C’est une honte mais ça fait presque plaisir à voir. Le gouvernement s’étripe à propos des Roms et bafouille à propos du travail dominical. Manuel Valls juge « insupportables » les paroles de Cécile Duflot qui l’accuse d’avoir « franchi les limites du pacte républicain » en ayant déclaré que les Roms avaient « vocation » à retourner en Roumanie ou en Bulgarie. Jean-Marc Ayrault réunit ce matin, en urgence, ses ministres pour trouver une solution en face de la rébellion des grandes surfaces de bricolage qui refusent un jugement qui leur interdit d’ouvrir le dimanche. Ce pouvoir patauge, par idéologie, dans des problèmes qui, en fait, ne devraient pas se poser. Il est évident que des étrangers qui n’ont ni domicile fixe, ni revenus officiels et qui peuvent provoquer des « nuisances » ont « vocation » à rentrer chez eux. C’est vrai pour les Roms, comme cela devrait être vrai pour les Algériens, pour les Sénégalais et pour tous les autres. On dira que les Roms sont, en tant que Roumains ou que Bulgares, membres de l’Union européenne et qu’à partir du 1er janvier prochain ils pourront circuler en toute liberté dans notre pays. Ce qui pose évidemment le problème de cette Europe-Tour de Babel, sans frontières, que nos dirigeants, de droite comme de gauche, nous ont imposée. Mais cette ouverture béante de nos frontières ne donnera, en aucune manière, à ces Roumains et à ces Bulgares le droit d’occuper illégalement des terrains privés ou publics, ni même celui de chaparder dans les magasins ou d’importuner les touristes, ni même d’ailleurs celui d’organiser des trafics de nouveaux nés. Valls a, sans doute, eu tort de fustiger les Roms en général, en désignant ainsi toute une communauté à la vindicte populaire. Il y a, peut-être, des Roms qui sont de très braves gens, prêts à se sédentariser et à respecter toutes nos lois. Le ministre de l’Intérieur est à la limite du racisme, comme l’a souligné Bruxelles. Il aurait dû se contenter de déclarer que les étrangers hors la loi devaient rentrer chez eux. Il n’aurait alors été accusé que de xénophobie. Cécile Duflot qui ne rate jamais une occasion de se distinguer en faisant de la provocation pour ridiculiser François Hollande et démontrer à quel point ce grand mollasson est incapable de tenir sa majorité, est évidemment grotesque en affirmant que « le premier flic de France » détruit le pacte républicain sous prétexte qu’il voudrait simplement appliquer la loi. Mais elle sait qu’avec ce régime qui marie les homosexuels, rêve de faire voter les étrangers et d’achever les mourants, on peut, en toute impunité, se faire mousser en jouant les soixante-huitardes attardées. Cela dit, jusques à quand le chef de l’Etat va-t-il tolérer ses incartades ? Le problème du travail le dimanche est tout aussi ridicule. Quand Michel Sapin, l’homme qui triche avec les chiffres du chômage, déclare qu’il n’est « pas question de revenir sur le repos dominical », il fait peut-être plaisir aux évêques de France mais il tente surtout de caresser les syndicats dans le sens du poil et démontre à quel point il est, lui-même, coupé des réalités du terrain et des difficultés qu’affrontent les salariés, ce qui est tout de même très ennuyeux pour un ministre dit « du travail ». Tout le monde reconnait que les textes en vigueur à ce propos sont totalement incohérents. Pourquoi autoriser les magasins « de jardinage » à ouvrir le dimanche et l’interdire aux magasins « de bricolage » ? Pourquoi l’autoriser dans certains régions et l’interdire dans d’autres ? Mais ces textes portent surtout atteinte à la liberté de travailler. Or, -faut-il le rappeler ?- le préambule de la Constitution de 1946, repris par la constitution de 1958, stipule que « Chacun a le droit de travailler et le droit d’obtenir un emploi » ? Le « droit d’obtenir un emploi » est de moins en moins respecté et cinq millions de Français en savent quelque chose. Mais les syndicats sont parvenus à faire … interdire le travail le dimanche ! En période de chômage de masse, de précarité généralisée, de baisse des revenus pour tous, ces textes liberticides ne sont plus supportables. Et on ne peut que donner raison aux patrons de Castorama et de Leroy-Merlin de défier ces lois et ces jugements. Mais là encore le gouvernement hésite, tergiverse, refuse de voir en face les réalités en se cramponnant rageusement à de vieux principes totalement obsolètes. Hollande nous avait promis le changement. Mais les socialistes n’ont pas changé… Ils s’étripent et ils bafouillent alors que le pays continue à sombrer.

Mots-clefs : ,