Pour tenter de sauver la face devant les chiffres très mauvais qui viennent d’être rendus publics et qui démontrent que la délinquance a encore augmenté, Manuel Valls n’a rien trouvé de mieux que de déclarer, hier au journal de 20 heures de France 2, « La sécurité n’est ni de droite ni de gauche ». Encore un qui prend les Français pour des imbéciles !
Naturellement, on peut affirmer que le chômage, la dette, la compétitivité de nos entreprises, la baisse du revenu des Français, le délitement de l’Etat, le naufrage de l’Ecole, etc. ne sont des problèmes « ni de droite ni de gauche » puisque les Français, de droite comme de gauche, en sont les victimes et que les gouvernements, de droite comme de gauche, doivent s’y attaquer. Les problèmes ne sont ni de droite ni de gauche. Mais les solutions à ces problèmes, elles, sont, évidemment, ou de droite ou de gauche.
Or, Valls est un homme de gauche, même si certains de ses amis le contestent. Il appartient à un gouvernement de gauche, même si Hollande se dit maintenant social-démocrate. Et cela fait plus d’un an et demi que ces gens-là sont au pouvoir, un pouvoir absolu, avec une majorité absolue. D’ailleurs, Valls lui-même n’a-t-il pas condamné, souvent en termes violents, la politique de droite menée par ses prédécesseurs Place Beauvau ?
Le ministre de l’Intérieur qu’on appelle « le petit Sarkozy », mène, c’est vrai et il faut le lui accorder, parfois une politique de droite, voire d’extrême-droite, notamment dans sa « chasse aux Roms ». Mais il oublie que le problème de la délinquance dépend, aussi, en très grande partie, du ministère de la Justice. Et il se trouve que la collègue de Valls place Vendôme, l’inénarrable Christiane Taubira, la pétroleuse indépendantiste guyanaise, mène, elle, ostensiblement une politique de gauche, hostile à l’incarcération des délinquants, à la sévérité pour les récidivistes et ayant créé ce qu’elle appelle les peines… « probatoires » pour permettre aux voyous invétérés de « prouver » qu’ils étaient des agneaux venant de naitre.
Pour tenter de se dédouaner, Valls accuse des bandes organisées venues de pays de l’Est d’être responsables de cette recrudescence de la délinquance. C’est sans doute vrai, dans une large mesure. Mais deux choses : d’abord, en stigmatisant nos amis roumains, bulgares ou polonais, le ministre de l’Intérieur fait ce que toutes les organisations « droits-de-l’hommistes » et la gauche bien-pensante qualifient de xénophobie. Il y a des gens de droite qui ont été trainés devant les tribunaux pour moins que cela.
Ensuite et surtout, il fait mine d’ignorer que le ministre de l’Intérieur (qu’il est) est chargé de lutter contre l’immigration sauvage. Or, en régularisant à tour de bras les clandestins et en distribuant à la volée les naturalisations comme il le fait, Valls actionne la pompe à aspirer de tous les malfrats de la planète.
Les gendarmes et les policiers font ce qu’ils peuvent mais quand ils savent que leur propre ministre fait venir en France la pègre internationale et que la Garde des Sceaux donne aux magistrats des instructions pour qu’ils se montrent indulgents, compréhensifs voire amicaux avec les délinquants, il ne faut pas s’étonner que les cambriolages se multiplient.
Oui, l’insécurité est un problème national de plus en plus mal ressenti par les Français, de droite comme de gauche, mais la politique de sécurité menée par le gouvernement socialiste depuis des mois est évidemment une politique de gauche. Et on en voit les résultats. Même si, c’est vrai, la droite ne faisait guère mieux. Mais était-ce vraiment la droite ?

Mots-clefs : ,