Qu’après avoir acheté plusieurs de nos grands palaces, certaines de nos entreprises et même le PSG, le Qatar décide d’« investir » dans nos banlieues pose un problème et laisse entrevoir une réponse.
Cet état-croupion du Golfe n’est pas seulement une monarchie qui ne sait plus quoi faire des dollars que lui rapporte son gaz. C’est aussi une dictature sunnite qui, comme son grand voisin l’Arabie saoudite, tente de faire oublier son régime en se lançant dans une surenchère contre son ennemi traditionnel, l’Iran des ayatollahs, en subventionnant à coups de millions l’extrémisme islamiste. Ils ont financé les rebelles de Bengazi que nos dirigeants imaginaient démocrates et qui ont imposé la Charia. Ils arment les bandes terroristes affiliées à Al Qaïda qui sont désormais les maitres de tout le nord du Mali (et détiennent nos otages). Ils aident les rebelles syriens qui se battent contre le régime alaouite d’Assad aux cris de « Allah ou Akbar ! »
Il serait grand temps que nos dirigeants occidentaux finissent par comprendre que toutes ces monarchies du pétrole qu’ils considèrent comme des alliés indéfectibles sont, en fait, les grands pourvoyeurs de fonds de tous les groupes islamistes qui ont déclaré la guerre à l’Occident.
Pour tous ces potentats musulmans qui boivent de l’alcool, font la bringue sur la Côte d’Azur et envoient leurs enfants dans les meilleures universités américaines, financer les émules de Ben Laden leur donne bonne conscience et surtout leur permet d’espérer qu’ils n’auront pas à connaitre, à leur tour, le sort du Chah, de Ben Ali, de Moubarak ou de Kadhafi.
On nous raconte que le Qatar, sachant que ses réserves de gaz ne sont pas inépuisables, investit en Occident pour préparer son avenir. Mais à qui fera-t-on croire qu’investir dans nos banlieues est un bon placement ?
Il est évident qu’en déversant quelques dizaines de millions sur nos cités de non-droit, l’émir du Qatar ne cherche ni à gagner de l’argent ni à faire parler de son tout petit pays. Comme en Libye, au Mali ou en Syrie, il s’achète une conduite, joue de la solidarité islamique –ou plutôt islamiste- et espère calmer ainsi ceux qui, chez lui, pourraient vouloir faire vaciller son trône.
Si on le laisse faire, il va financer des associations qui, dans nos zones « pourries » à très fortes communautés musulmanes, font du « social ». C’est en créant des dispensaires, des écoles, des centres d’alphabétisation, des foyers d’aide aux plus défavorisés, de petits ateliers que les Islamistes ont réussi, partout, à recruter des adeptes, à convertir les foules, à tisser leur toile d’araignée.
Laisser les dollars du Qatar envahir nos banlieues ce n’est pas seulement reconnaitre notre déclin et notre incapacité à gérer nous-mêmes convenablement nos « quartiers », c’est aussi et surtout permettre au Cheval de Troie de l’Islam radical d’entrer, de plain-pied et en fanfare, dans ces zones difficiles et pour lesquelles nous avons déjà englouti, en pure perte, des sommes considérables.
Il ne fait aucun doute que certains sauront autrement mieux utiliser ces millions venus du Qatar qu’ils n’ont voulu utiliser les milliards de tous les plans, plus ou moins fumeux, que, depuis des décennies, tous nos gouvernements successifs ont imaginés.
François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne semblent pas avoir compris le danger évident que représentait cette soudaine générosité de « nos amis Qataris »…

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