Brigitte Bardot vient de faire savoir qu’elle allait demander la nationalité russe. Depardieu fait des émules. Cependant, contrairement à Depardieu, Bardot ne renonce pas à la nationalité française pour des raisons fiscales mais parce qu’un préfet a décidé de faire euthanasier deux vieux éléphants tuberculeux.
Tout le monde aime bien les éléphants mais, quand ils semblent incurables, il est sans doute normal de vouloir « abréger leurs souffrances », comme on dit pudiquement. Surtout quand le gouvernement annonce son intention d’autoriser l’euthanasie pour les êtres humains.
Cela dit, si tous les gens qui sont mécontents aujourd’hui en France, pour une raison ou pour une autre, décident de devenir russes, Poutine va pouvoir enfin peupler toute la Sibérie et même sans doute toutes les fameuses steppes de l’Asie centrale.
Ce qui est rigolo c’est que ces râleurs choisissent la Russie pour trouver un peu de liberté, voire un peu de commisération pour la gente animale. La Russie est dirigée d’une main de fer par une ancienne brute du KGB dont l’élection et la réélection ont été pour le moins contestables et toutes les mafias qui se sont fabuleusement enrichies à coups de corruption et de règlements de comptes à la mitraillette y règnent sans partage. Ajoutons –ce que BB semble ignorer- que le dit-Poutine est un redoutable chasseur, « un viandard », comme on dit dans nos campagne, qui prend un plaisir évident à abattre à l’arme lourde tous les ours et tous les loups de la toundra.
On imagine d’ailleurs assez mal aussi bien Depardieu que Brigitte Bardot aller s’installer dans une isba au fin fond de l’Oural, l’un assis sur son tas d’or, l’autre cornaquant des éléphants malades.
En fait, cette nouvelle mode qui pourrait bien prendre dans certains milieux n’est qu’un suprême défi lancé au visage de notre président de la République. Plus personne n’était attentif au nombre sans cesse grandissant de Français qui partaient s’exiler en Belgique, en Suisse ou en Grande-Bretagne. En s’écriant soudain « Plutôt Poutine que Hollande !» Depardieu et accessoirement Brigitte Bardot font monter la pression. Car cela signifie clairement : plutôt l’enfer d’une dictature et des neiges éternelles que la France d’un social-démocrate qui, ne sachant plus ni sur quel pied danser ni à quel saint se vouer, s’en prend aux riches, aux classes moyennes, à tout le monde et même aux éléphants.
A force de vouloir rassembler les Français en les oppressant et en les divisant sur tout et sur n’importe quoi, Hollande les fait fuir. Jusque dans l’ancien pays du goulag qui, vu de France, fait maintenant, pour certains, figure de paradis.

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