François Hollande avait promis de réduire les dépenses de l’Etat. Il n’a d’ailleurs pas le choix puisqu’il est à la tête d’un pays en faillite. Mais il a aussi, compris que les Français n’en pouvaient plus, que le « ras-le-bol fiscal » était général, que les riches comme les pauvres, les Parisiens comme les provinciaux étaient au bord de l’explosion et que les jacqueries risquaient bien de se multiplier ailleurs qu’en Bretagne. Alors il a trouvé un « truc » pour tenter de calmer les plus mécontents : il les arrose. Ce type est fou ! Pour essayer de faire rentrer chez eux les Bonnets rouges qui se sont révoltés contre l’écotaxe, il leur donne un milliard dans un « pacte d’avenir pour la Bretagne ». Pour apaiser les Marseillais et donner une petite chance au candidat socialiste, Mennucci, de battre Jean-Claude Gaudin aux prochaines municipales, il leur donne trois milliards pour aménager de nouveaux transports. On se demande ce qu’il va donner aux anciens ouvriers d’Arcelor-Mittal, de Peugeot d’Aulnay-sous-Bois, aux « Continentaux » d’Amiens et aux dizaines de milliers de salariés qui viennent, ces dernières semaines, de basculer, à leur tour, dans le chômage et qui, eux non plus, ne sont pas contents. On dira que c’est très gentil de la part du souverain que de distribuer ainsi à la volée des espèces sonnantes et trébuchantes aux malheureux. Mais ce n’est pas sur sa cassette personnelle que François Hollande fait ses générosités. C’est avec l’argent de l’Etat que l’Etat n’a pas. Bien sûr, quand on a deux mille milliards de dettes, on n’est plus à quatre ou cinq milliards près. Mais quand, parce qu’on est incapable de se refréner dans ses dépenses inconsidérées, on se fait moucher en permanence par la Commission de Bruxelles, par le FMI, par les agences de notation et donc forcément par ceux qui nous prêtent de l’argent, on fait un peu attention. Un chef d’Etat sans un sou qui arrose à coup de milliards ceux qui se plaignent –à juste titre- de payer trop d’impôts n’est rien d’autre qu’un pyromane qui, tout en jetant des milliards par la fenêtre (car personne ne peut croire ni à ce « pacte d’avenir pour la Bretagne » ni à ces projets pharaoniques pour Marseille) jette de l’huile sur le feu qui ravage la maison. Ce que veulent les Bretons et les Marseillais, c’est du travail, pas des aumônes qui vont, évidemment, contraindre l’Etat à augmenter davantage et toujours plus les prélèvements obligatoires, c’est-à-dire à paralyser encore plus les entreprises qui pourront donc encore moins embaucher. Hollande n’a toujours pas compris que la lutte contre le chômage dont il prétend avoir fait son cheval de bataille commence par une réduction drastique des impôts, des taxes et des charges qui étranglent nos entreprises et assassinent les investissements, l’innovation et la consommation. Ce n’était vraiment pas la peine d’avoir fait l’ENA pour croire qu’en augmentant les embauches de fonctionnaires, les contrats bidons et les subventions à fonds perdus, on pourrait faire redémarrer une économie moribonde. Hollande a décidément tout faux. Et d’ailleurs cette semaine, il vient de distribuer des faux billets aux Bretons et aux Marseillais. Car où va-t-il trouver ces milliards ? L’arroseur pyromane qui distribue sa monnaie de singe est en plus un faux monnayeur…

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