Les Français commençant visiblement à en avoir assez des sondages quotidiens qui, tout en reconnaissant qu’il y a toujours une marge d’erreur de 3%, donnent un demi-point de plus à l’un et un point de moins à l’autre, l’Ifop vient de réaliser un sondage qui sort de l’ordinaire et a le mérite d’être rigolo même si, comme pour tous les sondages, on peut en contester les résultats.
L’Ifop a demandé aux électeurs de droite, du centre, de gauche, d’extrême-droite et d’extrême-gauche non plus pour qui ils allaient voter mais… quelle était leur sexualité.
Les résultats de cette enquête (publiés par Libération, ce matin) sont très révélateurs et, somme toute, peu surprenants à une exception près toutefois.
Les électeurs de François Bayrou ont, en moyenne, 5,9 rapports sexuels par mois, ceux de Nicolas Sarkozy 6,7, ceux de François Hollande 7,6, et ceux de Jean-Luc Mélenchon 7,7. L’enquête ne semble pas avoir porté sur les électeurs d’Eva Joly, de Dupont-Aignan, de Nathalie Artaud ou de Philippe Poutou, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’aient aucune vie sexuelle.
Personne ne s’étonnera que les centristes, souvent hésitants et timorés, arrivent en queue de peloton et on peut deviner, surtout en ce moment, pourquoi les électeurs de l’UMP sont moins attirés par la fornication que ceux du PS ou a fortiori du Front de gauche. On comprend soudain aussi pourquoi certains, à gauche, regrettent encore l’absence de DSK dans la compétition.
Mais ce gout pour le sexe ne semble pas nouveau puisqu’à la question « Combien avez-vous eu de partenaires au cours de votre existence ? » les électeurs de l’UMP en avouent « 7 » alors que ceux du PS en revendiquent « 9 ». On « baise » donc moins à droite qu’à gauche. Sauf que…
La grande surprise vient des électeurs du Front National qui battent tous les records : 8 fois par mois et 10 partenaires.
Du coup, politologues été sexologues s’y perdent un peu. Les performances n’augmentent donc pas de la droite à la gauche mais plutôt du centre vers les extrêmes, des partisans modérés du « ni-ni » aux protestataires prêts à tout casser, toutes couleurs confondues. De Bayrou à Mélenchon et plus encore à Marine Le Pen. Des réalistes aux utopistes.
Certains en viennent alors à se souvenir que les spécialistes de la sexologie rappellent qu’on ne peut jamais tenir le moindre compte des statistiques basés sur le témoignage des individus, chacun se vantant plus ou moins de ses performances.
Les gens de gauche et plus encore ceux d’extrême-droite seraient donc tout simplement plus vantards que les autres…

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