C’est la journée de tous les vœux et quand on tient un blog, aussi modeste soit-il, après avoir offert les siens à ses proches, on a envie d’en offrir aussi à ces « amis inconnus » qui, depuis des mois, vous font la gentillesse de vous lire, de vous contester et parfois même de vous corriger une faute d’inattention pour ne pas dire d’orthographe.
Aujourd’hui, on ne se retrouve plus sous les platanes et sur les bancs de la place du village pour discuter du bout de gras ou de l’avenir de l’humanité. Mais, grâce à l’internet, on peut se rencontrer et se dire ce qu’on a sur le cœur, en travers de la gorge ou sur l’estomac et en débattre en toute liberté sans toutefois en venir aux mains. C’est ce que, sous le parrainage de Beaumarchais, nous faisons ici. Alors, forcément, ça crée des liens.
Avec Houzi, Drazig, Diego, Patrick-Louis, Alain, Jean, Imprécator, Roqueplo, Môa, Abenaton et quelques autres, sans nous connaitre, l’un vivant à Shanghai et l’autre en Amérique latine, nous avons pris l’habitude de passer, presque chaque jour, un petit quart d’heure ensemble. Ca fait du bien et ça… soulage. Nous sommes rarement d’accord, sauf sur une chose : nous ne supportons plus qu’on nous raconte n’importe quoi, que les bateleurs d’estrade, les professionnels de la politicaille, les experts en tout et en n’importe quoi, les « organes » de presse complaisants nous serinent à satiété d’évidentes contre-vérités en nous prenant pour des jobards incultes.
On dira que nous sommes des râleurs invétérés. C’est vrai. Certains m’ont même accusé d’être un « sarkophage » impénitent. Peut-être. Mais il faut bien reconnaitre que si « la pensée unique » et « le politiquement correct » nous condamnent, les événements, eux, nous donnent-hélas- raison. Depuis quelque temps, avec ceux qui nous gouvernent, les pessimistes (que nous sommes) sont évidemment les plus lucides.
Nous ignorons encore les vœux que va formuler ce soir le président de la République. Pour la cinquième année de suite, il va, sans doute, nous promettre que tout va s’arranger pour peu qu’on lui fasse confiance et qu’on se serre encore davantage la ceinture. Mais on peut parier, sans être grand clerc, que son vœu le plus cher, pour lui si ce n’est pour nous, sera d’être réélu. La place est bonne. Quand un bateau coule, il vaut toujours mieux être sur la passerelle que, comme nous, dans la soute. Sans être encore candidat, Nicolas Sarkozy va donc se souhaiter un renouvellement de son CDD.
Il ne semble pas que ce soit ce vœu-là que la grande majorité des Français formule aujourd’hui, même si beaucoup de nos compatriotes, ne voulant pas choisir entre la chèvre et le choux, pour ne pas dire entre la peste et le choléra, n’ont pas trouvé, la semaine dernière, dans leurs petits chaussons le candidat de leur rêve et que, du coup, ils ne croient plus au Père Noël.
Alors pour cette Saint Sylvestre, soyons réalistes, c’est-à-dire modestes, et souhaitons-nous, entre amis de ce blog, de simples petits bonheurs personnels (un peu de soleil, quelques bonnes bouteilles, des rires d’enfants) et surtout pas trop d’ennuis quotidiens. Ce qui est pratiquement sûr c’est que, puisque nous aimons, parait-il, râler, cette année 2012 s’annonce, pour nous, sous les meilleurs auspices.
Bonne année à tous.

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