Pierre Bergé est homosexuel, milliardaire et copropriétaire du Monde. Ces trois particularités lui permettent de dire n’importe et il ne s’en prive jamais. Mais cette fois, il vient de se surpasser.
Non content de défendre le mariage homosexuel et le droit à l’adoption pour les couples du même sexe, il milite aussi pour que ces couples aient le droit d’avoir recours à des mères porteuses pour connaitre toutes les joies de la maternité (ou de la paternité, on ne sait pas). Ce petit supplément n’est pas, en principe, dans le projet de loi que va présenter le gouvernement mais on peut compter sur quelques petits copains du PS pour le faire ajouter, en douce, dans un amendement lors du débat à l’Assemblée.
Certains diront que, dès lors qu’on marie deux personnes du même sexe, on ne voit pas pourquoi on s’arrêterait en si bon chemin. Il est bien connu que quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites.
Jusqu’à présent, il était interdit en France de louer, contre espèces sonnantes et trébuchantes, le ventre d’une femme pour qu’elle porte pendant neuf mois l’enfant d’une autre. Jusqu’à présent, on faisait une différence entre le ventre d’une femme et une voiture de location ou une résidence d’été à louer. C’était sûrement, aux yeux de Bergé, mépriser la femme en lui refusant ainsi le droit de sous-louer son utérus.
Pierre Bergé vient de déclarer textuellement : « Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler en usine, quelle différence ? »
C’est, évidemment, stupéfiant. Ne pas faire de différence entre la maternité et le travail à la chaine, entre l’amour procréateur et le travail en usine, entre un enfant et des casseroles n’est pas seulement audacieux. C’est nier les fondements mêmes de la vie, c’est faire de la femme et de l’enfant une simple marchandise.
Même s’il a fait fortune en vendant des produits de luxe aux femmes, Bergé n’a sans doute jamais eu pour les femmes le moindre respect. Il ne les a toujours considérées que comme des clientes, il peut donc maintenant en faire des produits à mettre en location. On imagine d’ailleurs qu’il méprise tout autant les ouvrières d’usine.
Comparer le ventre de la femme aux bras de l’ouvrière d’usine, c’est, bien sûr, défendre le principe même de la prostitution mais aussi annoncer pour bientôt la vente d’organes humains sur les marchés publics. Et tout cela on nom de « toutes les libertés » !
Avec de tels propos, on voit où en est arrivé notre petit monde de la gauche caviar des bobos parisiano-gauchistes.
Et naturellement, personne n’a hurlé en entendant ce vieillard malsain, entouré de ses petits mignons, proférer une telle monstruosité. Il est vrai qu’il est président du Conseil de surveillance du Monde.
On pense à Hubert Beuve-Méry…

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