Une municipalité vient de licencier quatre moniteurs de colonie de vacances sous prétexte qu’ils respectaient le ramadan et qu’ils ne pouvaient donc pas avoir la plénitude de leurs moyens pour assurer la sécurité des enfants dont ils avaient la charge.
On imagine le tollé que cette décision aurait provoqué si la municipalité en question avait été de droite et a fortiori d’extrême-droite. Toutes les associations droits-de-l’hommistes se seraient mobilisées, une très bonne partie de la presse aurait accusé le maire d’être raciste, xénophobe, islamophobe et il est vraisemblable que quelques ténors du parti socialiste se seraient, de la tribune de l’Assemblée, déchainés contre ce qu’ils auraient considéré comme une grave atteinte à la liberté de culte.
Or, il se trouve que cette municipalité n’est autre que celle de Gennevilliers, un des derniers grands bastions du Parti communiste français dans la région parisienne.
On a souvent oublié que les élus communistes avaient toujours été à la pointe du combat contre les immigrés et que ce sont des maires communistes qui ont été les premiers (et jusqu’à présent les seuls) à faire détruire au bulldozer des habitations sauvages de travailleurs maghrébins.
Cette décision de la mairie de Gennevilliers est pleine de bon sens. Il est évident que des moniteurs qui ne s’alimentent ni ne s’hydratent pas pendant toute la journée sont incapables d’encadrer des enfants qui chahutent, qui s’adonnent à tous les sports, qui nagent dans la mer. La colonie de vacances était celle de Port d’Albret, dans les Landes.
Mais cette décision pose aussi tout le problème de l’Islam dans notre société. Si personne ne conteste à personne le droit de choisir le dieu qu’il veut honorer, la pratique intransigeante de certaines religions est totalement incompatible avec notre société.
Le ramadan mais aussi le port du voile, la polygamie, l’excision, la discrimination sexiste, la nourriture hallal n’ont pas leur place dans une République laïque, égalitaire et moderne au sens où nous l’entendons.
Nos dirigeants nous ont bassinés pendant des années avec « le droit à la différence » sans se rendre compte que cela nous conduisait tout droit à « la différence du droit » et donc à la création de communautés et de ghettos, autant dire à l’éclatement de notre unité nationale.
L’Islam n’est tolérable en France que s’il respecte non seulement nos lois mais aussi nos usages. Il n’est pas admissible que, dans nos cantines scolaires, on offre maintenant des menus pour les uns, des menus pour les autres, que nos piscines municipales soient ouvertes à certaines heures pour les femmes, à d’autres pour les hommes, que, dans nos hôpitaux publics, certaines malades puissent exiger d’être soignées par des médecins femmes, que les allocations familiales puissent être versées à des familles polygames, etc.
Par idéologie, par démagogie mais surtout par lâcheté, nos responsables ont cédé point par point, petit à petit, et ont laissé grignoter notre grand principe de la laïcité qui, seul, pouvait nous permettre de maintenir un semblant de cohésion dans notre société bousculée par toutes les formes de la mondialisation et devenue multiethnique, multiculturelle, multi-tout et n’importe quoi.
Pour une fois, on est bien obligé de donner raison à des communistes. N’importe qui a, certes, le droit de jeuner pendant un mois, mais n’importe quel employeur a le droit de considérer que cette abstinence rend ce salarié inapte au travail pour lequel il est employé.
Il serait, sans doute, bon que les musulmans vivant en Occident et désirant y rester se souviennent que toutes ces lois de l’Islam ont été édictées il y a de nombreux siècles, au fin fond du désert d’Arabie, et qu’elles sont aujourd’hui, à l’heure de l’internet, de la parité et des plats congelés, totalement dépassées.
Et ceux qui rêvent naïvement d’un « Islam à la française » ne comprennent pas que cet Islam renaissant et conquérant ne souhaite pas de se fondre dans notre société mais bien la mettre à terre.
Il faudra bien, un jour, qu’on finisse par se rendre compte que cet Islam, dès qu’il devient intransigeant, est totalement incompatible avec une société comme la notre, laïque, démocratique et qui, plus est, qu’on le veuille ou non, judéo-chrétienne. Il faudra donc que les uns ou les autres capitulent et abandonnent si ce n’est leurs croyances du moins leur mode de vie.
Hélas, mis à part à la mairie de Gennevilliers, nombreux sont nos élus qui semblent tout prêts à capituler.

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