Archives par moisseptembre 2013



Un gouvernement qui s’étripe et qui bafouille

C’est une honte mais ça fait presque plaisir à voir. Le gouvernement s’étripe à propos des Roms et bafouille à propos du travail dominical. Manuel Valls juge « insupportables » les paroles de Cécile Duflot qui l’accuse d’avoir « franchi les limites du pacte républicain » en ayant déclaré que les Roms avaient « vocation » à retourner en Roumanie ou en Bulgarie. Jean-Marc Ayrault réunit ce matin, en urgence, ses ministres pour trouver une solution en face de la rébellion des grandes surfaces de bricolage qui refusent un jugement qui leur interdit d’ouvrir le dimanche. Ce pouvoir patauge, par idéologie, dans des problèmes qui, en fait, ne devraient pas se poser. Il est évident que des étrangers qui n’ont ni domicile fixe, ni revenus officiels et qui peuvent provoquer des « nuisances » ont « vocation » à rentrer chez eux. C’est vrai pour les Roms, comme cela devrait être vrai pour les Algériens, pour les Sénégalais et pour tous les autres. On dira que les Roms sont, en tant que Roumains ou que Bulgares, membres de l’Union européenne et qu’à partir du 1er janvier prochain ils pourront circuler en toute liberté dans notre pays. Ce qui pose évidemment le problème de cette Europe-Tour de Babel, sans frontières, que nos dirigeants, de droite comme de gauche, nous ont imposée. Mais cette ouverture béante de nos frontières ne donnera, en aucune manière, à ces Roumains et à ces Bulgares le droit d’occuper illégalement des terrains privés ou publics, ni même celui de chaparder dans les magasins ou d’importuner les touristes, ni même d’ailleurs celui d’organiser des trafics de nouveaux nés. Valls a, sans doute, eu tort de fustiger les Roms en général, en désignant ainsi toute une communauté à la vindicte populaire. Il y a, peut-être, des Roms qui sont de très braves gens, prêts à se sédentariser et à respecter toutes nos lois. Le ministre de l’Intérieur est à la limite du racisme, comme l’a souligné Bruxelles. Il aurait dû se contenter de déclarer que les étrangers hors la loi devaient rentrer chez eux. Il n’aurait alors été accusé que de xénophobie. Cécile Duflot qui ne rate jamais une occasion de se distinguer en faisant de la provocation pour ridiculiser François Hollande et démontrer à quel point ce grand mollasson est incapable de tenir sa majorité, est évidemment grotesque en affirmant que « le premier flic de France » détruit le pacte républicain sous prétexte qu’il voudrait simplement appliquer la loi. Mais elle sait qu’avec ce régime qui marie les homosexuels, rêve de faire voter les étrangers et d’achever les mourants, on peut, en toute impunité, se faire mousser en jouant les soixante-huitardes attardées. Cela dit, jusques à quand le chef de l’Etat va-t-il tolérer ses incartades ? Le problème du travail le dimanche est tout aussi ridicule. Quand Michel Sapin, l’homme qui triche avec les chiffres du chômage, déclare qu’il n’est « pas question de revenir sur le repos dominical », il fait peut-être plaisir aux évêques de France mais il tente surtout de caresser les syndicats dans le sens du poil et démontre à quel point il est, lui-même, coupé des réalités du terrain et des difficultés qu’affrontent les salariés, ce qui est tout de même très ennuyeux pour un ministre dit « du travail ». Tout le monde reconnait que les textes en vigueur à ce propos sont totalement incohérents. Pourquoi autoriser les magasins « de jardinage » à ouvrir le dimanche et l’interdire aux magasins « de bricolage » ? Pourquoi l’autoriser dans certains régions et l’interdire dans d’autres ? Mais ces textes portent surtout atteinte à la liberté de travailler. Or, -faut-il le rappeler ?- le préambule de la Constitution de 1946, repris par la constitution de 1958, stipule que « Chacun a le droit de travailler et le droit d’obtenir un emploi » ? Le « droit d’obtenir un emploi » est de moins en moins respecté et cinq millions de Français en savent quelque chose. Mais les syndicats sont parvenus à faire … interdire le travail le dimanche ! En période de chômage de masse, de précarité généralisée, de baisse des revenus pour tous, ces textes liberticides ne sont plus supportables. Et on ne peut que donner raison aux patrons de Castorama et de Leroy-Merlin de défier ces lois et ces jugements. Mais là encore le gouvernement hésite, tergiverse, refuse de voir en face les réalités en se cramponnant rageusement à de vieux principes totalement obsolètes. Hollande nous avait promis le changement. Mais les socialistes n’ont pas changé… Ils s’étripent et ils bafouillent alors que le pays continue à sombrer.

