Ca y est. Nous avons eu droit, aujourd’hui, au premier vrai grand « couac » du quinquennat. François Hollande est, peut-être, « normal » mais sa compagne ne l’est sûrement pas. Au mieux, elle est une imbécile, au pire, une hystérique. Les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles.
Naturellement, ce « couac » relève davantage des caleçonnades de Feydeau que de la tragédie grecque. Mais il discrédite sérieusement ce qui nous sert actuellement de couple présidentiel et laisse entendre que notre nouveau chef de l’Etat pourrait bien avoir, en plus des problèmes du chômage, de la dette et de l’Europe, quelques problèmes avec la femme qui partage sa vie.
Valérie Trierweiler a donc eu le culot, ce matin, d’intervenir dans l’élection législative de La Rochelle en apportant son soutien à Olivier Falorni, le candidat dissident du PS, et par la même occasion en poignardant dans le dos la candidate officielle du parti socialiste qui n’est autre, comme par hasard et c’est tout le problème, que Ségolène Royal.
Il est évidemment invraisemblable que la maitresse du chef de l’Etat se permette de prendre ainsi publiquement position dans un combat électoral local. Même si son amant a, contre tous ses engagements passés, pris lui aussi position dans ce même combat. Position contraire d’ailleurs.
Qu’olivier Falorni, Rochelais pur jus, n’ait pas apprécié que l’état-major du PS décide d’imposer Ségolène Royal comme candidate du PS dans cette circonscription, sans avoir demandé leur avis aux militants locaux, est une chose et on peut comprendre qu’il soit entré en dissidence. Que Ségolène Royal soit insupportable pour beaucoup de gens et notamment au sein du PS est une évidence. Qu’on ait, à Paris, voulu lui offrir un lot de consolation sous prétexte qu’elle avait été successivement abandonnée par Hollande, battue à la présidentielle de 2007, battue au Congrès de Reims et battue lors de la primaire de gauche est choquant. Qu’elle ait commis une erreur impardonnable en annonçant qu’elle était déjà candidate au poste de président de l’Assemblée, avant même d’avoir été élue députée, lui a, sans doute coûté un bon nombre de voix. Bref, même si reprocher à la présidente de la région Poitou-Charentes de ne pas être de la région et de n’être qu’une parachutée était sans doute excessif, n’importe qui était parfaitement en droit de donner raison à Falorni.
N’importe qui… sauf, précisément, celle qui a succédé à Ségolène Royal dans le lit de François Hollande. Car, en fait, c’est évidemment de cela qu’il s’agit. Valérie Trierweiler n’est ni une rochelaise de naissance, ni une falorniste militante, elle est simplement une femme… jalouse, maladivement, qui ne sait pas quoi faire pour « tuer » l’ancienne concubine de son amant.
Tout le monde avait observé avec amusement « la gueule » qu’elle faisait chaque fois que « son François », avant ou après l’élection, embrassait, pudiquement, la mère de ses quatre enfants et la poignée de main haineuse qu’elle lui tendait quand elle n’avait pas le choix.
Valérie Trierweiler a précisé qu’elle n’entendait pas être une potiche. Jusqu’à présent, malgré son élégance indiscutable, elle avait fait figure de gourde à force de répéter qu’elle voulait continuer à travailler comme journaliste « pour pouvoir nourrir ses enfants ». Maintenant, en jouant les adolescentes qui font des niches aux « ex » de son petit copain, elle bascule, à son âge, dans le ridicule et affiche surtout une méchanceté qu’on devinait déjà dans son regard.
Ce qui est grave dans l’incident, ce n’est pas que « la poule du président » se tienne comme une gourgandine mais c’est que le président en question soit incapable de la maitriser, de lui apprendre les rudiments du savoir-vivre et de la remettre à sa place (de potiche) sur la cheminée.
L’image du capitaine de pédalo va sûrement en prendre un coup et cela nous promet de beaux jours à l’Elysée où on croit déjà entendre les portes claquer.

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