Sans parler de nos malheureux 7 otages retenus par les bandes terroristes dans le nord du pays, il y a environ 6.000 Français qui vivent au Mali. Si, depuis le début des opérations militaires françaises, vendredi dernier, on peut être angoissé pour le sort des otages, on peut être inquiet, aussi, pour nos concitoyens installés dans ce pays.
Cela dit, il y a aussi environ 100.000 Maliens en France dont plus de la moitié sont des sans-papiers. Il est évident que ces Maliens sont, pour l’écrasante majorité, de très braves gens que la misère effroyable de leur pays, l’un des plus pauvres du monde, a poussés à l’exil vers le rêve d’une vie meilleure. Mais comment savoir si, parmi ces dizaines de milliers de clandestins qui vivent généralement dans des zones de non-droit où la police n’ose plus entrer et qui sont, le plus souvent, contrôlées par des Islamistes, il n’y aurait pas quelques terroristes en puissance ?
C’est tout le problème de l’immigration non-contrôlée et d’ailleurs incontrôlable. Ces sans-papiers ont fait le voyage et se sont installés tant bien que mal dans nos banlieues (Montreuil est la plus grande ville malienne de France) grâce à des filières. Ces filières sont tenues soit par des mafias africaines qui font payer au prix fort le voyage à leurs « clients », soit par des réseaux de solidarité qui sont tous plus ou moins musulmans.
Or, il est souvent bien difficile pour nos services de renseignements de faire la différence entre une organisation caritative qui, sous le croissant de l’Islam, aide ses compatriotes à trouver un logement, un emploi, à scolariser les enfants, à alphabétiser les épouses et une organisation islamiste qui, sous le même croissant vert et avec les prêches d’un imam extrémiste, les convertit à la radicalisation, à la haine du blanc, du chrétien et les enrégimente pour le djihad.
Parmi ces 100.000 Maliens de France combien y en a-t-il qui ont basculé dans le fanatisme, que l’intervention de la France a rendus furieux et qui seraient prêts, pour venger leurs frères du désert, à se lancer dans le terrorisme ? Sans doute deux ou trois dizaines, guère plus. Mais ce serait, évidemment, suffisant pour provoquer des drames.
Alors que nos dirigeants semblent découvrir, aujourd’hui seulement, que les rebelles qui ont conquis tout le nord du Mali et qui s’apprêtaient à foncer sur Bamako sont puissamment armés (grâce à l’argent du Golfe) et parfaitement entrainés (parce qu’ils ont souvent servi dans l’armée de Kadhafi) on aimerait savoir si nos responsables ont la moindre connaissance des milieux extrémistes de la communauté malienne de France.
L’immigration clandestine est un problème économique, social mais aussi de sécurité. A fortiori quand la France est impliquée dans un conflit dont ces clandestins sont les ressortissants
Va-t-on encore nous dire, comme pour l’opération de nos commandos en Somalie ou les premiers affrontements au Mali, que nous avions « sous-estimé » les risques ?

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