C’est fou ! Ils sont totalement inconscients ! François Hollande est peut-être un président « normal », c’est-à-dire souverainement médiocre, vacillant d’un pied sur l’autre, bredouillant des promesses qu’il est incapable de tenir, s’engageant à tout et à n’importe quoi et se croyant tout permis mais l’entourage du monarque a complètement perdu les pédales.
La nomination (annulée in extrémis) de sa nouvelle maitresse comme membre du jury de la Villa Médicis va sans doute permettre aux Français de découvrir la vraie face du régime -pour ne pas dire du gang- qu’ils ont choisi. Certes, grâce au Canard enchainé qui a révélé le scandale, Julie Gayet ne fera finalement pas partie du jury de la Villa Médicis. Aurélie Filippetti qui fait fonction de ministre de la Culture ne signera pas sa nomination mais tout était prêt et, à Rome, la Villa Médicis l’avait déjà annoncé.
Personne ne peut croire un instant que ce serait le « talent » de la starlette qui aurait imposé ce choix. Il est donc évident que c’est le président de la République, en personne, qui a demandé à Filippetti de faire cette fleur à sa poule à une époque –mi-décembre- où, il est vrai, le grand public ignorait et l’existence de Julie Gayet et sa liaison avec le chef de l’Etat. Mais la ministre, elle, très proche de Hollande, de Ségolène Royal, de Valérie Trierweiler et, sans doute, de Julie Gayet, savait et ça ne l’a pas choquée. C’était le bon plaisir du sultan, on casait les favorites de son harem.
Et le mamamouchi a le culot de nous parler de la « vie privée » dont on devrait respecter le secret ! Quand on fait nommer sa dernière maitresse à un poste officiel, cela n’a plus rien à voir avec la vie privée. C’est pratiquement de la forfaiture (« crime dont se rend coupable un fonctionnaire public en commettant certaines graves infractions aux devoirs de sa charge »).
Mais, sans employer les grands mots, disons que cette (petite) affaire est la démonstration éclatante du mépris qu’a le chef de l’Etat à la fois pour un minimum de morale et pour les Français. Lui et sa clique se croient bel et bien tout permis. Ils ont le pouvoir, ils s’en servent et s’envoient en l’air.
Ces gens-là n’ont pas compris, d’une part, que la coupe était pleine et, d’autre part, que, même dans les palais calfeutrés de la République (désormais bananière), les secrets d’alcôve, les dessous-de-table, les combines derrières les rideaux et les filouteries en tous genres pouvaient se retrouver si ce n’est à la « une » d’une presse bien complaisante du moins sur tous les écrans de l’Internet.
Convaincus en leur âme et conscience que l’homosexualité institutionnalisée, la consommation de drogue, l’assassinat des incurables étaient parfaitement admis par toute la société française au nom de la pseudo « modernité », ils sont persuadés que personne n’est choqué par les concubinages en cascade du chef de l’Etat, par ses nouvelles amours pour une starlette de quatrième ordre, par cette vie de patachon qu’on aurait jadis qualifié de « dépravé ». Ils ont, peut-être, tort.
En s’affichant comme social-démocrate, Hollande pensait si ce n’est se refaire une vertu du moins redorer son blason. Pour ce qui est du social-démocrate c’est raté. Mis à part le Medef qui joue les faux naïfs en attendant les actes comme on attend Godot, tout le monde ricane déjà de son « pacte de responsabilité » qu’il sera totalement incapable de respecter lui-même. Pour ce qui est de la morale et du blason, Mlle Gayet achève l’image du brave type moyen et nous révèle que le capitaine de pédalo avait une poule dans chaque port.
On attend avec impatience les prochains sondages. On verra si les Français ont, eux aussi, dégringolé à ce point…

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