On en apprend chaque jour de belles sur la réforme de l’Education nationale que Vincent Peillon veut nous imposer. Voici que ce dingo idéologue qui règne rue de Grenelle veut maintenant s’en prendre aux classes préparatoires, les khâgnes, les taupes, qui, dans les lycées les plus prestigieux, préparent les meilleurs élèves à affronter les concours de nos grandes écoles.
Il a parfaitement raison. Les grandes écoles (Polytechnique, Normale Sup et quelques autres) restant, devant la décomposition de nos universités, l’unique formation française un peu compétitive sur le plan international et formant encore le peu d’élite un brin cultivée que nous pouvons mettre sur le marché, il est de toute urgence de les massacrer. A mort les élites ! Au pilori les brillants sujets ! Vive le nivellement par le bas, toujours plus bas ! Vive les analphabètes, les cancres et les crétins ! D’ailleurs ne deviennent-ils pas largement majoritaires dans le pays ?
Peillon s’attaque aux 8.000 professeurs de classes préparatoires de France. Il veut diminuer leur salaire pour augmenter celui des professeurs des Zones d’Education Prioritaire. Prendre aux quartiers « bourgeois », aux « fils de riches » pour donner aux banlieues pourries, aux « gosses de pauvres ».
Tout le monde est d’accord pour reconnaitre qu’il faudrait faire un effort supplémentaire dans les zones de non-droit où les élèves, souvent issus de l’immigration, ne savent ni lire ni écrire ni même parfois parler français et sont voués au chômage quand ce n’est pas à la délinquance. Et il est vrai que l’évolution de notre système a mis hors d’usage l’ascenseur social et que la méritocratie, chère à notre République d’antan et qui permettait, parfois, à des fils d’ouvriers d’entrer à l’X ou rue l’Ulm, n’est plus qu’un lointain souvenir. Mais ce n’est évidemment pas une raison pour pendre à la lanterne l’aristocratie de notre jeunesse.
L’agrégé de philosophie Peillon (mais qui n’a pas pu faire Normale ce qui explique, sans doute, sa haine des grandes écoles) est scandalisé que les professeurs de prépas touchent plus de 100.000€ par an, soit 28% de plus que les professeurs agrégés de lycées, lesquels touchent 30% de plus que les professeurs simplement certifiés. On se demande, en effet, pourquoi un professeur au Collège de France toucherait davantage qu‘un appariteur déambulant dans ce même Collège de France. Visiblement, Peillon n’a pas la réponse.
On peut, par démagogie, décapiter les élites, promener leurs têtes au bout d’une pique, fermer Henri IV et Louis-le-Grand, faire fuir nos meilleurs élèves vers des universités étrangères et transformer la France en un pays du Tiers-monde. Cela fera plaisir aux syndicats. Hollande et ses complices s’y emploient visiblement avec acharnement.
Mais si les profs de prépas ne descendront pas dans la rue –ce n’est pas leur genre- on veut encore espérer qu’un certain nombre de Français, nostalgiques de l’époque où la France produisait son lot de Prix Nobel, auront le courage de s’insurger contre la politique suicidaire engagée, dans tous les domaines, par ce régime. Après avoir détruit sciemment la famille, ils veulent maintenant achever l’Ecole déjà moribonde.

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