30 Sep 2013 | Comments (12)

Le traitre et le zozo

On nous dit, les centristes nous disent, que le centre est en train de renaitre de ses cendres, que l’UDI de Borloo et le MoDem de Bayrou (qui tient ce week-end son université d’été) se rapprochent, qu’ils vont présenter des listes communes aux prochaines élections municipales et que le paysage politique français va, du coup, se métamorphoser. Sur le papier, la chose est presque crédible. Dans leur grande majorité les Français sont fondamentalement centristes, le cœur à gauche, le portefeuille à droite, à la fois nostalgiques du gaullisme et un brin « rad-soc ». Ils en ont assez de l’alternance systématique entre une gauche sectaire et impuissante et une droite qui ne s’assume pas et qui est, elle aussi, incapable de faire face aux problèmes du pays. Depuis plus d’un an, le PS au pouvoir s’est totalement discrédité avec ses promesses non-tenues alors que l’UMP qui ne sait même pas jouer son rôle d’opposition se ridiculisait avec ses querelles de personnes. Ajoutons que les centristes ont souvent eu raison notamment en dénonçant, bien avant les autres, le drame de nos déficits et de la dette et qu’ils ont une certaine cohérence notamment à propos de l’Europe, de la décentralisation ou de l’écologie, trois sujets qui, il est vrai, n’enthousiasment pas ou plus les Français. Sur le papier donc, les centristes devraient, pour peu qu’ils se regroupent, avoir « un boulevard » devant eux. Et pourtant personne n’y croit. D’une part, bien sûr, parce que leurs deux « têtes d’affiche », Bayrou et Borloo, font désormais figure de « has been » un peu pitoyables. Le patron du MoDem paiera encore longtemps son incroyable ralliement à Hollande lors de la dernière présidentielle, « trahison » qui lui a même coûté son siège de député. Avec sa réputation de poivrot, le patron de l’UDI trainera longtemps derrière lui la fameuse phrase de Fillon : « Borloo n’est qu’un zozo ». Même en se jetant dans les bras l’un de l’autre, un « traitre » et un « zozo » ont bien peu de chance de métamorphoser la vie politique française. D’autre part, et c’est beaucoup plus grave, parce que la crise, la déliquescence générale du pays, les incohérences de la majorité et de l’opposition ont radicalisé l’opinion. En rejetant la gauche et la droite, les Français ne se retrouvent pas au centre mais aux extrêmes. Ceux qui ne veulent plus du PS écoutent Mélenchon, ceux qui ne veulent plus de l’UMP rejoignent Marine Le Pen. La famille politique qui votait pour Lecanuet en 1965, Barre en 1988, ou Balladur en 1995 (et même les 18,57% d’électeurs de Bayrou en 2007) n’est plus seulement orpheline, elle a disparu. Les centristes feront sans doute, lors des municipales, quelques jolis scores par-ci par-là. C’est le scrutin des « notables du cru » et des gestionnaires raisonnables. Ce sont souvent des centristes. Mais au-delà ? Aujourd’hui, en France, la gauche tente de se déguiser en social-démocratie, la droite lorgne vers l’extrême-droite et le centre n’existe plus. Autant dire que nous avons perdu le nord…

29 Sep 2013 | Comments (11)

Foutez donc la paix à ceux qui veulent travailler !

