Tout le monde sait –même et surtout au Parti socialiste- qu’Harlem Désir est un imbécile. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a été choisi comme premier secrétaire du PS. Sa dernière sortie accusant ceux qui, à droite, ne sont pas favorables à une opération militaire contre la Syrie d’être des « Munichois » confirme, une fois de plus, le jugement qu’on pouvait porter sur lui. Comparer Assad à Hitler est évidemment absurde, ne serait-ce que parce que le dictateur syrien ne menace en rien nos frontières et n’a d’ailleurs aucune ambition sur les Sudètes ou la Pologne. On peut ajouter que si son régime est pour le moins autoritaire et donc odieux à bien des égards, il n’extermine pas ses minorités mais protège au contraire les Chrétiens, les Druzes, les Kurdes et les autres alors que les « rebelles » qu’il combat, eux, veulent incontestablement établir une autre dictature bien pire encore, celle de l’Islamisme radical qui non seulement imposerait la Charia au peuple syrien mais représenterait une véritable menace contre l’Occident, le djihad. On connait le mot de Churchill : « A Munich, Daladier et Chamberlain ont sacrifié l’honneur pour ne pas avoir la guerre, ils ont eu le déshonneur et la guerre ». Mettons l’honneur et le déshonneur à part, deux concepts qui n’ont plus beaucoup de signification de nos jours. D’ailleurs, on peut se demander si les guerres que l’Occident a menées en Afghanistan, en Irak et en Libye, ces derniers temps ont été si… « honorables » que cela. Choisir aujourd’hui la guerre pour punir un dictateur qui « aurait » utilisé des armes interdites serait particulièrement délirant. D’abord, parce que -sauf avec un mandat précis de l’ONU (et encore !)- aucun pays n’est habilité à « punir » tel ou tel autre pays au nom d’une morale à géométrie très variable (selon le poids de ce pays ou les intérêts économiques qu’il représente). On peut, en plus, rappeler que ces « grandes puissances » qui voudraient rendre la justice de par le monde ont, toutes, utilisé, au cours des dernières décennies, des armes bien peu « conventionnelles », sans même parler d’Hiroshima ou des bombardements défoliants du Vietnam. Ensuite, parce que vouloir faire une guerre pour en arrêter une autre est inconscient. Ce serait ajouter des morts et des ruines aux 100.000 morts et au champ de ruines que cette guerre civile a déjà faits en plus de deux ans. Tout le monde sait que les opérations dites « chirurgicales » provoquent immanquablement d’innombrables dégâts « collatéraux » c’est-à-dire de très nombreuses victimes « civiles ». On sait aussi qu’Assad, totalement soutenu par Poutine, ne cédera jamais devant un déluge de feu qui fera de lui une victime, lui permettra de faire jouer du réflexe nationaliste et transformera sa guerre contre des « rebelles » devenus des « islamistes » en guerre contre l’Occident « impérialiste ». Enfin, la région étant une poudrière depuis bien longtemps, allumer la mèche serait évidemment tout faire sauter, déchainer les haines entre Chiites et Sunnites, donner à l’Iran une raison d’intervenir, mettre en péril Israël, la Liban, la Jordanie et la Turquie et faire de Poutine le défenseur des peuples opprimés. Harlem Désir qui n’a jamais fait la guerre et n’a jamais entendu siffler que des balles de tennis veut courir au secours de François Hollande. C’est une cause désespérée. En fait, dans cette affaire syrienne, Hollande est tel qu’en lui-même. Il s’indigne en montant sur ses grands chevaux, annonce des mesures drastiques, attend les autres, puis, ne voyant rien venir, se retrouve totalement ridicule. C’est ce qu’il a fait face à la crise. Il s’est indigné de l’héritage que lui laissait Sarkozy, il a annoncé qu’il avait sa « boite à outils » et qu’on allait voir ce qu’on allait voir, puis il a espéré que la croissance reprendrait à travers la planète et qu’il pourrait en bénéficier. Ne voyant rien venir à l’horizon, il continue, contre toute évidence, à nous annoncer qu’il va gagner la partie et que la courbe du chômage va s’inverser. Aujourd’hui, face à la crise, il est seul avec ses promesses et ses rodomontades alors que le chômage et la dette continuent inexorablement à augmenter. Et dans l’affaire syrienne il est, là aussi, désespérément seul. Après avoir poussé ses hurlements d’indignation, au nom des Droits de l’homme, juré qu’il allait châtier sans pitié le dictateur syrien, au nom de la morale internationale, il se retrouve « comme un con », abandonné en rase campagne par Cameron et Obama qui ont compris, in extrémis, que l’aventure était de la folie furieuse. Lui reste, bien sûr, le soutien d’Harlem Désir et des godillots du PS…

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