L’assassinat de trois enfants et d’un enseignant devant une école juive de Toulouse est, évidemment, une tragédie épouvantable. Tout comme les assassinats de trois militaires à Toulouse et à Montauban ont été dramatiques. On comprend et on partage l’émotion et l’indignation de la communauté juive et celles des familles de militaires du sud-ouest.
Les trois crimes ont été commis par la même arme et donc, vraisemblablement, par le même homme que certains témoins ont aperçu, vêtu de noir, casqué et circulant sur un scooter. Il s’agit, de toute évidence, d’un fou meurtrier qu’on peut imaginer être entrainé par un délire raciste puisqu’il s’en est pris, d’abord, à des militaires de type maghrébin, puis, à des enfants juifs.
Ce drame rappelle ce qui s’est passé en Norvège, en Allemagne ou dans plusieurs universités américaines. Un fou qui soudain est pris par une rage de tuer. Un assassin solitaire. Il ne s’agit ni d’un acte d’un groupe terroriste ni d’un acte d’une secte extrémiste.
Il est donc irresponsable de parler d’une montée de l’antisémitisme ou du racisme en France et il serait scandaleux que quiconque ose, en cette période électorale, se servir de ce drame à des fins politiques. Cet assassin relève de la psychiatrie, pas de la politique. C’est un fait divers épouvantable, pas un phénomène de société.
On espère, bien sûr, que la police pourra arrêter ce criminel très rapidement, avant qu’il ne commette d’autres crimes. On apprendra alors que cet assassin est un malade déjà suivi par des psychiatres ou un ancien militaire chassé de l’armée ou un délinquant plusieurs fois condamné ou un inconnu, sans aucun passé, et qui a brusquement basculé dans la pire des folies.
Il est normal que la France entière soit bouleversée par ces crimes et que les joutes de la présidentielle aient été interrompues quelques heures. Mais il faut garder son sang-froid. Aussi horrible qu’aient été ces tueries, elles ne sont que l’œuvre d’un dément et il est intolérable d’entendre des commentateurs accuser tel ou tel responsable politique d’avoir insufflé un climat de haine dans le pays.

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