Il est tout de même invraisemblable (et scandaleux) que dans la situation dramatique que connait la France aujourd’hui -avec un chômage de masse, une précarité grandissante, une baisse généralisée des revenus, une stagnation de la consommation- on interdise à certains salariés de travailler le dimanche ou tard le soir. Les magasins de bricolage Leroy-Merlin et Castorama n’ont plus le droit d’ouvrir le dimanche et le magasin de parfums Séphora doit désormais fermer boutique à 21 heures. Or, ce sont les jours et les heures où il y a le plus de clients. Les patrons, les salariés et les clients sont donc furieux. Mais les syndicats qui ne représentent plus personne (7% seulement des salariés français sont syndiqués et encore ce ne sont pratiquement que des fonctionnaires) qui ne reconnaissent pas les « racines chrétiennes » du pays exigent que les travailleurs respectent… le jour du Seigneur ! Pas pour qu’ils aillent à la messe. Non, simplement pour emmerder les « salauds de patrons » et plomber les entreprises. Cette question du travail dominical est récurrente. Pour les uns, les syndicats, le repos du dimanche est un « acquis social » et sa remise en cause détruirait notre société et la vie familiale en portant gravement atteinte au droit « du » travail. Pour les autres, et notamment les salariés concernés, travailler le dimanche permet de mettre un peu de beurre dans leur maigre plat d’épinards et parfois même simplement de joindre les deux bouts. Le leur interdire, c’est violer le droit « au » travail. Ce n’est pas la première fois qu’en s’arcboutant sur des textes et des « acquis sociaux » d’une autre époque, les syndicats nuisent gravement à ceux qu’ils sont censés représenter. La CGT et ses comparses ont détruit des pans entiers de notre économie, dévasté des régions entières et réduit des centaines de milliers de salariés au chômage. Nombreuses de nos lois qui prétendaient faire « avancer » notre société, se sont d’ailleurs traduites par des reculs considérables. Un exemple entre cent : la parité hommes-femmes (qui n’a toujours pas permis une égalité de salaires entre les uns et les autres) a conduit à autoriser le travail de nuit pour les femmes. Est-ce vraiment un grand progrès social et une belle victoire pour les syndicats ? Faire travailler des vendeurs de grandes surfaces le dimanche ou tard le soir n’est évidemment pas en revenir à l’époque de Zola. Et d’autant plus que ces salariés sont tous volontaires et même demandeurs et que le salaire de ces heures supplémentaires est considérablement majoré. La loi est d’ailleurs absurde puisque les magasins de « jardinage » peuvent ouvrir le dimanche et pas les magasins de « bricolage ». A croire que le législateur s’imagine que les Français jardinent le dimanche et ne bricolent qu’en semaine. Et on peut se demander pourquoi les vendeurs de tondeuses à gazon n’auraient pas comme les vendeurs de scies sauteuses le droit d’aller à la messe et d’avoir une vie de famille normale… La France crève sous le poids des lois, des décrets, des arrêtés, des règlements plus liberticides et souvent plus absurdes les uns que les autres. Ces textes ont été votés ou signés par des parlementaires ou des fonctionnaires totalement coupés de réalités et entièrement sous le joug des syndicats qui veulent encore mener la lutte des classes et qui se moquent comme d’une guigne de la dégringolade du pays et du sort des plus défavorisés. Combien des députés, de sénateurs, de hauts fonctionnaires ou de chefs syndicalistes savent ce que c’est que d’avoir besoin de 300 ou 400 euros pour terminer le mois ou offrir un petit plaisir à son gosse ? En France cela fait longtemps qu’il est interdit d’être riche. Mais maintenant quand on est pauvre on n’a plus le droit de faire des heures supplémentaires ou de travailler le dimanche pour essayer de s’en sortir. Les riches s’en moquent, ils partent pour l’étranger. Mais les pauvres que peuvent-ils faire d’autre que de descendre, un jour, dans la rue ? Nous sommes un certain nombre à les y attendre. François Hollande, Jean-Marc Ayrault et leurs petits copains ne savent visiblement plus quoi faire devant la situation du pays et le mécontentement qui grandit. S’ils commençaient par foutre la paix à ceux qui ont encore la chance d’avoir un travail, ce serait déjà un vrai progrès.

28 Sep 2013 | Comments (16)

Racisme, islamophobie et liberté d’expression

L’Union des Etudiants Juifs de France a décidé de porter plainte contre Yves de Kerdrel, directeur de « Valeurs Actuelles » en l’accusant d’« incitation à la haine raciale ». La couverture de « Valeurs Actuelles », sorti hier, montre une Marianne, le visage recouvert d’un voile islamiste et a pour titre : « Naturalisés : l’invasion qu’on cache ». Pour Jonathan Hayoun, président de l’Union des Etudiants Juifs de France et qui ne connait pas le sens des mots, « Il est urgent de mettre un coup d’arrêt à cette banalisation du racisme à l’égard des Musulmans ». Que des étudiants juifs se portent au secours des Musulmans -et même de ceux qui font voiler leurs femmes- est, évidemment, aussi sympathique que surprenant. Mais, là, toutes les bornes sont dépassées et cette (petite) affaire montre à quel point, nous sommes en plein délire. On veut espérer, sans trop y croire, que la justice française refusera sèchement d’étudier la plainte de Jonathan Hayoun et lui rappellera que la liberté d’expression est l’un des fondements essentiels de toute démocratie. On a (ou, en tous les cas, on devrait avoir) parfaitement le droit en France de s’inquiéter de la montée du fanatisme islamiste comme de celle de tous les fanatismes. C’est d’ailleurs ce qui s’appelle défendre la laïcité. On a aussi (ou, en tous les cas, on devrait avoir aussi) le droit, dans notre pays, de critiquer la politique d’immigration du gouvernement qui s’imagine désormais qu’il suffit de donner la nationalité française aux étrangers pour en faire des Français à part entière et régler tous les problèmes d’intégration ou d’assimilation. En fait, cette politique ne sert qu’à maquiller les chiffres. Une fois naturalisés, les étrangers ne sont certes plus des… étrangers. Mais, malgré de tour de passe-passe, ils restent des immigrés avec tous les problèmes que cela signifie. Il y a plus grave encore. Hayoun confond tout. « Valeurs Actuelles » s’en prend à l’Islam fondamentaliste, par l’image, et aux excès de l’immigration, par le texte. Cela n’a rien à voir avec le « racisme ». Ni les Musulmans, ni les étrangers ne constituent une « race ». On sait d’ailleurs qu’un bon nombre des femmes voilées qui hantent nos quartiers de non-droit sont des Françaises « de souche » et donc de « race » blanche, récemment converties. Quant à nos étrangers naturalisés, ils sont de toutes les races de l’arc-en-ciel. Il faudrait qu’on arrête de confondre « racisme », « islamophobie» et « xénophobie». Si le racisme doit, évidemment, être combattu avec la dernière des énergies, l’inquiétude devant la montée d’un Islam radical qui prône le djihad contre nous et l’inquiétude devant la montée de la déferlante des peuples du sud sur notre continent (ce que Giscard appelait il y a déjà très longtemps « l’invasion ») sont totalement légitimes. Tous nos dirigeants, de droite comme de gauche, reconnaissent d’ailleurs que la France ne peut pas accueillir « toute la misère du monde » (comme l’a dit Rocard) et –vœu pieux- qu’« il faudrait que l’Islam devienne compatible avec la démocratie » (comme vient de la dire Valls) ce qui prouve que pour l’instant il ne l’est pas.. Peut-on accuser François Hollande d’avoir fait preuve de « racisme » en envoyant nos Rafales bombarder dans le Nord Mali les « fous d’Allah » qui imposaient la Charia aux populations de Tombouctou et le Gao ? La dictature du « politiquement correct » et de la « pensée unique » nous interdit depuis trop longtemps d’aborder et donc d’essayer de régler des problèmes qui mettent en péril la France et les Français qui en ont assez d’entendre que « l’immigration est une chance » et que « l’Islam est une religion comme les autres » se réfugient dans l’extrémisme. Au lieu de tout confondre, de prendre la défense des femmes voilées et de vouloir faire museler la presse, l’Union des Etudiants Juifs de France ferait beaucoup mieux de se préoccuper de l’antisémitisme qui s’aggrave de jour en jour dans les quartiers où les Islamistes font désormais la loi.

