Nos concurrents de par le monde peuvent être pleinement rassurés, si tant est qu’ils aient jamais été inquiets. La France a totalement renoncé à tenter de s’en sortir, à entrer dans le XXIème siècle, à prendre des risques, à innover. Elle préfère continuer à croupir dans sa médiocrité et à sombrer dans tous les domaines. Nous n’essayerons jamais d’exploiter le gaz de schiste, cette richesse fabuleuse que la nature nous a (peut-être) donnée. Pas fous les Français ! Zéro risque, zéro croissance, zéro pointé partout ! Le Conseil constitutionnel, neuf vieux croutons qui se gavent de l’un des plus beaux fromages de la République, vient de confirmer que la loi adoptée sous Sarkozy et qui interdit les recherches et l’exploitation du gaz de schiste par fragmentation, était conforme à la Constitution. A croire que de Gaulle avait fait inscrire sur les tables de la loi que nous devions crever la bouche ouverte et que le pays qui avait été, il y a un siècle, à la pointe de toutes les découvertes, de toutes les audaces devait désormais en revenir aux moulins à vent. C’est désespérant ! Tous les experts le disent, nous avons, très vraisemblablement, d’énormes réserves de gaz de schiste dans notre sous-sols, ce gaz de schiste nous permettrait d’acquérir notre indépendance énergétique et de faire baisser le prix de notre énergie de plus de 50%. Mais, sous prétexte qu’il y aurait peut-être un risque avec la méthode à fragmentation, nous n’essayons même pas et ne cherchons même pas une autre méthode. Il n’y a, nous dit-on, que des pays de sauvages et d’analphabètes qui n’ont jamais rien réussi à rien comme les Etats-Unis pour se lancer à corps perdu dans cette aventure. Nous, nous sommes beaucoup plus malins. Nous préférons rester pieds et poings liés devant le bon vouloir de nos « amis » les roitelets d’Arabie plutôt que de faire de petits trous dans la terre, chez nous, ne serait-ce que pour savoir si cela présente le moindre danger. C’est le triomphe de l’absurde, c’est-à-dire de Cécile Duflot qui veut autoriser la vente du cannabis, d’Eva Joly qui voulait supprimer le défilé militaire du 14 juillet et qui a obtenu 2% des voix lors de la dernière présidentielle, de Daniel Cohen-Bandit qui n’a pas réussi à foutre en l’air notre société en 68 et de Noël Mamère, le premier de nos maires à avoir célébrer un mariage homosexuel. C’est fou. Nous avions Ubu–roi au pouvoir et ce sont maintenant les Charlots qui font la loi ! Il faut être juste, Sarkozy s’était déjà incliné devant leur diktat. Et on comprend que François Hollande qui en est à 2% près pour tenter de sauver sa majorité ne veuille pas déplaire à ces verts qui lui crachent à la gueule depuis des mois. Mais, cette fois, ce sont ceux qu’on appelle, sans doute, par ironie « les Sages de la République » qui se déculottent devant les barbichus tatoués éleveurs de mouton sur le Larzac. Nous voulons tous sauver la planète. Mais nos aïeux n’ont pas hésité à tenter le chemin de fer, l’avion, le pétrole, l’atome et cela leur a plutôt réussi. Maintenant, dans la course au progrès, non seulement la France est largement devancée par les autres mais elle déclare forfait et jette l’éponge. Il y a trois semaines Hollande nous présentait ses projets pour la France dans 25 ans. C’était du (tout) petit bras. Ce qu’il aurait fallu faire c’était présenter le monde tel qu’on peut l’imaginer dans un quart de siècle. On aurait alors vu, d’un côté, le Japon ayant multiplié ses centrales nucléaires (malgré Fukushima) et, de l’autre, une Amérique, de nouveau triomphante, avec son gaz de schiste. Entre les deux des Français, en béret basque et une baguette de pain sous le bras, regardant d’où vient le vent pour savoir si leurs éoliennes vont bien vouloir redémarrer et les yeux fixés sur un cadran solaire pour deviner à quelle heure leurs panneaux solaires vont se remettre à fonctionner. Avec des gens comme ça, nous sommes foutus, fou-tus !

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