A l’occasion de la Gay Pride, Anne Hidalgo a fait installer deux immenses drapeaux arc-en-ciel (les couleurs de la communauté homosexuelle) sur la façade de l’Hôtel de Ville de Paris. Son prédécesseur, Bertrand Delanoë, qui pourtant n’avait jamais caché ses préférences sexuelles et était un militant acharné de la cause des « Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres » n’avait jamais osé en faire autant.
Même si le spectacle exhibitionniste qu’ils offrent à l’occasion de cette Gay Pride est évidemment provocateur jusqu’au nauséabond, personne ne conteste aux homosexuels -en tous genres- le droit de défiler une fois par an dans les rues de la capitale, dès lors qu’ils ont obtenu de la préfecture de police l’autorisation de se trémousser à poil ou dans les accoutrements les plus indécents tout au long des grandes artères des quartiers élégants.
Dans une démocratie « à la page », chacun a le droit d’avoir la sexualité de son choix et de la revendiquer en manifestant publiquement. Les notions de « décence », voire même d’« attentat à la pudeur » sont tombées en désuétude depuis belle lurette. Sans même parler de Sodome ou de Gomorrhe, tous les historiens savent, d’ailleurs, que l’agonie des grandes civilisations et des grands empires a toujours commencé quand la plèbe s’est mise à se vautrer dans toutes les dépravations et les élites à se rouler dans le stupre, termes charmants et sans doute désuets mais que l’actualité oblige à ressortir des pages oubliées de nos anthologies.
Il est donc désormais interdit –par la loi- de s’indigner devant les démonstrations (de force) des sodomites et de leurs compères mais Anne Hidalgo a-t-elle pour autant le droit de hisser le drapeau « des pédés et des gouines » (comme on ne devrait pas dire) sur « la maison commune » des Parisiens ?
Juridiquement, on veut croire qu’il y a quelque part, dans le fatras de notre législation et de notre règlementation, un texte qui limite et encadre le droit d’installer n’importe quel drapeau, n’importe quelle oriflamme, n’importe quel étendard ou n’importe quel fanion sur les édifices publics. Un drapeau sur une mairie ne peut pas symboliser une communauté particulière de la commune, fut-elle particulièrement à la mode.
Mais il y a plus grave. Notre Constitution précise que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » qui « assure l’égalité devant la loi des tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Et, à propos de cette égalité devant la loi, les textes vont encore plus loin en ajoutant que « toutes les discriminations liées à l’orientation sexuelle sont interdites ». Il est donc formellement interdit en France d’afficher la moindre préférence en faveur de n’importe quelle orientation sexuelle.
En installant le drapeau des « homos » sur l’Hôtel de Ville de Paris, Anne Hidalgo viole donc nos principes les plus sacrés, affiche sa préférence et discrimine, voire « ostracise » les Parisiens hétérosexuels.
Les socialistes sont incorrigibles. « C’est à ça qu’on le reconnait », aurait dit Audiard. Anne Hidalgo n’a toujours pas compris qu’avec sa loi sur « le mariage pour tous » (que rien n’imposait) le pouvoir avait divisé la France et s’était tiré une balle dans le pied qui allait le faire boiter pendant tout le quinquennat.
Oui, en affichant sur les murs de l’Hôtel de Ville les couleurs de l’arc-en-ciel, Hidalgo fait de la provocation, viole sans doute la loi et sûrement nos grands principes qui s’opposent à toutes discriminations (qu’elles soient positives ou négatives) et permet à ses adversaires de dire qu’avec elle… « Paris est outragé ». Le mot est célèbre.

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