27 Sep 2013 | Comments (13)

Valls, le cow-boy qui tire plus vite que son ombre

Si notre vie politique était un western –ce qui est un peu le cas- Manuel Valls en serait la vedette et serait sans doute interprété par Clint Eastwood. Avec son grand chapeau, comme Zorro, et solitaire sur son cheval, il déambulerait de bourgade en bourgade, dégainerait toutes les douze minutes et flinguerait tout ce qui bougerait. On ne verrait jamais d’Indiens car ils auraient tous disparu à la suite d’innombrables querelles tribales, on apercevrait de temps en temps le gouverneur de l’Etat somnolant sur son rocking-chair et son adjoint jouant au bilboquet mais la caméra reviendrait en permanence sur Clint Eastwood en très gros plan et qui, sans qu’on comprenne toujours pourquoi, s’amuserait ainsi à faire des cartons sur des chanteuses de saloon et des voleurs de bétail. Il ne fait aucun doute que Valls est devenu « le cow-boy qui tire plus vite que son ombre » et donc, à la fois, le héros préféré du grand public et la terreur du Far-West. Comme le tout le monde (ou presque) il rêve à l’Elysée et, chaque fois qu’il noue sa cravate devant sa glace, il se persuade qu’il a toutes les qualités et toutes les chances d’y entrer un beau jour. Il est convaincu que François Hollande terminera son quinquennat sur les genoux et en guenilles et il a compris que pour être le candidat choisi lors de la primaire de la gauche, il fallait caracoler dans les sondages d’opinion qui font désormais la loi. Or, pour plaire à la foule, quand on fait partie du peuple de gauche, il suffit de séduire les gens de droite, ce qu’il fait à merveille. Ses modèles ne sont ni Jaurès ni Blum mais Ségolène Royal que le PS avait dû adouber parce qu’elle triomphait dans tous les sondages et Sarkozy qui, tout ministre de Chirac qu’il était, avait, en 2007, joué « la rupture » pour faire croire qu’il n’avait aucun rapport avec une politique dont les Français ne voulaient plus. Valls caresse l’opinion dans le sens du poil et pratique la rupture plusieurs fois par semaine. En s’attaquant bille en tête à Christiane Taubira qui représente le laxisme gauchisant dans toute son horreur et à Cécile Duflot qui incarne l’écologie dans toutes ses incohérences, Valls marque évidemment des points sans avoir l’air de trahir les siens puisque la Garde des Sceaux est radicale et la ministre du Logement l’idole vieillissante d’Europe-Ecologie-les-Verts. En provoquant ces conflits, Valls souligne l’incapacité de François Hollande à trancher, à « tenir » son gouvernement, à fixer un cap et à s’y tenir. En occupant en permanence le devant de la scène, à propos de tout et de n’importe quoi, les cambriolages, les Roms, Marseille, l’Islam, la Corse, l’immigration, les banlieues, Valls montre l’inexistence de Jean-Marc Ayrault et fait, chaque jour davantage, figure de vice-premier ministre. Il est évident qu’Hollande aurait maintenant tout intérêt à nommer Valls à Matignon pour qu’il s’y casse et les dents et les reins. Mitterrand avait éliminé Rocard en en faisant son Premier ministre. En piétinant à plaisir toute l’idéologie « ringarde » de la gauche, à propos de la réforme pénale ou de l’immigration, Valls apparait soudain comme l’espoir d’un nouveau socialisme qui remplacerait les « bons sentiments » par une lucidité un brin cynique. A 51 ans, il donne un sacré coup de vieux à la génération Hollande-Ayrault. En séduisant la droite, en intéressant l’extrême-droite et en charmant un bon nombre de socialistes confrontés aux réalités du terrain, il se pose en redoutable prétendant. Et à ceux qui lui reprochent d’être devenu, en se « sarkossisant » à outrance, un candidat de droite, il peut toujours faire remarquer que la place était vide. Face à lui, ni Fillon, ni Copé ne ferait sans doute le poids puisqu’il est devenu le… meilleur opposant à la gauche au pouvoir. Bref, le ministre de l’Intérieur va être intéressant à observer pendant ces prochains mois.

