Chacun se demande aujourd’hui si les nouvelles confidences de Valérie Trierweiler qui se met maintenant à baver sur son ancien amant à travers toute la planète vont faire le plus de torts à Hollande, à la France ou à elle-même.

Dans ce feuilleton à rebondissements tout le monde est ridicule : le chef de l’Etat qui après avoir abandonné la mère de ses quatre enfants pour cette garce l’a virée comme une malpropre pour une starlette qu’il allait retrouver sur son scooter avant de l’installer (quatre jours par semaine, nous précise-t-on) à l’Elysée ; la garce en question qui avait cru son heure de gloire arrivée, qui s’est rendue immédiatement odieuse aux yeux de tous les Français pendant son séjour à l’Elysée et qui, jetée et rejetée, a aussitôt basculé dans une sorte de folie furieuse, voulant tout détruire, comme un personnage de tragédie grecque mais le talent en moins ; la presse qui s’est repue de cette vulgaire histoire de cul ; et même l’opinion publique qui s’en est, elle aussi, goinfrée ?

Certains éditorialistes estiment, ce matin, qu’en étalant sa rancune rageuse et haineuse dans toute la presse européenne, Valérie Trierweiler a ridiculisé la France en se déconsidérant elle-même et que, du coup, Hollande apparait comme la victime d’une folle ce qui le rendrait… plutôt sympathique. Les courtisans sont toujours prêts à trouver toutes les excuses au monarque.

Que Valérie Trierweiler soit une garce, personne n’en doute. Nous écrivions ici même, il y a plus de deux ans, un petit billet intitulé « Une garce à l’Elysée » qui avait choqué certains de nos amis.

Mais il faut bien dire que ses sentiments, sa jalousie exacerbée, sa folie même n’ont strictement aucune importance. Ce qui compte c’est ce qu’elle a tout de même écrit noir sur blanc au sujet du président de la République et qui est totalement crédible, notamment le mépris qu’il a pour les malheureux, les défavorisés, les exclus en tous genres, les pauvres que ce socialiste professionnel appelle « les sans dents ». Même une folle ne peut pas inventer ce genre de choses, de détails vrais et Hollande va se trainer cette révélation jusqu’à sa mort. Lebrun est resté dans l’histoire comme « L’homme qui riait dans les cimetières » Hollande restera comme « Le socialiste qui rigolait des pauvres ».

Cela dit, Hollande n’a rien d’une victime. C’est lui et lui seul qui a choisi de s’accoupler avec cette hystérique, lui et lui seul qui a voulu l’emmener à l’Elysée, en faisant d’elle une fausse « première dame » alors qu’en cinq ans de concubinage notoire il aurait, évidemment, dû s’apercevoir de ce que toute la presse politique savait depuis des années à savoir que cette journaliste de second ordre était non seulement ce qu’on appelait autrefois une « gourgandine » ambitieuse mais aussi une harpie foncièrement méchante.

Dans la vie, il faut savoir s’entourer, a fortiori quand on est chef d’Etat. Or, Hollande avait un ministre préféré qui s’appelait Jérôme Cahuzac et qui multipliait ses comptes clandestins à l’étranger, une « plume » qu’il adorait qui s’appelait Aquilino Morelle et qui faisait cirer ses chaussures à l’Elysée, un ami de toujours qui s’appelait Jean-Pierre Jouyet dont il avait fait son secrétaire général et qui mentait comme un arracheur de dents.

Autant dire que ce balourd ne sait pas plus choisir ses maitresses que son entourage le plus proche. C’est grave pour un chef de l’Etat. Et si ce Vaudeville avec un président en caleçon réjouit les Anglais (toujours prêts à nous mépriser) il commence à nous donner la nausée.