Le cyclone qui a frappé La Réunion et les inondations qui continuent à affoler les Bretons font, bien sûr, les grands titres de l’actualité d’aujourd’hui.
Il n’y a pas grand-chose à faire –autant dire rien- contre les cyclones si ce n’est, peut-être, se demander, devant le nombre de catastrophes dites « naturelles » qui s’abattent depuis quelque temps sur la terre, si nous n’aurions pas tout de même un peu déréglé notre planète en jouant par trop aux apprentis sorciers.
Mais pour ce qui est des inondations c’est totalement différent. Nous avons maintenant les moyens de maitriser les cours d’eau en construisant des digues, des barrages, en aménageant des terrains d’expansion. En fait, en essayant de réparer les dégâts que nous avons faits quand nous avons supprimé les haies pour remenbrer les terres agricoles et quand nous avons bétonné à tour de bras les berges pour urbaniser les plus modestes villages.
Il faudra, un jour, calculer le nombre de milliards qui ont été dépensés pour aménager notre territoire et éviter les inondations, le nombre de millions qu’ont coûtés les innombrables études faites sur ce sujet et qui dorment dans les tiroirs de l’administration et qu’on nous dise combien de fonctionnaires de l’Etat, des régions, des départements et des communes sont, aujourd’hui, payés pour prévoir, prévenir et empêcher ce genre de catastrophes. Des bataillons entiers.
Les habitants de Quimperlé qui viennent d’être envahis par les eaux à deux reprises, coup sur coup, et qui le sont régulièrement tous les dix ans pensent, sans doute, que tous ces ingénieurs et techniciens sont des incapables. Ils ont raison. Ils leur répètent, depuis des années, que deux cours d’eau en amont de leur ville sont redoutables et qu’il ne sert, bien sûr, à rien de faire des travaux en aval en oubliant que l’eau déferle d’amont en aval.
Ils doivent aussi être sévères pour leurs responsables politiques qui n’ont pas su se battre pour obtenir les travaux qui s’imposaient.
Mais qu’apprend-on en plus ? Qu’on a détruit un barrage en amont de Quimperlé… pour permettre aux poissons de frayer en toute tranquillité. On aimerait avoir davantage de détails sur cette affaire. Qui a demandé, exigé et obtenu la destruction de ce barrage ? Sans aucun doute quelques écolos. Qui a décidé cette destruction ? Sans aucun doute des technocrates effrayés par le lobby écolo et des élus à la recherche de quelques voix.
Les écolos ont sûrement raison quand ils veulent protéger les baleines et les ours blancs. Mais quand ils se mettent à vouloir réintroduire les loups dans nos montagnes et faciliter les amours des goujons, ils deviennent dangereux.
Des écolos dangereux et des technocrates imbéciles, il n’en faut pas plus pour provoquer des catastrophes. Mais personne n’osera, bien sûr, évoquer le problème à quelques semaines des élections municipales.

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