Les écologistes ont sûrement raison quand ils nous reprochent d’avoir joué aux apprentis-sorciers. Les pôles sont en train de fondre, les déserts gagnent du terrain, l’air devient irrespirable, il n’y a plus de saisons, les abeilles meurent. Avec notre pollution, nos engrais, notre « progrès », nous avons bouleversé l’équilibre fragile de notre planète et nous allons, sans doute, avoir à le payer très cher avant longtemps. Et rien ne dit que nous pourrons alors partir nous installer confortablement sur la planète Mars.
Cela admis, il faut tout de même noter que les dinosaures ont jadis disparu sans que les industriels y soient pour quelque chose.
Tout le monde s’inquiète aujourd’hui de voir des requins attaquer des surfeurs au large des plages de la Réunion et certains experts affirment que ce sont les réserves de poissons créées dans les parages qui attirent ces fauves de la mer.
On en vient donc à se demander si nos gentils écologistes ne jouent pas, eux aussi, aux apprentis-sorciers.
A force de nous répéter qu’il faut protéger la nature, les petites fleurs et les moindres bestioles, ils ont oublié que la loi de la nature c’était aussi la loi de la jungle, que le plus fort s’attaquait au plus faible pour le dévorer et que, dans bien des cas, ce petit animal qui s’appelle l’être humain n’était pas le plus fort (s’il n’avait pas son fusil).
S’il semble évident qu’il faille protéger les baleines qui n’ont jamais fait de mal à personne, on peut donc s’interroger sur la nécessité qu’il y a à installer des garde-mangers pour requins près de nos côtes et à de réintroduire l’ours ou le loup dans nos montagnes, voire le tigre dans les jungles asiatiques.
En photos, dans des aquariums ou dans des zoos, ces animaux sont superbes et certains parfois même attendrissants. Mais nos pêcheurs, nos bergers et les villageois du Bengale qui les connaissent mieux que nous savent que ce sont des « nuisibles » et donc des bêtes qu’il ne faut pas protéger, comme le demandent les écologistes, mais dont il faut se débarrasser, comme l’exigerait un minimum de bon sens.
La nature était bien faite, elle se régulait elle-même. Les petits étaient mangés par les moyens qui étaient dévorés par les gros. Comme dans n’importe quel système capitaliste. Avec notre progrès nous avons incontestablement déréglé tout cela. En supprimant les haies dans nos campagnes nous avons fait disparaître les oiseaux qui y nichaient et qui mangeaient les insectes nuisibles et avec nos insecticides nous avons pourri nos récoltes.
Mais en voulant, au nom d’une idéologie totalement contre-nature, protéger les nuisibles, les écologistes commettent eux aussi une grave.
Quitte à faire hurler Cécile Duflot et Eva Joly et alors que j’adore les animaux, à commencer par mon chien, un superbe bearded colley d’une intelligence exceptionnelle, j’ose affirmer qu’il faut de toute évidence exterminer les requins qui rôdent devant nos plages, les loups et les ours qu’on a, par pure démagogie, réintroduits dans nos montagnes et qui attaquent nos troupeaux et les tigres, aussi beaux soient-ils, qui dévorent les petits bengalis.
L’espèce humaine est, elle aussi, à protéger. Nicolas Sarkozy s’est souvent trompé mais il a eu raison quand il a déclaré, un jour, au salon de l’agriculture : « L’écologie, cela commence à suffire ».
Je n’ai aucune sympathie particulière pour les surfeurs de la Réunion, mais entre un surfeur et un requin, je préfère tout de même le surfeur.

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