Les socialistes nous disent que la terre continue à tourner, que la société évolue –ce que personne ne conteste- et que notre vieux pays doit monter dans le train du progrès s’il veut rejoindre le peloton de tête des pays qui comptent aujourd’hui. Là encore, nous sommes tous d’accord.
Le tout est, bien sûr, de savoir ce qu’on appelle « le progrès » et où se trouve « le peloton de tête ».
Pour les socialistes, le progrès aujourd’hui c’est autoriser le mariage homosexuel, donner le droit de vote aux étrangers et permettre l’euthanasie. Ce sont là les trois grands projets de François Hollande pour faire « avancer » la société française.
Et pour étayer leurs arguments en faveur de ces trois « révolutions », les socialistes nous donnent en permanence comme exemples les Pays-Bas et la Belgique qui ont adopté ces trois réformes, la Suède et le Danemark pour les deux premières, l’Espagne et le Portugal qui se sont contentés d’instaurer le mariage gay.
Personne ne conteste que certains de ces pays aient été, jadis, de grandes nations, avec même d’immenses empires coloniaux, et jouant un rôle important dans l’histoire de la planète. On peut cependant difficilement les considérer, aujourd’hui, comme faisant encore partie des grandes puissances mondiales qui vont s’imposer tout au cours de ce XXIème siècle qui commence.
Si les Pays-Bas sont une charmante nation qui s’en sort assez bien, rares sont les Français qui aspirent vraiment à ce que la France ait le même destin que ce pays qu’on n’ose plus appeler Hollande. Les « modèles » belge, suédois, danois, voire espagnol ou portugais ne sont guère plus enthousiasmants.
Ce sont là des pays qui sont « finis » et qui doivent se contenter d’évoquer les pages glorieuses de leur passé de plus en plus lointain pour oublier qu’ils dégringolent inexorablement, depuis des années, dans tous les classements planétaires et qu’ils ont aujourd’hui à affronter une crise qui pourrait bien leur porter le coup de grâce. Comme nous autres d’ailleurs. Leurs exemples ne sont donc pas aussi probants qu’on voudrait nous le faire croire.
Le peloton de tête est désormais ailleurs. C’est la Chine, l’Inde ou le Brésil, des pays qui, à peine sortis du sous-développement, caracolent déjà en tête de tous les pays et qui vont, évidemment, dominer la planète pendant les décennies à venir.
Personne, bien sûr, ne souhaite que nous adoptions les méthodes du Parti communiste chinois ou le système des castes ni que nos banlieues ne se mettent à rassembler à des favelas.
Mais il est évident que ces pays « en pointe » se préoccupent moins de leurs homosexuels, de leurs immigrés, voire de leurs agonisants que de leur productivité, de leurs innovations, de la formation de leur jeunesse, c’est-à-dire de leur avenir. Ils ne perdent pas de temps avec les revendications de leurs « bobos » locaux.
Avec les « progrès » qu’il souhaite nous imposer, sans doute pour nous faire oublier tous nos malheurs et son incapacité à les résoudre, François Hollande voudrait nous faire monter à bord d’un tortillard à l’arrêt dans une gare abandonnée alors que le train à grande vitesse est déjà au loin.
Hollande n’a sans doute pas assez voyagé pour comprendre le monde qui se met en place et qui va nous écraser. Ce n’est pas avec des « progrès » qui rappellent étrangement l’époque des décadences de toutes les grandes civilisations que la France pourra se glisser de nouveau dans le peloton de tête.
Le vrai problème n’est pas de savoir s’il faut marier les homosexuels, faire voter les étrangers ou achever les mourants (ce qui est pour le moins contestable) pour rattraper les Pays-Bas mais de faire en sorte de ne pas être englouti par la tempête de la mondialisation.
En pensant « faire jeune » et en voulant faire de la provocation, Hollande est totalement à côté de la plaque.

Mots-clefs : , ,