Le porc est sans pudeur, c’est bien connu. Et voilà donc qu’il nous faut reparler de Dominique Strauss-Kahn puisqu’il vient de remontrer le bout de son groin.
On ne sait pas s’il est vraiment le plus grand économiste de tous les temps (le drame de la Grèce et de l’euro a commencé alors qu’il était encore le grand patron de l’économie mondiale) mais ce qui est sûr c’est que, pour ce qui est d’avoir du culot, il est sans aucun doute un expert hors pair.
Il continue à parcourir le monde et à pérorer devant des assistances choisies en prônant une moralisation (sic !) de la finance mondiale. Après Pékin, l’autre jour, c’était, hier, Cambridge.
On peut naturellement se demander pourquoi les responsables de la Cambridge Union, très respectable association d’étudiants de la prestigieuse université, ont invité DSK. La réponse est simple si ce n’est très honorable. Avec une telle affiche, ils étaient sûrs de faire salle comble et sûrs même que la presse mondiale parlerait de cette conférence qui, si elle avait été tenue par un Prix Nobel d’économie, n’aurait pas fait trois lignes dans la presse britannique. Le cochon attire toujours le gogo.
On nous raconte que la police américaine a rendu son passeport à l’ancien directeur général du FMI. Mais la justice new-yorkaise n’a absolument pas pour autant innocenté DSK des accusations de viol que portait contre lui Nafissatou Diallo. Les avocats du bonhomme ont simplement réussi à faire mettre en doute la crédibilité de l’accusatrice. Les poursuites au pénal ont donc été abandonnées, mais, au civil, rien n’est encore joué. A New-York DSK, est, certes, présumé innocent mais il est surtout, plus encore, présumé coupable.’
L’affaire Banon a été classée sans suite par la justice française. DSK a bénéficié là d’une sorte de prescription si ce n’est de complaisance et la petite Tristane n’a pas su tenir jusqu’au bout son rôle d’oie blanche et pure. Visiblement, son avocat n’était d’ailleurs ni du même calibre ni aux mêmes honoraires que ceux de celui qu’elle accusait d’avoir tenté de la violer.
Reste l’affaire dite du Carlton de Lille qui ne fait que commencer. Là, il ne s’agit plus de viols mais de complicité de proxénétisme. Ce n’est guère mieux pour un homme qui se voyait déjà et que les sondages voyaient déjà à l’Elysée. Quand on pense que, sans la femme de ménage du Sofitel, Strauss-Kahn caracolerait sans doute actuellement en tête de tous les sondages de notre campagne électorale.
A la place de DSK, n’importe quel homme un peu sensé se terrerait au fin fond de son appartement de la place des Vosges ou à l’ombre des cactus de son palais de Marrakech en essayant de se faire oublier par le public et pardonner par sa femme. Lui, pas !
Il joue maintenant les attractions. « Venez voir le gros porc ! Le dingue de la zigounette ! Le violeur des lupanars » Pour l’instant, il fait son numéro dans des universités mais on veut espérer qu’après le petit scandale qu’a provoqué sa prestation à Cambridge il va devoir poursuivre sa carrière d’exhibitionniste dans les foires. Entre la femme-à-barbe et les sœurs siamoises. Perspective qui pourrait d’ailleurs le réjouir…

Mots-clefs :