27 Sep 2013 | Comments (3)

Chômage: la grande tricherie a commencé

Hollande va-t-il gagner son pari d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année ? S’il continue à tricher comme un voyou de tripot, ce n’est pas impossible. Les chiffres que Michel Sapin a publiés hier soir sont évidemment merveilleux. En août, il y aurait eu 50.000 chômeurs de moins dans la catégorie A (aucun travail pendant un mois) et 62.700 de moins toutes catégories confondues. Certes, il reste encore 3,2 millions de chômeurs en catégorie A et 4,780 millions toutes catégories confondues, ce qui est épouvantable, mais c’est la première fois depuis des mois que la fameuse courbe redescend un peu. Tout le monde ne pourrait, bien sûr, que s’en réjouir. Mais l’ennui c’est qu’il y a tricherie. En août, 277.500 chômeurs ont été sortis des statistiques pour « interruption temporaire de l’inscription à Pôle-emploi ». Ce ne sont pas des chômeurs qui ont retrouvé un emploi, non, ce sont des chômeurs qui n’ont pas rempli toutes leurs obligations de chômeurs comme par exemple se rendre à un rendez-vous à Pôle-emploi. Depuis des années, environ 200.000 chômeurs sont, chaque mois, ainsi rayés temporairement des listes. Pourquoi y en a-t-il eu brusquement 77.000 de plus en août dernier ? Pôle-emploi aurait-il reçu des instructions ? Il est sûrement plus facile de rayer des noms que de trouver des emplois. Et on comprend que Michel Sapin ait eu le triomphe modeste en reconnaissant qu’il fallait encore attendre un peu pour savoir si la courbe s’inversait vraiment. En fait, tous les Français ont compris. Le seul moyen de réduire le chômage c’est de réveiller l’économie, de relancer les investissements et la consommation pour que les entreprises (qui, seules, peuvent créer de vrais emplois) puissent innover, retrouver des clients et donc embaucher. On sait que pour créer des emplois il faut une croissance d’au moins 1,5%. Or, notre croissance sera de 0,1% en 2013 et les plus optimistes espèrent 0,9% en 2014. Autant dire que nous allons, mécaniquement, continuer à perdre des emplois. Au lieu de libérer les entreprises et de laisser respirer les ménages, le gouvernement aggrave au-delà du supportable la pression fiscale et, au nom des vieux principes socialistes, s’imagine que l’Etat peut modifier les règles fondamentales de l’économie en créant lui-même des emplois. Hollande n’a toujours pas compris que si les emplois « aidés » donnaient, pour quelques mois, de petits boulots à des chômeurs et permettaient donc de magouiller les chiffres, ces petits boulots ne produisaient aucune richesse et aggravaient encore les déficits de l’Etat, ce qui oblige l’Etat à accroitre encore la pression fiscale, ce qui réduit encore les chances d’un redémarrage de l’économie. C’est le cercle vicieux du socialisme qui nous fait descendre, en spirale, toujours plus dans l’abîme. Pour réduire le chômage, Les Allemands ont multiplié des emplois à bas salaires. Certes, ce n’est pas glorieux mais cela a permis de redonner un minimum de dignité à ceux qui étaient sur le bord de la route et, surtout, d’augmenter, à bas prix, la main d‘œuvre productive. Hollande préfère créer des emplois bidons qui se serviront à rien et plomberont davantage encore les finances de l’Etat. Les « emplois d’avenir », les « contrats de génération », le « crédit d’impôt compétitivité-emploi », les « contrats d’apprentissage » ne sont que des remèdes de charlatan. Hollande ne s’en sortira pas à si bon compte. Puisqu’on leur présente des chiffres bidon avec des emplois tout aussi bidon, les Français ne vont plus regarder les chiffres officiels du chômage. Ils vont poser la seule question qui vaille : en un an de pouvoir socialiste, combien d’emplois réels l’économie française a-t-elle pu créer ? On attend la réponse. Aujourd’hui Hollande a eu le courage, pour ne pas dire le culot, d’aller à Florange rencontrer les sidérurgistes auxquels il avait promis de sauver leurs emplois. Devant les hauts fourneaux éteints, il ne leur a pas proposé des emplois d’avenir pour quelques mois, dans le genre nounous auxiliaires dans des crèches ou plantons intérimaires dans des associations sans but lucratif. Il leur a annoncé la création, d’une « plate-forme publique de recherche pour la sidérurgie lorraine » (sic !) avec un « budget de 20 à 50 millions d’euros » (re-sic !) et un « comité de pilotage qui associera les partenaires sociaux et les industriels du bassin lorrain, de toute la France et même du monde entier » (re-re-sic !) Après la tricherie sur les chiffres, c’est ce qu’on appelle dans le bassin lorrain du « foutage de gueule ».

