Nulle, la croissance française au premier trimestre de cette année ! Nulle, la croissance française au deuxième trimestre de cette année ! Les chiffres viennent de tomber comme un couperet. Nulle, vraiment nulle, la bande de jean-foutres qui dirige notre pays depuis plus de deux ans !

Ils nous avaient promis une croissance de 1% pour 2014, ce qui n’était déjà pas époustouflant ; ils sont obligés de reconnaitre qu’elle ne sera sûrement pas supérieure à 0,5% et c’est sans doute encore un mensonge. Ils nous avaient promis que notre déficit ne dépasserait pas 3,8%, ce qui était déjà nettement au-delà du raisonnable ; il sera, évidemment, supérieur à 4%. Et tout le reste est à l’avenant. Non seulement Hollande, Valls, Sapin, Montebourg et compagnie sont incapables de redresser un tant soit peu le pays mais, en plus, ils ne sont pas foutus de voir les choses en face et de prévoir ce qui va se passer dans les trois mois qui viennent.

Pourtant cela crève les yeux que nous continuons à dégringoler. Comment peuvent-ils s’étonner de notre stagnation alors que la production industrielle a encore baissé de -0,5%, que les investissements des entreprises ont encore baissé de -0,8%, que notre commerce extérieur a eu un déficit de 29 milliards depuis le début de l’année et que les dépenses publiques ont encore augmenté de +0,5% ce dernier trimestre, le tout avec un chômage qui bat tous les records historiques, à 3,4 millions de chômeurs de catégorie A ?

Comme à son habitude, le gouvernement accuse la Banque européenne, Bruxelles, Poutine, les Américains, la terre entière d’être responsables de nos malheurs. Sapin, le tristement nommé, reproche à la Banque européenne de ne pas en faire assez, reproche à Bruxelles ses critères (que nous avons votés nous-mêmes) et demande à Angela Merkel d’être « un peu sympa » avec nous, comme si la chancelière de fer avait l’habitude de nous faire des gâteries.

La France sombre corps et biens en dévalant dans le précipice depuis des années et Sapin ne trouve rien de mieux que d’évoquer… « une langueur conjoncturelle européenne » (sic !) On ne le savait pas si « romantique ».

Une chance pour nos jean-foutres, l’Allemagne, la puissante Allemagne, la maitresse absolue de l’Europe, a, elle aussi, ce trimestre-ci mais pour la première fois, de très mauvais chiffres, avec un PIB à -0,2% ce qui fait que Berlin est obligé de réviser ses prévisions de croissance pour 2014 de 1,9% à 1,6%. Mais cela fera tout de même encore 1,1% de mieux que nous.

Les experts berlinois expliquent ces mauvais chiffres par l’affaire ukrainienne et ce qu’ils appellent « l’effet Poutine » qui aurait paralysé les exportations allemandes vers l’est et tétanisé les chefs d’entreprise.

Quand tout va bien chez les Allemands, nos dirigeants refusent toujours toute comparaison entre nos deux pays, sous prétexte que « les choses n’ont rien à voir entre elles des deux côtés du Rhin ». Maintenant que cela se gâte un peu de l’autre côté du Rhin, ils trouvent soudain des excuses à notre déconfiture en nous disant que les Allemands ne font pas mieux. Or, les difficultés soudaines de Berlin sont, évidemment, « conjoncturelles » alors que les nôtres sont, tout le monde le sait, « structurelles ». La nuance est d’importance.

En deux ans et demi de pouvoir absolu, Hollande et ses complices n’ont toujours pas voulu toucher à nos maudites « structures ». Mis à part leur fameux « mariage pour tous », ils se sont contentés de faire des promesses, des simagrées, du petit point, de la dentelle, des volte-face et des galipettes.

Alors qu’il était évident que, pour libérer notre économie, c’est-à-dire redonner de la compétitivité à nos entreprises et du travail à nos chômeurs, il fallait, en priorité, s’attaquer bille en tête à notre Code du travail ainsi qu’à notre Code des impôts et remettre à plat tout notre système de protection sociale, ils ont préféré parler d’autre chose.

Cela dit, il était évidemment très naïf de croire que ce ramassis d’apparatchiks de la rue Solferino pourrait s’attaquer au « Mal français », aux maux français, à l’exception française, en clair, à ce système inventé au lendemain de la Libération quand le vice-président du Conseil s’appelait Maurice Thorez et était, en même temps, secrétaire général du Parti Communiste.

Les Français ne veulent toujours pas le savoir mais la France est l’un des tout derniers pays socialistes –pour ne pas dire communistes- de la planète, avec ses armées de fonctionnaires, sa législation délirante et liberticide, ses prélèvements exorbitants et son assistanat généralisé, les quatre critères qui permettent de savoir si on a affaire à un pays de libertés ou à un pays collectiviste.

Cela fait plus d’un demi-siècle que la France en crève. La droite n’a pas voulu nous en libérer quand elle était au pouvoir. Il était absurde de croire que la gauche nous en libérerait.

La vraie question est, d’ailleurs, de savoir si les Français souhaitent réellement s’en sortir et se libérer de ce système qui les conduit à la mort mais leur permet d’agoniser lentement, sans se fatiguer.

Après tout, les peuples n’ont jamais que les régimes qu’ils méritent…