La formation d’un gouvernement est toujours intéressante à observer. Elle permet de juger le chef d’Etat qui nomme ses ministres.
Comment devient-on ministre de François Hollande ? On peut simplement avoir été son copain à l’ENA. Mais il y a mieux. On a été son adversaire au PS, on l’a traité plus bas que terre pendant des années et on l’a affronté violement lors de la primaire de la gauche. Ou encore mieux, même si c’est, bien sûr, plus difficile, on lui a fait quatre enfants. Mais le plus facile semble incontestablement d’être, d’avoir été, et de se préparer à être… complètement nul.
Certains –bien peu nombreux, il est vrai- s’étaient indignés de la nomination de Ségolène Royal qui prouvait à quel point François Hollande méprisait les Français, en se comportant là comme un vulgaire petit potentat qui peut s’offrir le luxe de n’avoir même pas le sens du ridicule.
Hollande vient de se surpasser. La nomination d’Harlem Désir comme secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes est stupéfiante. Et d’autant plus que tout le monde, même dans l’entourage immédiat du président, nous explique froidement qu’Harlem Désir étant un imbécile patenté qui a fait la preuve de son incapacité en tant que premier secrétaire du PS, il fallait au plus tôt le virer de la rue Solferino et le recaser quelque part.
Les affaires européennes sont un domaine essentiel puisque, que nous le voulions ou non, la France est désormais soumise pieds et poings liés au bon vouloir de Bruxelles et qu’elle doit même aller quémander, comme un vulgaire clochard, des répits, des sursis, des délais pour retarder les échéances que ces technocrates, sans aucune légitimité mais maitres absolus de notre destin, lui ont imposées, avec, il est vrai, notre accord.
Nommer le pire des jean-foutres secrétaire d’Etat aux affaires européennes c’est, évidemment, faire un pied de nez à la Commission européenne, au Parlement européen et à tous les ronds-de-cuir du « machin » de Bruxelles et de Strasbourg. Mais c’est, en même temps, nous ridiculiser à la face du monde. On attend avec curiosité les commentaires de la presse internationale sur cette invraisemblable nomination.
Certes, l’ancien trotskiste projeté jadis au grand jour en devenant le patron de SOS Racisme sera sous la tutelle de Laurent Fabius qui lui mettra une muselière et le tiendra en laisse et sous celle de Jean-Pierre Jouyet, le nouveau secrétaire général de l’Elysée et ancien ministre des affaires européennes de…Sarkozy. Mais il est tout de même scandaleux que Hollande n’ait pas trouvé un autre placard doré pour se débarrasser de cet incapable.
Nommer Harlem Désir au gouvernement c’est une injure faite à la République. Et il est bien dommage que Valls ait accepté d’avaler cette couleuvre de plus.

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