Après le mariage homosexuel et le vote des étrangers (qu’il a dû remettre dans sa culotte) voici que François Hollande nous parle du « suicide assisté ». Ce type ne connait même pas le sens des mots. Il va falloir lui offrir un Petit Robert pour Noël.
Page 1045 du Petit Robert : « Mariage : union légitime d’un homme et d’une femme », page 517 : « Droit : ce qui est permis, ce qui est exigible dans une collectivité humaine », page 287 : « Citoyen : celui qui appartient à une cité et est habilité à jouir du droit de cité », page 1709 : « Suicide : action de causer volontairement sa propre mort ».
L’union entre deux personnes du même sexe n’est donc pas « un mariage », le droit de vote ne peut donc pas être attribué à des « étrangers », et, même dans un pays où l’assistanat est généralisé à outrance, on ne peut pas « aider » quelqu’un à se suicider. On peut tout au plus l’assassiner.
On ne joue pas impunément avec les mots. Et ce n’est pas parce que les socialistes nous parlent aujourd’hui du « mariage pour tous » (et non plus du mariage homosexuel), d’une « meilleure intégration des étrangers dans notre vie locale » (et non plus du droit de vote des étrangers) ou d’une « mort dans la dignité » (et non plus de l’euthanasie) que cela change quelque chose et que ces révolutions dites « sociétales » deviendraient acceptables.
Naturellement, les homosexuels ont parfaitement le droit de vivre heureux ensemble et on peut parfaitement améliorer encore le Pacs, les étrangers peuvent parfaitement acquérir la nationalité française s’ils veulent à tout prix participer à nos élections et tout le monde sait que bien des médecins ont renoncé, en leur âme et conscience, à l’acharnement thérapeutique quand leur malade était indiscutablement incurable et qu’il souffrait par trop.
Mais ce n’est pas une raison pour tout confondre, hétérosexuels et homosexuels, étrangers et citoyens, médecins et meurtriers.
François Hollande a dû être un peu déçu en recevant aujourd’hui le rapport du professeur Didier Sicard puisque celui-ci « rejette l’idée d’inscrire l’euthanasie et le suicide assisté dans la loi française ».
Mais Hollande n’avait sans doute pas choisi Sicard par hasard car ce Sicard-là fait du Hollande comme M. Jourdain faisait de la prose. C’est-à-dire qu’il dit tout et son contraire. Il est hostile à l’euthanasie mais… « favorable, dans certains cas, à accorder la possibilité d’un geste médical accélérant la survenue de la mort ».
Encore un auquel il faudrait offrir le Petit Robert. Page 641 : « Euthanasie : théorie selon laquelle il est charitable et légitime de provoquer la mort de malades incurables dont la fin de vie est proche, lorsqu’ils souffrent trop ».
Quelle différence y a-t-il entre « provoquer la mort d’un malade incurable » et « accorder la possibilité d’un geste médical accélérant la survenue de la mort » ?
En jouant sur les mots, en voulant nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en n’ayant même pas le courage d’appeler les choses par leur nom, ces gens-là se foutent de nous.
Il faudrait tout de même qu’un jour quelqu’un leur fasse remarquer que nous sommes moins bêtes qu’ils ne le pensent et qu’à force de faire semblant de gober tout et n’importe quoi, nous allons être pris, un jour, de vomissements.

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