C’est à tomber à la renverse ! On avait espéré qu’après l’affaire totalement ridicule du fameux tweet dans lequel elle soutenait l’adversaire de Ségolène Royal à La Rochelle, Valérie Trierweiler se ferait plus discrète et comprendrait que le rôle d’une « première compagne » du chef de l’Etat se limite, en effet, à jouer la potiche élégante et surtout effacée dans l’ombre de son homme. Eh bien pas du tout.
Aujourd’hui, paraît un livre à la gloire de François Hollande et qui raconte sa campagne. Le titre : « Hollande, président, 400 jours dans les coulisses d’une victoire ». C’est un livre de photos. Certaines sont amusantes. On voit le candidat se réconcilier avec ses adversaires de la primaire, rédiger son discours du Bourget, s’entrainer pour son face-à-face avec Sarkozy. Visiblement, le photographe, très complaisant, Stéphane Ruet a eu toutes les facilités pour suivre au plus près le candidat.
Mais ce qui est stupéfiant c’est que les légendes (qui rappellent dans la glorification du chef de l’Etat certaines dictatures africaines de la belle époque) sont signées par… « la journaliste » (sa profession est précisée en 4ème de couverture) Valérie Trierweiler.
Comment la compagne du Président a-t-elle eu le culot de ressortir sa carte de presse pour enfiler, au fil des pages sur papier glacé, ces perles de l’hagiographie la plus sirupeuse ? Comment n’a-t-elle pas compris qu’elle allait faire rigoler la France entière en légendant… la légende de son type ? Et surtout qu’elle allait scandaliser un certain nombre de Français qui trouvent que celle qui voudrait être « la première dame de France » n’a pas à se transformer en « courtisane » de l’homme au pouvoir.
Et cette fois on ne pourra pas nous raconter que François Hollande n’était pas au courant de ce nouveau dérapage. Inconscient lui aussi, il signe la préface de ce livre tout à sa gloire. Tout cela n’est pas très… « normal ».
Certains ont dit que le tweet rappelait la soirée du Fouquet’s. Cet album rappelle la croisière sur le yacht de Bolloré. On a envie de paraphraser la célèbre sortie de Montebourg quand on lui avait demandé, en 2007, quel était le principal défaut de Ségolène Royal (dont il était le porte-parole) et qu’il avait répondu « son compagnon ». Le principal défaut de François Hollande va peut-être bien être sa compagne.
En tous les cas, c’est déjà, pour lui, un boulet. « Un boulet à boulettes » murmure-t-on maintenant au PS.

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