Tout le monde est d’accord avec l’humoriste qui affirmait qu’« en France, comme ailleurs, un homme sur deux est une femme » et même si nous en avons un peu assez des discours du politiquement correct sur la « parité » dont on nous rebat les oreilles depuis des années, chacun reconnait qu’il n’est pas tout à fait normal qu’il y ait si peu de femmes dans les allées du pouvoir. Les femmes continuent à avoir le monopole de la maternité (ce qui choque certains) mais on ne voit pas pourquoi les hommes continueraient à avoir celui du pouvoir politique.
Les malheurs de Rachida Dati dans le 7ème arrondissement et de Rama Yade à Colombes relancent le débat. L’une et l’autre évoquent cette fameuse « parité » (à laquelle elles ajoutent la « diversité », autre truc à la mode) pour s’accrocher bec et ongle à leurs espoirs de circonscription.
Or, il faut bien constater que nos compagnes semblent victimes d’une véritable malédiction dans notre pays.
Ailleurs, de par le monde, les femmes ont su s’imposer. De Margaret Thatcher à Indira Gandhi en passant par Golda Meir ou Benazir Bhutto, bien des femmes ont su prouver qu’elles étaient au moins les égales des hommes pour diriger un pays.
Chez nous, très curieusement, les expériences n’ont pas été convaincantes. Mise à part Simone Veil qui a toujours occupé une place particulière dans le cœur des Français, toutes les « bonnes femmes » se sont toujours plantées.
Edith Cresson a remporté haut-la-main le titre, pourtant disputé, de plus mauvais Premier ministre de la 5ème République. Qui se souvient de Michèle Barzach, de Nicole Catala, d’Edwige Avice, de Catherine Tasca, de Véronique Neiertz, d’Hélène Dorlhac, de Catherine Trautmann, de Michelle Demessine, de Nicole Fontaine, de Claudie Haigneré, de Nicole Amelin (et j’en oublie sûrement), sans parler des « juppettes » auxquelles Alain Juppé fit faire un très rapide tour de piste de quelques semaines en 1995.
Certes, Ségolène Royal a tenté sa chance, la fille de Jacques Delors a pris en main le PS, celle de Jean-Marie Le Pen a succédé à son père et Eva Joly fait rigoler les foules comme jadis Arlette Laguiller mais on est bien obligé de constater que les femmes ne sont toujours pas dans le coup.
Nicolas Sarkozy avait voulu nous présenter un casting de parité. Treize femmes dans le premier gouvernement Fillon. Mais Christine Lagarde est partie pour le FMI, Alliot-Marie n’est pas revenue de Tunisie, Christine Boutin a rejoint sa sacristie d’origine, Christine Albanel, Valérie Létard, Fadela Amara, Anne-Marie Idrac ont disparu sans se débattre, contrairement à Rachida Dati et à Rama Yade.
Restent Valérie Pécresse qui ne s’en sort visiblement pas dans l’ombre de Baroin (lequel ne s’en sort guère mieux), Roselyne Bachelot qui a perdu de son allant en même temps que ses kilogs, Nadine Morano, hélas toujours pareille à elle-même, et Nathalie Kosciusko-Morizet, la polytechnicienne et la seule à tenir encore plus ou moins debout au milieu des tempêtes.
D’où vient cette malédiction française ?
Edith Cresson a déclaré un jour : « On s’est acharné contre moi simplement parce que j’étais une femme ». Elle avait oublié de préciser qu’elle avait été nommée à Matignon « simplement » parce qu’elle était une femme. Et qui plus est bien proche de Mitterrand.
Tant que l’on nommera à des postes importants des femmes ou des enfants issus de l’immigration uniquement pour obéir à la dictature de la parité ou de la diversité, on ira à l’échec. La discrimination dite « positive » n’est pas une bonne idée, quoi qu’en pense Sarkozy.
Rachida Dati et Rama Yade ont été nulles à la Justice et aux Droits de l’homme et s’y sont bien vite rendues insupportables. Femmes et issues de l’immigration cela ne leur donne aucun droit pour hériter d’une circonscription gagnée d’avance.
Il y a longtemps, heureusement, que le fait d’être une femme n’est plus un handicap. Il n’y a aucune raison pour qu’il soit considéré comme un avantage. Il faudrait sûrement qu’on arrête de nous bassiner avec la parité et la diversité.

Mots-clefs : , ,