Cette semaine, nous avons appris que la France était pratiquement entrée en récession avec une croissance nulle (au mieux 0,1%), que notre déficit serait nettement supérieur aux 3% annoncés et qu’il allait donc encore falloir trouver des milliards de prélèvements obligatoires supplémentaires, alors que les entreprises continuent à licencier un peu partout à travers le pays.
Bref, toutes les promesses de François Hollande qui n’étaient que des fanfaronnades pour les gogos que nous sommes s’effondrent les unes après les autres, comme on pouvait s’y attendre. Et sans parler de toutes les reculades (dont nous ne pouvons que nous réjouir) sur le droit de vote des étrangers ou le non cumul des mandats, ni de la situation au Mali où ce que le président de la République a appelé « la phase finale » semble beaucoup plus compliqué qu’il ne le croit. Laurent Fabius avait annoncé que nos troupes commenceraient à évacuer le Mali à la fin du mois prochain. C’était encore une promesse intenable et qui ne sera pas tenue.
La gauche s’écrase donc le nez contre le mur vers lequel elle se précipitait depuis des mois. Hollande nous avait promis « le changement », neuf mois après son élection, c’est la catastrophe. Il ne peut même plus accuser « ceux d’avant » de lui avoir laissé un héritage épouvantable. C’est lui, et lui seul, qui est désormais au pouvoir et qui se ridiculise aussi bien aux yeux des Français qu’aux yeux des Européens qui le désavouent de sommet en sommet ou qu’aux yeux de la plupart des grandes capitales qui ne comprennent rien à sa politique incohérente.
Ses amis devraient donc lui chercher des excuses, expliquer ses volte-face, évoquer les difficultés inattendues auxquelles il a à faire face. Il semble qu’ils soient à court d’arguments.
Le Nouvel Observateur est « LE » journal de la gauche, l’hebdomadaire qui l’a toujours soutenu, applaudi, acclamé, contre vents et marées. Il est devenu pour Hollande ce que Le Figaro a été pour Sarkozy, une « Pravda » obséquieuse.
Or, sur quoi fait-il sa « une » cette semaine alors que nous sommes en pleine débandade ? Sur DSK ! Avec en couverture une photo de l’ancien patron du FMI que le Nouvel Obs’ nous présentait jadis comme le futur président de la République et, à l’intérieur, 8 pages consacrées au livre que vient d’écrire une des innombrables maitresses éphémères de DSK, Marcela Iacub, « livre vertigineux où elle mêle l’expérience intime et la réflexion théorique » affirme froidement l’hebdomadaire.
Que l’hebdomadaire de Jean Daniel et Laurent Joffrin fasse désormais dans « le crapoteux » avec l’espoir d’aguicher, en les méprisant, de nouveaux lecteurs, est une chose. Mais on a surtout l’impression que « la Bible » des bobos gauchos parisiens adopte désormais la même stratégie que la gauche au pouvoir : l’enfumage.
Hollande a tenté de faire oublier aux Français son incompétence à régler les vrais problèmes en leur imposant un débat sur le mariage homosexuel puis en se glorifiant des premières victoires de l’armée française au Mali. Les Français ne semblent pas avoir été dupes. Le Nouvel Obs’ voudrait sans doute faire oublier à ses lecteurs que leur grand homme a déjà « le nez dans le ruisseau » en ressortant les turpitudes de son ancien grand homme.
Ce n’est pas à la gloire de la presse (de gauche) française. Mais il est vrai que, cette semaine, L’Express fait sa « une » sur « L’immobilier, le temps des bonnes affaires » et Le Point sur « Nos ancêtres les Gaulois ».
On n’a jamais que la presse qu’on mérite…

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