Finalement, il vaut mieux avoir encore ses vieux parents plutôt que d’être marié et d’avoir un neveu. C’est ce que vient de démontrer le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne en statuant sur l’affaire Vincent Lambert.
On connait cette histoire stupéfiante et ce procès ahurissant. Vincent Lambert est un tétraplégique plongé dans le coma depuis cinq ans. Sa femme et son neveu souhaitent que les médecins en finissent une bonne fois pour toutes avec lui. Mais ses parents s’y opposent. Tout le monde se retrouve au tribunal. On imagine volontiers que la femme et le neveu filent le parfait amour et commencent à s’impatienter alors que les parents, eux, aiment encore leur fils. Les médecins de l’hôpital de Reims hésitent un peu mais penchent plutôt pour l’exécution de l’incurable dans le coma. Il a fallu que la justice leur rappelle que les médecins n’étaient pas là pour donner la mort.
Vincent Lambert continuera donc à vivre dans son coma. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s’est opposé à son exécution et lui accorde encore le droit de vivre. La fausse veuve fait appel ! Naturellement, les partisans de l’euthanasie nous disent que ce n’est pas « une » vie que celle que mène Vincent Lambert. C’est vrai. Mais c’est « la » vie. Même dans le coma, il est encore « vivant ».
D’ailleurs peut-on dire que c’est « une » vie que celle que connaissent les débiles profonds, les handicapés lourds, les malades d’Alzheimer, les vieillards cacochymes ? Sûrement pas. Faut-il pour autant tous les supprimer ? Hitler le pensait. Et cette idée ressurgit depuis quelques temps dans les milieux « bien-pensants » et les allées du pouvoir.
Est-ce vraiment un progrès de notre société que de qualifier désormais de « mort dans la dignité » ce qui n’est jamais qu’un assassinat ? Et dans le cas de Vincent Lambert qui n’est plus qu’une plante depuis cinq ans, on se demande où est la « dignité ».
Ce procès de Châlons-en-Champagne prouve à quel point notre pays a perdu la tête. Une épouse qui rêve de devenir veuve, accompagnée d’un neveu, demande à des juges administratifs la mort de son mari. Et elle n’est pas incarcérée sur le champ. Les vieux parents se battent devant ce même tribunal pour qu’on laisse vivre leur fils. Ils ont contre eux tous les lobbies à la mode et il leur faut des avocats pour se faire entendre.
En France, la peine de mort a été abolie pour les assassins multirécidivistes mais un tribunal peut encore la prononcer pour un grand malade dans le coma pour peu qu’il ait la bénédiction de trois médecins !
Nous avons totalement oublié que la vie, c’est-à-dire même le plus faible battement du cœur, était ce qu’il y avait de plus précieux et que les médecins avaient un devoir sacré, celui de « s’acharner » pour tout mettre en œuvre afin de prolonger, pour sauver cette vie. « L’acharnement thérapeutique », tant décrié de nos jours, est une règle formelle qu’à moins d’être un charlatan tout médecin digne de ce nom doit respecter.
Dans son coma, Vincent Lambert ne souffre pas de douleurs insupportables et n’a jamais exprimé le souhait qu’on lui donne la mort. Non mais il gêne un peu sa future veuve qui s’impatiente et il encombre l’hôpital de Reims. Jamais la justice n’aurait dû s’emparer de ce dossier à moins qu’on ne considère désormais, officiellement, que, dans notre pays, on se débarrasse des encombrants, des inutiles, des grands malades.
Mais alors il faut le dire. Ce « droit » à l’assassinat des incurables changerait plus encore notre société que le droit au mariage accordé aux homosexuels. Comme par hasard, ce sont d’ailleurs les mêmes lobbies qui se sont battus pour « le mariage pour tous » (autant dire la légalisation de l’accouplement des sodomites) qui se démènent maintenant pour le droit de « mourir dans la dignité » (autant dire l’assassinat des grands malades).
Et vous allez voir que cela va aussi passer comme une lettre à la poste… Oui, nous sommes foutus. En réinstaurant la peine de mort cette fois pour les incurables, Ils ne veulent pas seulement achever les malades, ils veulent aussi et surtout achever notre civilisation.

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