Les ministres ont naturellement le droit de coucher avec qui ils veulent et personne ne reprochera à Cécile Duflot d’avoir pour compagnon un certain Xavier Cantat, même si celui-ci n’est autre que le frère du chanteur Bertrand Cantat devenu célèbre pour avoir assassiné, en 2003, à Vilnius, Marie Trintignant. Mais les amants de nos excellences ont-ils une place à tenir dans le protocole de la République ? On pourrait le croire puisque Xavier Cantat était, hier, invité à la tribune officielle du défilé du 14 juillet, au titre de concubin de la ministre du Logement. Il est vrai que Valérie Trierweiller était, elle, au premier rang en tant que maitresse du président. La « République du mariage pour tous » n’est donc pas très regardante sur les livrets de famille. Que Xavier Cantat ne soit pas venu complimenter et applaudir l’armée française n’a, bien sûr, aucune importance. L’ennui est qu’il ait cru devoir écrire un tweet (repris par des milliers d’internautes) dans lequel il se déclare « fier que la chaise à mon nom reste vide au défilé de bottes sur les Champs Elysées ». Certes, on se souvient qu’Eva Joly, grande amie de Cécile Duflot, avait déjà fustigé le défilé militaire du 14 juillet et on sait que les Ecolos ne sont pas des militaristes convaincus. Mais il est tout de même dommage que celui qui partage la vie d’une ministre de la République injurie publiquement l’armée française le jour de la fête nationale. Cet incident dérisoire nous rappelle brusquement que… « le vert est dans le fruit ». Jean-Marie Le Pen avait déclaré que les écologistes étaient « comme les pastèques, verts dehors, rouges dedans ». Il avait eu raison. Même si pour conserver son palais doré de la République et sa voiture officielle avec chauffeur, Cécile Duflot est prête à se renier en permanence et à avaler toutes les couleuvres que lui fait ingurgiter Hollande et Ayrault, elle reste une pastèque prête à cracher sur le drapeau français. On ne va pas lui demander de se séparer de son concubin mais on pourrait sans doute demander à Hollande de se séparer de ces pastèques qui ont, c’est vrai, grâce à l’accord Aubry-Duflot, dix-huit députés à l’Assemblée Nationale mais qui n’avaient recueilli que 2% des voix lors de la dernière présidentielle. On pourrait en tous les cas demander au service du protocole de ne plus considérer tous les concubins du régime comme des VIP de la République. Autrefois, les amants et les maitresses n’avaient pas leurs places à la tribune et il était interdit, par la loi, d’injurier l’armée française. C’était le bon temps.

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