Après « l’affaire Julie Gayet », « l’affaire Dieudonné » et « l’affaire Léonarda », c’est maintenant « l’affaire de la Théorie du genre » qui fait la « une » de l’actualité. Preuve s’il en était besoin que nous avons un président et un gouvernement qui font n’importe quoi, qui sont totalement débordés dans leur médiocrité et qui se prennent à tous les coups les pieds dans tous les tapis, en face d’une situation du pays qui se dégrade de jour en jour et de Français de plus en plus écoeurés et au bord de l’explosion.
La polémique sur la Théorie du genre qui prend une ampleur inattendue est particulièrement révélatrice à la fois des errements du pouvoir et de l’ambiance qui règne actuellement en France.
Il est évident que ce programme de l’« ABCD de l’égalité » lancé par le duo Vincent Peillon-Najat Vallaud-Belkacem et expérimenté dans dix académies est une absurdité.
Quand on sait que 25% des élèves qui entrent au collège ne savent ni lire ni écrire correctement, on est en droit d’exiger du ministre de l’Education Nationale qu’il se préoccupe d’abord et avant tout de l’illettrisme de nos enfants et de cette Ecole devenue depuis longtemps une usine à fabriquer des chômeurs et des analphabètes.
Si nous sommes tous d’accord (car nous n’avons pas le choix) pour reconnaitre qu’il faut lutter contre toutes les discriminations, raciales, sexistes, sociales, etc. et pour ânonner en chœur que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » et surtout que « tout le monde il est pareil », il faut tout de même faire un peu attention à ne pas trop exagérer dans le ridicule.
A force de nous répéter que la musique des pygmées d’Afrique centrale ou celle des cannibales de Mélanésie sont aussi belles que celle de Mozart, nos dirigeants de tout poil ont fini par énerver certains mélomanes qui, du coup, se sont mis à jouer de la musique militaire.
A force d’entendre les idéologues de service et de pacotille leur affirmer que les hommes et les femmes c’est « tout pareil » et qu’il n’y a pas la moindre différence entre les deux sexes, les braves gens (des deux sexes) finissent pas se demander si ces idéologues ont atteint l’âge de la puberté si ce n’est celui de la raison.
Il n’y a aucun doute que la Théorie du genre qui voudrait nous faire croire qu’on ne nait ni homme ni femme mais qu’on le devient sous l’influence forcément néfaste de la société évidemment bourgeoise et donc oppressante est délirante. Sans vouloir être trop vulgaire, on a tout de même envie de rappeler à ces farfelus que « le zizi » n’est pas une invention malfaisante du grand capitalisme pour opprimer les classes laborieuses.
Peillon et Najat Vallaud-Belkacem nous jurent que « l’ABCD de l’égalité » n’a rien à voir avec la Théorie du genre et que lutter contre les discriminations n’est pas nier les différences (ce qui est déjà discutable). Mais vouloir que « papa porte une jupe » et que son fils joue à la poupée ce n’est pas lutter contre les discriminations et on ne sait quel machiste, c’est, évidemment, faire l’apologie du couple homosexuel où l’un de ces deux messieurs est un travesti et dont l’avenir du bambin est pour le moins inquiétant.
En instaurant le mariage homosexuel, le pouvoir socialiste niait déjà que la nature ait décidé que les hommes et les femmes étaient… différents. Pour eux, un taureau et une vache, c’est la même chose ! Et c’est ce qu’ils veulent apprendre à nos enfants. Ces bœufs nous prennent pour des vaux !
Même si, contrairement à ce que certains extrémistes ont affirmé, Peillon n’organise pas (encore ?) des cours de masturbation pour les enfants de 3 ans, « l’ABCD de l’égalité » est la porte ouverte (et étroite aurait dit Gide qui s’y connaissait) à l’éloge de homosexualité car dès lors qu’on refuse la différence des sexes il n’y a plus de raison de se priver.
On l’a dit et redit ici même, Hollande et ses comparses ayant totalement échoué en face de tous les grands problèmes du pays (le chômage, les déficits, etc.), ils tentent de nous distraire et de remobiliser leur électorat traditionnel (et déçu) avec leurs réformes « sociétales » (le mariage des homosexuels, l’avortement, l’euthanasie).
Mais curieusement, ils commettent la même erreur sur les deux terrains : ils nient, avec l’obstination du militant le plus sectaire, les réalités les plus élémentaires. Ils veulent relancer la croissance, c’est-à-dire les investissements et la consommation, en déclarant la guerre à la finance, en massacrant les riches et en oppressant les classes moyennes. Ils veulent créer une nouvelle société pour ne pas dire une nouvelle race d’êtres humains en niant les lois de la nature. Ils sont passés du défi au déni.
Il ne faut pas s’étonner alors que les Français descendent encore dans la rue demain. On nous dit que les foules qui défilent aux cris de « Hollande démission » sont hétéroclites puisqu’on y retrouve aussi bien, pêle-mêle, des catholiques intégristes, des musulmans rigoureux, des adeptes de Dieudonné, des chômeurs, des petits bourgeois, des Bonnets rouges, des militants d’extrême-gauche et, sans doute, quelques poignées d’anarchistes et de voyous prêts à tout casser.
Les journalistes-à-la-botte nous affirment sentencieusement que cet « hétéroclisme » prouve par lui-même que ces « manifestations d’humeur » sont « n’importe quoi » et donc sans importance. Ils ont tort et ignorent l’histoire. C’est quand le Tiers-Etat et les sans-culottes se retrouvent dans la rue pour demander la mort du roi, les uns parce que le régime est devenu insupportable, les autres parce qu’ils crèvent de faim que tout commence à vaciller.
Valls a parfaitement raison de s’inquiéter pour demain. Mais il a tort de menacer. Tout chef de la police politique qu’il soit, il n’est ni à Kiev, ni au Caire. Et les policiers ont eu tort de refuser que des huissiers soient présents pendant la manifestation. S’il y a le moindre incident ce seront Valls et ses hommes qui feront figure de provocateurs.

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