On peut penser que François Hollande commence à préparer l’allocution qu’il est tenu de prononcer le soir du 31 décembre à la télévision. Traditionnellement, les vœux du chef de l’Etat à la Nation sont un mélange d’autosatisfaction et de promesses de Gascon. L’année qui vient de s’écouler a été une suite de succès et celle qui va débuter est diablement prometteuse… Mais, cette fois, les choses vont être un peu plus délicates pour ce président qui bat tous les records d’impopularité tout en accumulant, avec une rare obstination, les échecs en tous genres et les volte-face à répétition.
Après 18 mois de présence à l’Elysée, Hollande ne pourra plus nous raconter que si la situation du pays est catastrophique c’est uniquement de la faute de Sarkozy qui lui a laissé une France en ruines. Il y a maintenant prescription. Il ne pourra pas non plus, pour nous expliquer son impuissance, évoquer « la crise planétaire » puisque tous nos voisins commencent à en sortir. Il va donc devoir bafouiller et ça il sait faire.
Bien maladroitement, il nous avait fixé un rendez-vous très précis pour ce 31 décembre. Il devait nous annoncer une inversion de la courbe du chômage. Il doit donc, ces jours-ci, brûler des cierges à Saint Philippe du Roule pour que les chiffres mensuels de Pôle-emploi, un peu meilleurs le mois dernier, soient confirmés.
Mais même en supposant ce petit miracle, il ne faut pas qu’il se fasse d’illusion. Les Français ne sont pas, et en tous les cas plus dupes. Ils ont parfaitement compris que ce n’était pas en faisant passer, par un tour de bonneton, les chômeurs de catégorie A en catégories B ou C qu’on inversait la courbe du chômage. Pas plus d’ailleurs que ce n’était en créant, à tour de bras et aux frais de la République, des emplois bidon de pseudo fonctionnaires intérimaires dans des associations de bénévoles ou des emplois « aidés » de plantons qu’on s’attaquait au drame du chômage.
Le chômage ne diminuera que le jour où les entreprises cesseront de licencier et pourront embaucher, c’est-à-dire le jour où elles auront retrouvé une clientèle en innovant et en redevenant compétitives, c’est-à-dire le jour où elles ne seront plus écrasées de charges et paralysées par une législation liberticide. C’est une évidence que tout le monde connait et reconnait, dit et répète depuis des années et dont on ne pourra jamais sortir.
Si Hollande voulait vraiment faire, en ce soir de Réveillon, un joli cadeau aux Français, il leur annoncerait qu’il a décidé de baisser les charges des entreprises et de jeter au feu le Code du Travail, en clair qu’il a fait des confettis avec sa vieille carte de militant socialiste.
Même ceux qui croient encore au Père Noël ne peuvent imaginer qu’Hollande ait été ainsi touché par la grâce. Il va donc bredouiller en ânonnant que les outils rouillés de sa boite à malices commencent à fonctionner, que les signaux se mettent à clignoter, qu’il aperçoit, au loin, la sortie du tunnel. En fait, il va reprendre la fameuse phrase de son vrai père spirituel, le mémorable et oublié Guy Mollet, qui s’était écrié un jour d’inspiration « Ce n’est pas parce que notre politique est la mauvaise que nous allons en changer ».
Mais il est vraisemblable que le paon déplumé ne fera pas trop longtemps la roue sur ce thème-là qui est pourtant le seul à vraiment intéresser les Français. Il va, sans guère de doute, préférer se lancer sur les réformes dites « sociétales » qui sont devenues à la fois son dada (pour ne pas dire son cheval de bataille) et son alibi préféré pour faire oublier son incompétence à gérer le pays.
On peut parier qu’il va se vanter d’avoir « libéré » les homosexuels qui, grâce à lui, peuvent désormais se précipiter à la mairie pour s’épouser joyeusement. Et qu’il va nous raconter qu’il va bientôt « libérer » les étrangers qui ne seront, grâce à lui, plus soumis aux odieuses règles de l’intégration, « libérer » les drogués qui pourront, toujours grâce à lui, connaitre, en toute légalité, tous les plaisirs des paradis artificiels et « libérer » les familles qui avaient encore des scrupules à faire boire le bouillon de minuit à leurs vieux parents. Bref, qu’il va bel et bien, comme promis, « ré-enchanter le rêve français ».
Hollande nous avait promis le changement et le bonheur pour tous. Nous n’avions pas compris que le changement consistait, pour lui, à détruire systématiquement toutes les règles plus ou moins morales qui permettaient à notre société de tenir debout tant bien que mal et qu’il ne s’intéressait, en fait et avant tout, qu’au seul bonheur des sodomites, des étrangers et des drogués.
A quelques heures de l’augmentation de la TVA qui va être catastrophique pour notre économie et pousser encore davantage vers la misère un certain nombre de Français, Hollande va sans doute aussi nous parler du Mali et de la Centrafrique et se vanter d’avoir mis un coup d’arrêt à la progression des Islamistes au coeur de l’Afrique et aux massacres entre tribus.
Pense-t-il vraiment que les millions de chômeurs, les millions de Français qui vivent sous la ligne de pauvreté, les jeunes qui n’ont plus que l’exil comme avenir, les Bonnets rouges, les pigeons, les tondus et tous ceux qui, désespérés d’être au bord du gouffre, sont au bord de la révolte s’intéressent au chaos qui ravage l’Afrique sud-sahélienne ?
Plus personne n’écoute ni ne croit ce président. Les Français ne formulent plus qu’un seul vœu : que cette « expérience » socialiste se termine le plus tôt possible. On voit mal les vœux que pourrait formuler le chef d’Etat dans ces circonstances.

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