc la création de richesses et d’emplois ». Ce type a les convictions du bon docteur Coué, grand spécialiste de l’hypnotisme. Il craint les tristes réalités et il est convaincu que les mirages qu’il croit voir dans le désert de ses idées vont se concrétiser.

Maintenant que les indicateurs internationaux sont au beau fixe, on se demande à quel trapèze va se raccrocher l’acrobate. On a envie de lui rappeler que son maitre nous avait promis sur l’honneur qu’il inverserait la courbe du chômage avant la fin de l’année 2013. Il y a un an !

On a aussi envie de dire au président de la République qui est actuellement à Saint Pierre et Miquelon qu’il devrait y rester. Mais il est vrai qu’il remonte dans tous les sondages. Quand on voit cela, on se dit que les Français n’ont, peut-être, que ce qu’ils méritent…

24 Déc 2014 | Comments (8)

Page suivante »