François Hollande et ses amis auront tout de même réussi à « bousiller » la famille. Ce quinquennat socialiste restera donc dans les annales. Il n’aura rien construit mais il aura bien démoli.
Naturellement, on aurait préféré que le chef de l’Etat s’attaque au redressement économique du pays, au chômage, à la compétitivité de nos entreprises, à notre système de protection sociale en faillite, à la décomposition de notre Etat, à notre dette, aux problèmes de la sécurité, de l’éducation ou de l’immigration, mais il a choisi de détruire systématiquement ce qui restait encore d’un peu « bourgeois » dans notre société : la famille. Hollande est plus gidien qu’on ne le pensait : « Familles, je vous hais, foyers clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur ».
Après nous avoir imposé, contre les lois de la nature et quelques millions de Français qui étaient descendus dans les rues, le mariage des homosexuels –Gide disait les sodomites- voici qu’il veut instaurer le divorce en self-service en en faisant une simple petite formalité à remplir à la va-vite, entre deux portes, dans le bureau d’un modeste greffier.
C’est parfaitement logique. Le mariage étant devenu une pantalonnade, on ne voit pas pourquoi le divorce resterait un drame. Vive la famille tuyau de poêle !
Christiane Taubira, l’indépendantiste guyanaise qui fait fonction de Garde des Sceaux et ridiculise la République, est en train de nous mijoter un projet de loi qui veut simplifier le divorce pour peu que les deux conjoints soient d’accord pour se séparer. Plus de juge, une simple entrevue avec un greffier. Le but officiel de cette nouvelle réforme est de « désengorger nos tribunaux ».
Que nos tribunaux soient engorgés est une évidence. Dans un pays qui oppresse ses citoyens avec plus de 600.000 textes en tous genres, lois, décrets, arrêtés, règlements qui interdisent tout et n’importe quoi, chacun est forcément présumé coupable de quelque chose et susceptible de se retrouver si ce n’est derrière les barreaux du moins devant un magistrat. Le meilleur moyen de désengorger nos tribunaux serait sans doute d’épousseter nos dizaines de codes aux milliers de pages. D’ailleurs, le divorce n’est pas un délit. Et le mariage ne se célébrant pas devant un juge, on ne voit pas pourquoi il faudrait qu’un magistrat procède au divorce.
Pendant quelques siècles, en France, un homme épousait une femme (et vice-versa) devant Dieu et devant les hommes, pour le meilleur et pour le pire et jusqu’à ce que la mort les sépare, avec l’idée d’avoir des enfants et donc de former une famille. C’était évidemment épouvantablement archaïque, conservateur, réactionnaire.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. En simplifiant, banalisant le divorce, Hollande et Taubira veulent surtout porter un coup de grâce au mariage, ce « sacrement » d’autrefois. Puisqu’il n’est plus nécessaire, comme le croyaient les sales bourgeois, d’être de sexes différents pour se marier, on ne voit vraiment pas pourquoi on ne pourrait pas divorcer en deux clics sur internet. Avant de pouvoir, bientôt sans doute, devenir polygame (ou polyandre) au nom du multiculturalisme.
Le plus simple serait évidemment que chacun suive désormais l’exemple du président de la République lui-même et vive dans ce qu’on appelait jadis « le péché » et qui porte le joli nom de concubinage, éventuellement à répétition.
Les uns disent qu’on n’arrête pas le progrès, les autres que tout fout le camp.

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