26 Sep 2013 | Comments (6)

Mamère en picador

Noël Mamère était, avec Nicolas Hulot et Daniel Cohen-Bandit, l’un des ténors de l’écologie française. Comme ses deux compères, il a fini par quitter le parti Europe-Ecologie-les-Verts, en claquant fortement la porte. Qu’on puisse ou non supporter le bonhomme, il faut reconnaitre qu’il est logique avec lui-même. Depuis des mois, ce parti se ridiculise, avec ses querelles d’égos, ses chamailleries de chapelles et surtout en acceptant d’avaler toutes les couleuvres que lui fait ingurgiter Hollande. Pour le simple plaisir de rester au gouvernement, Cécile Duflot est obligée de cautionner une politique qui n’a -Dieu merci- rien à voir avec le programme, bien souvent délirant, des Verts. La présence de deux écologistes au sein du gouvernement et d’un groupe EELV à l’Assemblée n’est rien d’autre qu’une escroquerie puisque, il faut le rappeler, les Verts en question n’avaient recueilli que 2% lors de la dernière présidentielle. Il ne faut donc pas que ces Verts fassent les délicats s’ils veulent continuer à faire semblant d’exister. La démission de Mamère ne bouleversera évidemment pas la France entière, mais elle va, tout aussi évidemment, poser un problème à François Hollande. Le président de la République se vantait d’avoir une large majorité réunissant toutes les forces de gauche. Avec, à côté du PS, les radicaux, les communistes, le parti de gauche et les écologistes. Les radicaux de Baylet, 16 députés, sont inexistants et le moins qu’on puisse dire est que les amis de Mélenchon, 15 députés, sont très critiques à l’égard de la politique menée par le gouvernement. Si le groupe écolo, 17 députés, se lézarde et que certains des 276 élus socialistes (auxquels il faut ajouter 16 apparentés) commencent à ruer dans les brancards, comme on le voit de plus en plus souvent, Ayrault pourrait finir par avoir des problèmes à l’Assemblée pour trouver les 288 voix indispensables, la majorité, pour faire passer des textes. Devant le spectacle pitoyable qu’offre depuis des mois l’opposition officielle, Hollande s’imaginait qu’il pouvait somnoler sur ses deux oreilles. Mais Mélenchon et maintenant Mamère vont devenir infiniment plus redoutables pour le pouvoir que Fillon ou Copé. En jouant les picadors, ils vont l’un et l’autre, harceler en permanence le pauvre taureau qui vacille déjà sur ses pattes au milieu de l’arène. La droite accuse Hollande d’incompétence. Eux vont l’accuser de trahison. Ca peut faire beaucoup plus mal.

25 Sep 2013 | Comments (4)

Sus aux Roms !

