Autrefois, quand un gouvernement voulait enterrer un problème délicat, il créait une commission, lui demandait un rapport et enfouissait ce rapport au fin fond d’un placard dans les sous-sols d’un ministère. Tout le monde était content. Avec Hollande, tout a changé. Pour imposer ses idées les plus farfelues, il crée une commission en en choisissant, bien sûr, soigneusement chacun des membres, lui dicte un rapport et nous déclare doctement que, « les experts les plus qualifiés » ayant tranché, nous devons nous incliner devant la parole de ces spécialistes qui connaissent tout mieux que tout le monde. C’est ce qu’il appelle la transparence et la concertation.
Chacun est d’accord pour reconnaitre qu’il faut, de toute urgence, remettre totalement à plat toute notre politique d’immigration qui n’en est pas une et qui, depuis des années, consiste à laisser entrer n’importe qui sur notre territoire, puis à régulariser les clandestins, puis à les naturaliser. Résultats : nous avons, sans doute, plus de 200.000 clandestins en France, quelques millions d’étrangers en situation régulière mais parlant à peine notre langue et ignorant tout de nos lois et de nos mœurs et des centaines de milliers de « Français » de très fraîche date qui ne sont ni « intégrés » ni encore mois « assimilés ». Tout cela constitue des ghettos tout autour de nos grandes villes avec tout ce que ce communautarisme peut avoir de dangereux pour la cohésion nationale.
On connait les idées du président de la République. Oubliant que Mitterrand avait évoqué un seuil de tolérance pour accueillir les étrangers (10%) et que Rocard avait déclaré que les France ne pouvait pas accueillir « toute la misère du monde », il souhaite ouvrir toutes grandes nos portes (puisqu’on ne peut plus parler de frontières) et donner le droit de vote aux étrangers. Mais il veut beaucoup plus encore.
Il a donc demandé à 250 « experts », triés sur le volet parmi ses copains gauchos, de lui concocter un rapport soulignant, selon leur lettre de mission, que « la richesse de l’héritage légué par les migrants au fil des âges fait partie de l’identité française ». C’est évidemment absurde.
Les migrants en question, arrivés jadis de Pologne, d’Italie, d’Espagne ou du Portugal et, depuis quelques décennies, du Maghreb et d’Afrique noire, ont toujours été, par définition, de pauvres miséreux n’ayant que leurs bras à louer, sans la moindre culture, sans aucune richesse, sans héritage à léguer.
Les Algériens, les Maliens, les Sénégalais, les Turcs qui se pressent dans nos banlieues pourries ignorent tout de la civilisation arabe, de l’art africain, de la grandeur de l’empire ottoman. Ce sont des voyageurs sans bagage qui débarquent les mains vides. Ce qui était d’ailleurs aussi le cas de nos premières vagues d’immigration. Les Italiens nous ont apporté les pizzas, et pas Dante, les Espagnols la paëlla et pas Cervantès, comme les Magrébins nous ont apporté le couscous et pas les plus belles pages de la sagesse arabe.
Il est donc ridicule de parler de « richesse d’un héritage ».Ce sont les fils de ces immigrés qui se sont enrichis avec l’héritage de la civilisation française. Si ce n’est, bien sûr, que les Arabes et les Noirs nous ont, eux, apporté… l’Islam. Mais peut-on alors dire que le Coran et la Charia font vraiment « partie de l’identité française » ?
Les 250 « experts » ont fait ce qu’on leur avait demandé et ont sorti un rapport stupéfiant dont le Premier ministre a loué « la grande qualité » et qu’il a immédiatement fait mettre sur le site internet de Matignon.
Ces guignols suggèrent notamment d’« abandonner le mot intégration pour donner un signal fort à ceux qui sont soumis à cette injonction au quotidien et à tort », de « faire France ( !!, Y a bon Banania !) en reconnaissant la richesse des identités multiples », de « reconnaitre de manière identique toutes les langues, le français, l’arabe, les langues africaines », d’« assumer la dimension arabe-orientale de la France », de « créer un délit de harcèlement racial et une Cour des comptes de l’égalité », d’« abroger la loi interdisant le voile à l’Ecole », etc.
C’est évidemment du plein délire. Tous les migrants rêvent d’être intégrés dans une société qui leur semble paradisiaque, on ne « fait pas France » avec des identités multiples mais avec l’identité française, le français est incomparable avec les langues africaines (Camus disait : « Ma patrie est la langue française ») et, jusqu’à preuve du contraire, la France n’a aucune « dimension arabe-orientale », mises à part une histoire coloniale qu’elle renie et une invasion d’immigrés qui l’inquiète.
Ces gens veulent simplement détruire ce qui reste de ce « vieux pays » qu’est le nôtre.
Devant le tollé (tout de même) provoqué par l’affaire, Hollande et Ayrault font marche arrière. Ce rapport ne les engage en rien, ils ignorent qui a désigné ces « experts » et qui a bien pu leur donner une lettre de mission pareille. Mais c’est trop tard. Le mal est fait. Tout le monde a compris que ces socialistes au pouvoir voulaient tuer la France, l’identité française, la langue française, la citoyenneté française. On veut espérer que cela va leur coûter très cher lors des prochaines élections…

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