Tout le monde est d’accord pour reconnaitre que la xénophobie et l’homophobie sont de « vilains défauts » qu’il faut essayer de combattre.
L’homme, comme tous les autres animaux de la terre, n’aime pas ceux qui lui sont différents. Il ne les comprend pas, les trouve forcément moins bien que lui et peut en avoir peur pour peu qu’ils commencent à vouloir envahir son territoire ou changer ses habitudes.
La fameuse loi de la jungle qui n’est pas du tout ce que croient nos commentateurs politiques permet d’ailleurs un juste équilibre entre les lions, les éléphants et les scarabées, chacun restant chez soi et respectant les autres, sauf, bien sûr, en cas de débordement. C’est l’homme, et lui seul, pire de tous les prédateurs, qui a fait disparaître certaines espèces et déséquilibré l’harmonie de la jungle dans laquelle les bestioles cohabitaient tant bien que mal.
Il ne fait aucun doute que ce qu’on appelle pudiquement « les transferts de population » et ce qu’on appelle tout aussi pudiquement « l’évolution des mœurs » ont chamboulé considérablement et très rapidement l’équilibre relativement harmonieux de notre société.
L’indifférence condescendante à l’égard de ceux qui sont différents s’est transformée en rejet de ceux venus d’ailleurs et qui semblaient envahir le pays et de ceux ayant des « mœurs » dites « particulières » et qui multipliaient leurs revendications.
Personne ne peut nier qu’il y ait aujourd’hui, en France, pays de toutes les libertés, des relents de xénophobie et d’homophobie provoqués évidemment par la « prolifération » des étrangers et des homosexuels. Et la crise économique, sociale, politique que connait le pays ne fait, bien sûr, qu’exacerber les réflexes d’autodéfense, de repli sur soi, de rejet des autres de notre société vieillissante.
Alors qu’il aurait sans doute fallu calmer les choses, imposer un effort aux étrangers pour qu’ils s’assimilent mieux, exiger des homosexuels un peu de discrétion pour que leur droit à la différence se transforme petit à petit en un droit à l’indifférence, le gouvernement ne trouve rien de mieux que de faire de la provocation en jetant de l’huile sur le feu qui couvait.
Accorder le droit de vote aux étrangers, c’est évidemment déclencher une vague de xénophobie et pousser des Français plutôt accueillants à trouver que « cette fois ils vont vraiment abuser de notre hospitalité ».
Accorder le droit au mariage aux homosexuels, c’est, tout aussi évidemment, prendre le risque de provoquer de l ’homophobie chez des Français qui se désintéressaient totalement de le vie sexuelle de leurs compatriotes.
En prétendant lutter, au nom des bons sentiments, contre la xénophobie et l’homophobie, les socialistes vont réveiller chez les Français tous les réflexes « naturels » qu’ils disaient vouloir combattre.
Des études sérieuses affirment que, mis à part certains lobbies particulièrement agissants, ni les étrangers vivant en France ni les homosexuels ne réclamaient ces nouvelles dispositions qui vont, bien sûr, les stigmatiser davantage encore.
De toute évidence, les socialistes font là du clientélisme. Mais, d’une part, les clients en question ne semblent guère aguichés et, d’autre part, les chalands qui passent devant la boutique vont sans doute se détourner.
Il est irresponsable de la part d’un gouvernement d’ouvrir toutes grandes des plaies en racontant que c’est pour les soigner.