Après les homosexuels, les drogués. On ne pourra pas dire qu’Hollande et ses amis ne se préoccupent pas des Français les plus méritants.
Le débat sur le mariage « pour tous » n’est pas encore terminé à l’Assemblée que Matignon annonce déjà que le Premier ministre a décidé d’autoriser l’ouverture –à titre expérimental- de « salles de shoot » à Paris. Conscient de la situation dramatique dans laquelle sombre le pays, le pouvoir socialiste ne perd pas de temps…
Nous allons donc avoir, aux frais de la République et dans des locaux appartenant à la collectivité, des « lieux de consommation de drogue » où les toxicomanes pourront venir, en toute liberté, se droguer à loisir avec l’aide d’un personnel médical compétent et salarié par l’Etat. Certains esprits grincheux se demandent parfois si ce gouvernement ne marche pas sur la tête. Ils ont maintenant la réponse.
Le plus drôle dans cette bien triste affaire c’est que Jean-Marc Ayrault a confié la responsabilité de l’ouverture de ces premières salles de shoot à la très officielle… « Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies ». On veut croire que les quelques ronds-de-cuir qui pantouflent dans ce placard vont avoir à cœur de changer le nom de leur truc pour en faire la « Mission interministérielle de promotion des drogues et des toxicomanies ».
Il parait que d’autres pays ont déjà ouvert de telles salles de shoot. C’est là un argument majeur aux yeux de nos gouvernants qui vont donc, peut-être, être rapidement amenés à prôner la polygamie, la lapidation à mort des femmes adultères et l’amputation des voleurs… comme cela se fait dans d’autres pays amis.
Mais pour l’instant on ne nous donne, toujours et à propos de n’importe quoi, que l’exemple de la Belgique, de la Hollande et de la Suisse comme si la grandeur, la culture et le prestige de ces pays nous avaient fait rêver. Or, il faut bien dire qu’à part les exilés fiscaux, il est vrai de plus en plus nombreux, rares sont les Français qui souhaitent vraiment devenir belges, hollandais ou même suisses.
Ils nous racontent aussi que, comme ils ne peuvent rien faire contre la drogue qui ravage de plus en plus nos jeunes, il vaut mieux capituler et organiser sa consommation dans des conditions sanitaires plus saines. Curieuse façon pour des gouvernants d’avouer leur incompétence.
Avant longtemps, on nous dira que pour lutter contre les grands réseaux de trafiquants de drogue, il vaut mieux que l’Etat gère lui-même la commercialisation du cannabis, de la cocaïne, de l’ecstasy et de l’héroïne ce qui, bien sûr, ruinerait tous les cartels de Medellin et d’ailleurs. Il y a toujours une logique dans l’absurde.
Les bureaux de tabac reprendront alors la charmante appellation, disparue depuis longtemps, de « droguerie » en lui donnant enfin tout son sens. On sait d’ailleurs qu’une ministre de l’actuel gouvernement, Cécile Duflot, est ouvertement favorable à la légalisation du cannabis.
Si on peut être à la fois gay et drogué, l’homosexualité et la toxicomanie n’ont, bien sûr, aucun point commun. Si ce n’est que ces « particularités » (ne vexons personne) sont essentiellement répandues dans quelques quartiers chics de Paris et qu’elles peuvent compter sur des lobbies étonnement actifs dans les milieux favorisés des bobos gauchos proches de l’Elysée.
Avec le mariage homosexuel et les salles de shoot, Hollande ne prend pas en compte, contrairement à ce que disent ses amis, « les évolutions de la société », il fait tout simplement de l’électoralisme de bas étage. Il fait la danse des voiles devant sa gauche qu’il a été obligé, par les réalités, de décevoir en abandonnant le vote des étrangers et plus encore en levant le pied dans sa chasse aux riches et en abandonnant sa taxe à 75%.
Comme ce sont les mêmes qui réclament aussi la légalisation de l’euthanasie, les vieux un peu souffreteux ont du souci à se faire…
Question (qu’on ne semble pas se poser ni à l’Elysée ni à Matignon) : Les 18.000.668 Français qui ont voté pour François Hollande, le 6 mai dernier, souhaitaient-ils tous, vraiment, que les homosexuels puissent se marier et que les toxicomanes puissent se droguer ? Pensaient-ils vraiment, tous, que c’était là le changement dont la France avait besoin ?

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