L’Islamophobie est interdite en France et on sait qu’une organisation musulmane, financée en partie par des fonds publics, poursuit en justice Jean-François Copé pour son histoire de petit pain au chocolat. En racontant la mésaventure d’un gosse qui, à la sortie de l’école, se serait fait arracher son goûter par les voyous lui reprochant de manger pendant le ramadan, le députe-maire de Meaux aurait « stigmatisé » (c’est le grand mot à la mode, avec le mot repentance) la religion du Prophète et ses adeptes.
On peut ne pas toujours apprécier Jean-François Copé, mais il est évident que dans un Etat de droit, enfant du Siècle des Lumières et qui se targue à tout bout de champ d’être laïc et d’avoir inventé la liberté d’expression, un élu de la République (et même un simple citoyen) devrait pouvoir évoquer comme il l’entend tous les sujets –y compris le racisme « anti-blanc »- sans se faire trainer devant les tribunaux.
On veut croire, naturellement, que nos magistrats qui rendent la justice, rappelons-le, « au nom du peuple français » préféreront classer l’affaire « sans suite » plutôt que de se ridiculiser en condamnant le nouveau chantre de la droite « décomplexée ».
On l’espère, en fait, surtout pour eux. Car s’ils condamnaient Copé, cela ferait, bien sûr, jurisprudence et ils seraient alors obligés, en toute logique, de condamner… 25 millions de Français !
Un sondage de l’IFOP, publié aujourd’hui par le Figaro, révèle, en effet, que 43% des Français considèrent l’Islam comme « une menace », ce qui est évidemment faire preuve non seulement d’une certaine lucidité mais aussi d’un peu d’islamophobie.
Le plus étonnant, d’ailleurs, dans ce sondage est qu’il n’y ait pas davantage de Français à avoir compris que l’Islam était la (très) grande menace pour les pays occidentaux, et tout particulièrement la France, dans les décennies à venir. A croire que nos compatriotes préfèrent jouer les autruches plutôt que de regarder en face le réveil de l’Islam dans le monde entier, des Philippines à l’Afrique noire, les succès des groupes les plus fanatiques, du Pakistan au Mali, l’arrivée massive de nouvelles vagues d’immigrés venant des pays musulmans, et le désarroi dans lequel, faute d’une politique cohérente et volontariste, nous avons abandonné à leur triste sort les jeunes des banlieues dites de « non-droit ».
Si reconnaitre cette menace évidente relève, peut-être, de l’islamophobie, la nier relève, bien évidemment, de l’aveuglement le plus suicidaire.
On ne peut d’ailleurs pas reprocher à des gens qui se considèrent, souvent à juste titre, comme les victimes d’un monde occidental et capitaliste qui les a rejetés de se réfugier dans une foi qui n’a jamais caché son hostilité à la civilisation judéo-chrétienne. Jadis, ces « damnés de la terre » devenaient communistes. Aujourd’hui, le Coran a remplacé Le Capital, Mahomet Karl Marx et ils brandissent le drapeau vert, ne pouvant plus, sous peine de ridicule, brandir le drapeau rouge.
Nous ne reprocherons donc pas aux foules arabo-islamiques de retourner dans leurs mosquées, d’instaurer chez elles la Charia, de crier vengeance et de prôner le Djihad contre nous. Mais il serait bien que nous ouvrions enfin les yeux sur la menace qui pèse sur nous et que nous arrêtions de répéter que l’Islam n’est qu’amour et fraternité et qu’on assiste aujourd’hui à l’éclosion spontanée d’un « Islam à la française » qui admettrait parfaitement nos règles de la démocratie, de la laïcité, de la parité.
Le plus intéressant dans ce sondage et qui devrait interdire à nos « bons esprits » de taxer de racisme, de xénophobie et d’islamophobie les 43% de Français qui se sentent menacés c’est l’explication que donne une écrasante majorité des « sondés » à ce problème de l’Islam en France.
Pour 68% des Français, il y a problème « parce que les musulmans refusent de s’intégrer dans notre société » et pour 52% « parce qu’il y a de trop fortes différences culturelles ».
Les Français ne rejettent donc pas « l’autre », comme on dit. Mais ils estiment que les « autres » doivent s’intégrer et effacer leurs trop grandes différences culturelles s’ils veulent être admis dans la communauté nationale. Ce n’est que du bon sens.
Malheureusement qui peut nier qu’aujourd’hui –et les fautes sont sûrement partagées- les Musulmans de France constituent une communauté de plus en plus à part qui retrouve et cultive ses différences culturelles.
Nous avons, par idéologie, voulu abandonner notre vieux principe de « l’assimilation » des étrangers pour lui préférer « l’intégration », au nom du « droit à la différence ». Nous en payons le prix. Nous avons maintenant des « ghettos » tout autour de nos villes dans lesquels prolifère « la peste communautariste ». Il est bien que 43% des Français en aient, enfin, conscience.
Les Français ont accepté qu’on musèle leur liberté d’expression mais ils veulent encore… que leurs enfants puissent manger leur petit pain au chocolat à la sortie de l’école.

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