Le débat sur les Roms est aussi récurant que délicat. Il n’y a aucun doute que ces étrangers qui ne veulent pas se sédentariser et préfèrent vivre dans leurs roulottes au milieu de bidonvilles plutôt que dans des HLM, qui n’ont d’autres activités que de jouer de l’accordéon ou de rempailler des chaises et qui roulent, parfois, dans de luxueuses voitures et dont les enfants chapardent dans les magasins et agressent les touristes plutôt que d’aller à l’école posent un vrai problème.
Mais il ne faudrait pas oublier qu’il s’agit –malgré tout- d’êtres… humains. Même si chacun voudrait les voir disparaitre de notre paysage on ne peut tout de même pas en revenir aux méthodes hitlériennes.
Détruire leurs campements pour satisfaire la demande (compréhensible) des riverains ne sert, bien sûr, à rien puisqu’ils vont se réinstaller quelques kilomètres plus loin. On ne voit d’ailleurs pas ce qu’ils pourraient faire d’autre.
Dire qu’on va les renvoyer « chez eux », en Roumanie ou en Bulgarie, n’est qu’un vœu pieux. D’abord, parce qu’ils ne sont pas non plus « chez eux » là-bas où les Roumains et les Bulgares les rejettent encore plus violement que nous ne le faisons. Ensuite, parce que nous avons voulu faire l’Europe et qu’à partir de janvier prochain, ils seront « chez eux » chez nous aussi et que, contrairement à ce qu’affirme Manuel Valls, ils n’auront plus « vocation » à retourner dans leurs pays d’origine.
Courant comme n’importe quel petit Sarkozy derrière les voix du Front National, notre ministre de l’Intérieur pose « les bonnes questions » mais n’apporte pas « les bonnes réponses ». Au passage, on peut noter que ce ténor du PS stigmatise un peuple et le désigne à la vindicte populaire. On peut s’étonner qu’aucune des organisations qui se sont auto-proclamées professionnelles de la défense des Droits de l’homme et de la lutte contre toutes formes de racisme ne se soit indignée des dernières déclarations de Valls.
Nos dirigeants, de droite comme de gauche, ont voulu ouvrir toutes grandes nos frontières, certains allant même jusqu’à affirmer que l’immigration était « une chance pour la France ». Ils n’avaient pas imaginé que ceux qu’on appelait autrefois les « Romanichels » en profiteraient. Ils n’avaient pas pensé non plus que quelques millions de musulmans déferleraient sur notre pays.
Maintenant c’est trop tard. Les voleurs de poules vont continuer à se promener dans le pays avec leurs caravanes et les Islamistes vont, de plus en plus, prôner le djihad contre nous.
La France était une « terre d’asile », elle est devenue un asile de fous.

25 Sep 2013 | Comments (22)

Nairobi: trois évidences

L’attaque par des Islamistes somaliens d’un grand centre commercial en plein de centre de Nairobi nous rappelle brutalement trois évidences. D’abord, qu’on ne peut jamais rien contre des fanatiques voulant tuer et prêts à mourir. Aucune mesure de protection, aucune vidéosurveillance, aucun contrôle ne pourront jamais empêcher un groupe de terroristes d’ouvrir le feu contre la foule dans un site qu’ils auront choisi. Ensuite, que le terrorisme est une hydre à mille têtes qui repoussent quand on croyait les avoir coupées. Nous pensions avoir éradiqué les Taliban en Afghanistan, les Shébabs en Somalie, les membres d’Al Qaïda au Maghreb Islamique au Mali. Ils réapparaissent partout. A commencer par les Talibans qui sont de nouveau les maitres de l’Afghanistan. Comme l’a dit Jean-Yves Le Drian, lui-même, notre ministre de la Défense : « Nous avons chassé le terrorisme du nord du Mali, il ressurgit dans la Corne de l’Afrique ». Ils sont, de toute évidence, des milliers et des milliers de jeunes, intellectuels fourvoyés, déshérités, repris de justice ou fanatiques religieux prêts à se lancer dans le Djihad contre l’Occident pour se venger d’une civilisation et d’un système qu’ils accusent de tous les maux et de tous leurs malheurs. Tant que nous n’aurons pas fait comprendre à « nos amis » d’Arabie saoudite, du Qatar et des autres émirats du Golfe que nous ne tolérons plus qu’ils financent et arment ces groupuscules de plus en plus importants et nombreux qui nous ont déclaré la guerre, cette guerre continuera de plus bel et nous aurons de plus en plus souvent à déplorer des morts. Enfin et surtout, tant que nous n’aurons pas admis que les Islamistes ne sont qu’une « avant-garde » de cet Islam renaissant et reconquérant, que nous répéterons à satiété que l’Islam n’est pas incompatible avec la démocratie, qu’il pourrait y avoir « un Islam de France », nous laisserons toutes les cinquièmes colonnes de cet ennemi redoutable s’installer confortablement chez nous et préparer un inévitable affrontement. Certes, comme disent nos dirigeants, il ne faut pas faire d’ « amalgame ». Nos « braves » Musulmans sont parfaitement pacifiques et se contentent de profiter de tous les avantages que peut leur fournir une société « judéo-chrétienne » aussi laïque que généreuse. Mais leurs fils qui se laissent pousser la barbe, portent des robes blanches, regardent les télévisions du Golfe, se retrouvent dans des moquées souterraines et partent « en vacances » au Pakistan, en Syrie ou au Yémen sont plus inquiétants. Cela dit, bien sûr, sans vouloir « stigmatiser » (autre mot à la mode de chez nous) personne. L’affaire de Nairobi a totalement occulté le drame qui vient d’avoir lieu à Peshawar, au Pakistan. Dimanche, des Musulmans ont attaqué l’église de cette ville proche de la frontière afghane faisant 82 morts et plus d’une centaine de blessés parmi les fidèles. Personne n’en a parlé. Mais il est vrai que le massacre des Chrétiens en terre d’Islam est devenu banal, de l’Indonésie au Nigéria, en passant par l’Irak, la Syrie ou l’Egypte. Est-ce faire preuve d’islamophobie que de s’en inquiéter et de voir là, en effet, le début de cette guerre de civilisation programmée pour ce XXIème siècle ?

