Certains amis de ce blog me reprochent d’avoir été à l’article de la mort (toutes proportions gardées) pendant deux jours et, du coup, de n’avoir rien dit de la stupéfiante plaisanterie « algérienne » de François Hollande, de l’indignation (un brin excessive) des autorités algériennes et des regrets penauds exprimés, sur le tard, par le président de la République française.
Hollande prétend connaitre l’Algérie mais il ignore visiblement que les Algériens sont d’une susceptibilité exacerbée, haïssent la France au de-là du raisonnable et sont donc prêts à sauter sur la moindre occasion pour nous ressortir une guerre terminée il y a plus d’un demi-siècle.
Il est indiscutable que plaisanter sur les problèmes de sécurité en Algérie n’était pas du meilleur des goûts. Le faire lors d’une réunion des Institutions juives de France aggravait les choses. Notre président va-t-il, pour mieux détendre l’atmosphère, nous raconter des histoires juives lors de sa prochaine visite de la Grande Mosquée ? On peut le redouter car avec lui le pire est toujours prévisible.
L’ennuyeux dans cette affaire n’est pas qu’il ait froissé les dictateurs algériens qui, depuis plus de cinquante ans, nous crachent à la gueule en permanence et nous comparent aux nazis, sans craindre de ridiculiser les centaines de milliers d’Algériens qui viennent –de leur plein gré, faut-il le rappeler ?- travailler, vivre et élever leurs enfants dans l’ancienne puissance coloniale.
L’ennuyeux est qu’une fois de plus François Hollande nous a prouvé qu’il ignorait tout des bases du savoir-vivre, des us et coutumes des relations internationales et qu’il n’était, en fait, qu’un vulgaire, très vulgaire plouc.
Les Français pouvaient déjà, à juste titre, lui reprocher d’être incapable de faire face à tous les problèmes du pays et de s’accrocher désespérément à une idéologie qui a été désavouée tout au cours du siècle dernier, mais ceux qui l’ignoraient s’aperçoivent désormais qu’ils ont élu à la tête du pays un pauvre amateur de contre-pétries, un simple spécialiste des calembours les plus douteux, un piètre roitelet des « blagues à Toto » de fin de banquet pour commis-voyageurs ou comiques troupiers. Ce n’est pas vraiment ce qu’on attend d’un chef de l’Etat.
Rue Solferino, quand il n’était encore que Premier secrétaire du PS, certains se désolaient déjà de ses « blagues à deux balles » qui n’amusaient que lui. Avant de l’appeler « Petite fraise des bois », Fabius l’appelait… « Même-pas-drôle ».
Et nous en avons encore pour trois ans et demi ! Car rien n’y fera, ni des cours accélérés donnés par le service du protocole, ni quelques entrefilets un peu critiques dans la presse. Plouc je suis, plouc je demeure.
Seul changement en vue : les capitales étrangères vont se mettre à écouter attentivement le moindre de ses discours, ce qu’elles ne faisaient plus depuis très longtemps. En attendant, la salive aux coins des lèvres, la prochaine gaffe, la prochaine bourde, le prochain cuir, la prochaine bévue du… successeur de de Gaulle !
« Même-pas-drôle » ne nous amuse pas mais fait rigoler la terre entière. A nos dépens…

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