L’affaire du « mur des cons » qui se trouve dans les locaux du Syndicat de la Magistrature et sur lequel certains magistrats ont affiché les photos et les noms de nombreuses personnalités de droite est gravissime.
On nous raconte qu’il s’agit d’une « blague de potaches ». Mais les magistrats ne sont pas des « potaches » et désigner des citoyens innocents à la vindicte générale n’a jamais été une « blague ». C’est toujours comme cela qu’ont commencé tous les totalitarismes, à Berlin, à Moscou, à Pékin et ailleurs.
Si on peut s’étonner que le Syndicat de la Magistrature soit allé jusqu’à étaler sur le mur d’une de ses salles de réunions les portraits de tous les « hommes à abattre », de Sarkozy à Manuel Valls en passant par Brice Hortefeux, Jacques Attali, Alain Minc, David Pujadas, Eric Zemmour et un bon nombre d’autres ténors plus ou moins de la droite, personne ne se faisait la moindre illusion sur l’objectivité et l’honnêteté des magistrats de ce syndicat ultra gauchiste.
Cela fait des années que les Français n’ont plus aucune confiance en la justice de leur pays et qu’ils savent parfaitement que les « petits juges rouges » se servent de la fameuse indépendance de la justice qu’on leur a accordée pour régler leurs comptes personnels avec une société qu’ils détestent et qu’ils voudraient changer en envoyant aux galères tous les riches, tous les notables, tous les patrons, tous ceux qui pensent que l’URSS n’a pas été un paradis pour les travailleurs et que mai 68 n’a pas ouvert de lendemains radieux pour notre pays.
Il est évident que cet « aveu » public, étalé sur le mur de leur syndicat et qui prouve que ces magistrats entendent condamner, avant même de les avoir entendues dans une quelconque affaire, toutes ces personnalités de droite pose un énorme problème.
Qui pourra désormais accepter de répondre aux questions d’un juge d’instruction membre du Syndicat de la Magistrature et, a fortiori, accepter d’être jugé « au nom du peuple français » par un magistrat qui l’aura ainsi déjà collé au mur ? Quel crédit peut-on accorder à une magistrature qui compte dans ses rangs des fanatiques qui se sont lancés dans la chasse à leurs ennemis de classes ?
Christiane Taubira aurait, bien sûr, dû, dès hier, apprenant l’affaire, prendre des mesures contre les responsables de ce syndicat qui déshonore la justice. Elle s’est contentée, à l’Assemblée, de dire que les « victimes » pourraient toujours porter plainte. Autant dire qu’elle ne désavoue pas elle-même cette mise au pilori, par des magistrats, de citoyens parfaitement innocents (jusqu’à preuve du contraire) et dont le seul tort serait de ne pas partager l’idéologie de ces révolutionnaires en robe. En ne condamnant pas très fermement cette « blague de potache », la Garde des Sceaux s’en fait la complice et déshonore, elle aussi, la justice.
Le gouvernement vient de rejeter la proposition de loi communiste qui voulait amnistier les syndicalistes s’étant rendus coupables de violences au cours de manifestations. Il a eu parfaitement raison. On attend donc qu’il prenne les sanctions qui s’imposent contre ces syndicalistes magistrats qui viennent, eux, de commettre la pire des violences : détruire le peu d’honorabilité qui restait encore à notre justice. Mais, hélas, il y a fort à parier que ce gouvernement ne fera rien, « les petits hommes rosâtres » qui nous gouvernent partageant, évidemment, la même idéologie et, sans doute, la même conception de la justice que « ces petits juges rouges ».
Christophe Regnard, le président de l’Union Syndicale des Magistrats (majoritaire) a déclaré que ce « mur des cons » du Syndicat de la Magistrature « envoie une image détestable de la magistrature ». C’est vrai. Mais au moins, maintenant, on sait à quoi s’en tenir…

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