23 Sep 2013 | Comments (11)

Le « modèle » allemand

Finalement, en démocratie, il est plus facile de se faire réélire que de se faire élire. Pour se faire élire, il faut raconter n’importe quoi aux électeurs, les caresser dans le sens du poil, leur promettre monts et merveilles, les séduire par tous les moyens alors qu’on ne sait même pas ce qu’ils veulent, lancer des ignominies sur ses concurrents. Pour se faire réélire, c’est beaucoup plus simple. Il suffit… d’avoir été bon. C’est-à-dire cohérent, avec un programme cohérent. D’avoir été sans pitié, d’avoir refusé tout compromis et toute compromission. D’avoir même su se faire détester quand c’était dans l’intérêt du pays. Angela Merkel est la seule chef de gouvernement à avoir été réélue en Europe depuis que la crise ravage le continent. Tous les autres ont été balayés sans ménagement, en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, en Grèce, partout. Et c’est normal. L’Allemagne s’en est beaucoup mieux sortie que tous les autres pays. Crise ou pas, elle continue à caracoler avec un taux de chômage et des déficits acceptables et une balance commerciale époustouflante. Certes, Angela Merkel a profité des réformes de fond faites par ses prédécesseurs mais elle a su tenir la barre. Sans démagogie. François Hollande qui la déteste et qu’elle méprise rêvait d’une victoire de la gauche. Il en est encore pour ses frais et, avec ses 76% d’opinions défavorables en France, il va devoir se tenir comme un petit garçon devant la chancelière réélue triomphalement. Tout le monde s’émerveille, ce matin, de la « longévité » d’Angela Merkel qui va donc entamer son troisième mandat. C’est oublier qu’Adenauer est resté au pouvoir pendant 14 ans, 1949-1963, et qu’Helmut Kohl a été chancelier pendant 16 ans, 1982-1998. Sans parler d’Helmut Schmidt ou de Gerhard Schröder qui ont régné chacun pendant 8 ans, de 1974 à 1982 pour le premier, de 1998 à 2005 pour le second. Pendant ce temps, en France, nous pratiquions systématiquement le petit jeu de l’alternance. Depuis 35 ans, nous avons toujours sorti les sortants. Un coup à droite, un coup à gauche. 78, victoire de la droite, 81, élection de Mitterrand, 86, victoire de la droite, 88, réélection de Mitterrand, 93, victoire de la droite, 95, élection de Chirac (mais c’était contre Balladur), 97, victoire de la gauche, 2002, réélection de Chirac, 2007, élection de Sarkozy (qui avait fait toute sa campagne sur le thème de « la rupture » avec le chiraquisme), 2012, élection de Hollande. Et si Mitterrand et Chirac ont été réélus c’est parce qu’ils n’étaient plus que des présidents « de cohabitation ». On dit parfois que c’est l’esprit gaulois de nos compatriotes qui les incite à une telle versatilité. C’est absurde. Si on observe les seuls chiffres qui comptent, on s’aperçoit que, depuis Giscard, tout n’a fait que se dégrader en France. Que la droite ou la gauche ait été au pouvoir, le chômage, la précarité, les déficits et les prélèvements obligatoires n’ont fait qu’augmenter alors que les problèmes de l’immigration et de l’insécurité s’aggravaient considérablement et que l’Etat, l’Ecole et les hôpitaux se déglinguaient totalement. Ce n’est pas pour le plaisir que les Français ont transformé leur vie politique en un véritable jeu de massacre. C’est l’incompétence notoire de leurs dirigeants à stopper la dégringolade totale du pays qui les oblige non pas à choisir un autre prétendant mais à chasser le tenant du titre. On nous rebat les oreilles avec le « modèle » allemand. Nos voisins d’Outre-Rhin seraient plus travailleurs, plus disciplinés, auraient accepté sans broncher des réformes douloureuses, leurs syndicats joueraient le jeu, leurs patrons sauraient innover, parcourir le monde, etc. Tout cela est un peu vrai. Mais on peut aussi se demander, quand on compare nos deux pays, si ce n’est pas la compétence des uns et l’incompétence des autres qui a fait la différence. Schmidt était, sans doute, meilleur que Giscard, Kohl meilleur que Mitterrand, Schröder meilleur que Chirac et Angela Merkel meilleure que Sarkozy et Hollande. En quelques décennies, « le vaincu de 1945 » s’est imposé dans tous les domaines, est devenu le maitre de l’Europe et a même pu absorber sans guère de problèmes l’Allemagne de l’Est. Les Français rêvent toujours de trouver un nouveau de Gaulle. Un Schröder qui, avec son fameux « Agenda 2010 », osa s’attaquer à l’Etat-providence suffirait sans doute. Mais il est vrai aussi que les peuples n’ont jamais que les dirigeants qu’ils méritent…

23 Sep 2013 | Comments (8)

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