Les chiffres du chômage se sont stabilisés en mai. Tout le monde ne peut que s’en réjouir et certains vont même jusqu’à se demander si, contre toute attente, François Hollande ne va pas réussir son pari incroyable d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année. Mais il faut s’entendre sur les mots et ne pas être dupe de ce gouvernement qui voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes. D’abord, cette stabilisation s’explique par plusieurs raisons et notamment par le fait qu’un certain nombre de chômeurs ont été purement et simplement rayés des listes de Pôle-emploi sous prétexte que, totalement découragés, ils ne s’étaient plus manifestés auprès de l’organisme chargé de leur retrouver un emploi. Ensuite et surtout, réduire le chômage veut dire relancer l’économie pour permettre la création d’emplois « réels » qui créeront des richesses et non pas tricher sur les chiffres avec des emplois bidons à la fois inutiles et payés par la collectivité. En clair, on ne sortira de la spirale infernale du chômage qu’en libérant les entreprises, seules créatrices d’emplois, du poids assassin des charges et de la chape étouffante des règlementations afin de leur redonner un minimum de moyens pour investir, innover et retrouver un peu de compétitivité ce qui leur permettra, peut-être, de regagner des marchés et d’embaucher. Tout le reste n’est que foutaise. Or, que font les socialistes ? Comme la plupart de leurs prédécesseurs, mais en pire, ils embauchent des fonctionnaires à tour de bras et créent des emplois « aidés ». Vincent Peillon vient d’annoncer le recrutement de 10.000 fonctionnaires de plus pour l’Education Nationale qui vont donc s’ajouter aux 60.000 prévus. Notre ministre de l’Education veut qu’il y ait « davantage d’adultes dans nos écoles ». Comme il s’agit là d’un sujet tabou, personne n’ose dire que c’est totalement délirant. L’Education Nationale française est déjà « l’entreprise » qui a le plus de salariés au monde, après l’armée chinoise. Et chacun sait que le drame de notre école qui est devenue « une usine à l’analphabètes et à chômeurs » ne vient pas du manque d’enseignants ou de moyens mais de la formation de ces enseignants et des méthodes éducatives utilisées. En même temps, le gouvernement annonce de nouveaux crédits pour les emplois dits « d’avenir » en faveur des jeunes chômeurs sans formation. De quoi s’agit-il ? De faire embaucher par les collectivités et les associations de tout et de n’importe quoi des jeunes que l’école a été totalement incapable de préparer à entrer dans la vie active. Ils vont devenir plantons dans les mairies ou animateurs dans des associations. Ce qui ne leur donnera aucune formation, aucun avenir et ce fera, naturellement, aux frais de la République. Au lieu de payer des chômeurs, on va payer des figurants inutiles. Mais les chiffres du chômage vont peut-être ainsi baisser un peu, officiellement et plus encore artificiellement. Cette politique est folle. En prétendant traiter le chômage par l’embauche de nouveaux fonctionnaires et la création d’emplois aidés, les socialistes ne vont, bien sûr, que plomber davantage encore le pays qui crève déjà, et depuis longtemps, du trop grand nombre de ses salariés des collectivités et des aides en toutes sortes distribuées à la volée à tout vent. Car qui va payer ces nouveaux plantons et ces nouveaux figurants ? Les entreprises ce qui va les étouffer davantage et leur interdire tout retour vers la compétitivité et les contribuables ce qui va les empêcher de consommer. Cela fait des années que tous les experts un peu raisonnables répètent à nos dirigeants qu’il faut que l’Etat réduise son train de vie et permette aux entreprises de se remettre sur pied. L’ennui c’est que nos dirigeants qui se prennent pour l’Etat ne veulent pas se sacrifier et que les socialistes haïssent les entreprises. En nous annonçant qu’il va faire baisser le chômage, François Hollande nous ment et ce n’est pas parce qu’il va tricher avec des emplois bidons que les choses iront mieux. Ni même que les électeurs seront dupes car ils s’apercevront bien vite que cette imposture ne fait qu’accélérer la dégringolade dans l’abîme. Hollande est prêt à payer pour nous faire croire qu’il a une politique digne de ce nom. Mais il le fait à nos frais et à ceux de notre avenir.

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