Après avoir voulu nous faire croire qu’un couple d’homosexuels était exactement la même chose qu’un couple d’hétérosexuels et que les premiers devaient donc avoir les mêmes droits que les seconds, et notamment celui de pouvoir convoler en justes noces devant monsieur le maire, Christiane Taubira veut maintenant nous faire croire que le meilleur moyen de lutter contre la récidive serait de ne pas mettre les délinquants en prison. Certains Français vont finir par souhaiter que la Garde des Sceaux retourne dans sa Guyane natale et que l’indépendance qu’elle réclame pour son « pays » soit accordée à ce département lointain.
La grande idée de la réforme pénale qu’elle présente devant l’Assemblée Nationale consiste à remplacer, pour les coupables condamnés à cinq ans de prison ou moins, l’enfermement derrière des barreaux par des « peines de substitution » appelées désormais « contraintes pénales ».
Il faut savoir deux choses. D’abord qu’en France pour être condamné à cinq ans de prison il faut avoir commis un vrai délit (violence, vol, dégradation, usage de stupéfiants, conduite en état d’ivresse, délits routiers, etc.). Les petits chapardeurs s’en tirent à bien meilleur compte. Ensuite, que les dites peines de substitution vont du travail d’intérêt général (repeindre un bâtiment public, faire un peu de jardinage dans un parc, etc.) au « stage de citoyenneté » (passer quelques heures à apprendre ce qu’est le bien et le mal !).
On connait les arguments de la Garde des Sceaux. La prison, répète-t-elle, est criminogène et le rôle de la justice est moins de punir un coupable que de le remettre sur le droit chemin. Elle souhaite donc remplacer les matons par des nounous.
Certains diront qu’elle a en partie raison. Toutes les études prouvent que c’est souvent en prison que les petits délinquants deviennent de grands délinquants au contact de tôlards chevronnés ; et tout le monde aimerait, bien sûr, que, leur peine purgée, les délinquants deviennent de parfaits citoyens.
Mais Christiane Taubira oublie l’essentiel. La société doit se défendre et doit donc punir ceux qui ont enfreint ses règles. D’abord, parce que c’est ce qui s’appelle, depuis le Code d’Hammourabi, « la justice » ; ensuite, parce qu’on n’a jamais rien trouvé de mieux que la menace du châtiment pour faire hésiter ceux qui seraient tentés de commettre un délit, voire même un crime. La meilleure de toutes les préventions a, de tout temps, été la menace du châtiment.
La prison a plusieurs fonctions : elle punit le coupable, elle le met pour un temps hors d’état de nuire, elle est dissuasive par son exemplarité et, pour la victime –que Christiane Taubira ignore totalement-, elle est une sorte de consolation.
Certes, nos prisons sont dans un état de délabrement épouvantable et surpeuplées. Mais est-ce une raison pour laisser en liberté (même surveillée) des délinquants condamnés par les tribunaux ? Au lieu d’inventer ces peines de substitution qui vont faire rigoler les voyous et frémir les braves gens, la Garde des Sceaux ferait évidemment mieux de proposer un vaste programme de réhabilitation de nos centres de détention qui permettrait de séparer les petits délinquants des vrais truands et de les encadrer en leur donnant un début de formation professionnelle.
Il est interdit de le dire mais un grand nombre de nos petits délinquants sont des jeunes issus de l’immigration. Or si ces jeunes immigrés sont surreprésentés dans nos prisons c’est tout simplement parce qu’ils sont aussi surreprésentés parmi les chômeurs sans aucune formation. Il faut donc d’abord les punir pour qu’ils comprennent qu’en France on doit respecter la loi, les autres, voire même la propriété et, ensuite, leur donner un métier pour qu’ils ne récidivent pas immanquablement. Les condamner à planter des rosiers dans un jardin public, à repeindre une école ou à suivre des cours de citoyenneté est évidemment absurde puisque cela consiste à faire disparaitre la notion de châtiment inhérente avec la justice.
Mais tout cela n’a rien d’étonnant. Les socialistes n’ont jamais caché leur volonté de « changer la société pour créer un monde meilleur », en clair d’abattre tous les piliers qui font que nous vivons ensemble tant bien que mal depuis quelques siècles. Avec leur mariage pour homosexuels, ils ont abattu la famille, avec cette réforme pénale, ils abattent la justice et ils ont bien l’intention de poursuivre leur travail de sape. Ils n’avaient peut-être pas été élus pour cela.

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