Dans la course au ridicule, nos braves gens au pouvoir sont en train de se surpasser.
On sait qu’ils nous préparent une grande réforme constitutionnelle qui doit être adoptée par le Congrès avant l’été. On ne connait pas encore les détails de cette réforme mais Matignon vient de faire savoir que l’article 1 de notre constitution serait modifié.
Jusqu’à présent cet article 1 affirme que la République « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Mais les socialistes ne veulent plus entendre parler du mot « race ». Ils vont donc le supprimer du texte fondateur.
Devant la rigolade générale que provoque cette initiative particulièrement stupide, ils répondent que François Hollande s’y était engagé au cours de sa campagne. A croire que tous les propos de tréteaux, plus démagogiques les uns que les autres, qu’avait pu tenir le candidat socialiste avaient été paroles d’Evangile. On se souvient qu’il avait aussi promis de faire redémarrer la croissance, baisser le chômage et de ne jamais nommer de petits copains à des postes clés.
Ce qui est drôle c’est qu’en supprimant ainsi le mot « race » de cet article de notre Constitution, Hollande et ses amis annoncent implicitement que la République pourra désormais distinguer les citoyens en fonction de leur race.
Mais ce qui est moins drôle c’est la conception des réalités que se font nos dirigeants du jour. Ils s’imaginent vraiment qu’en supprimant un mot, on supprime un problème. Comme si pour lutter contre le racisme il n’y avait qu’à interdire l’emploi du mot « race ». Ils vont, sans doute, bientôt, interdire l’emploi des mots « chômage », « déficit », « délinquance » et « corruption ».
Si Hollande n’avait dit qu’une seule ânerie au cours de sa campagne –ce qui n’a pas été le cas, loin de là- ce serait sans doute le jour de mars 2012 quand il s’est, en effet, écrié : « Il n’y a pas de place dans la République pour la race ». Or, République ou pas, la France est, même si certains le regrettent, « multiraciale », avec des Blancs, des Noirs, des Arabes, des Jaunes, des Juifs, des Aryens, des Auvergnats, etc.
Le nier est évidemment absurde. D’ailleurs comment peut-on, comme le fait la gauche, se réjouir que la France soit devenue « multiculturelle et pluriethnique » et nier qu’elle soit désormais une mosaïque de races souvent bien différentes ?
A force de nier les réalités et de nous dire sur tous les tons que « tout le monde, il est beau », que « tout le monde, il est pareil » et qu’il n’y a pas de différence entre un homme et une femme, entre un hétérosexuel et un homosexuel, entre un citoyen et un étranger, entre un Blanc et un Noir, nos bobos gauchos de la pensée unique qui sont au pouvoir vont finir par horripiler nos concitoyens et les rendre machistes, homophobes, xénophobes et racistes.
Pour lutter contre le racisme qui est un fléau qui s’aggrave, ne serait-ce qu’en raison d’une immigration de plus en plus importante et de moins en moins contrôlée et d’une crise économique sans précédent, il faut non pas bannir le mot « race » mais imaginer enfin une véritable politique d’immigration et en revenir au bon vieux principe français de l’assimilation, le seul qui permette d’effacer les couleurs et d’oublier les races.
Mais le mot « assimilation » est, lui, aussi interdit. Alors après avoir effacé du dictionnaire le sens des mots « sexe », « mariage », « citoyen », ils veulent effacer carrément le mot « race ».
Quand on vous disait que c’était Ubu !